La coutume barbare consistant à forcer les veuves à avoir des relations sexuelles avec des étrangers en Afrique.
Au Malawi, les femmes sont contraintes d'avoir des relations sexuelles avec des inconnus après la mort de leur mari afin d'éviter d'être hantées et maudites par l'esprit de celui-ci.
Le « rite de purification des veuves » est une tradition millénaire au Malawi, pays d'Afrique australe. Selon cette tradition, après les funérailles de son mari, la veuve doit trouver un inconnu et avoir des relations sexuelles avec lui.
Au Malawi, on croit que cette pratique protège l'épouse des malédictions et du harcèlement de l'esprit de son mari. Cette coutume est si profondément ancrée dans la culture malawite que les veuves ressentent une « responsabilité » et une « obligation » de la perpétuer, malgré le risque de contracter le VIH et d'autres infections sexuellement transmissibles.
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Le rituel de « purification » est une expérience traumatisante pour les veuves du Malawi. Photo : Force Change. |
Bien que la société malawite se soit développée, la coutume barbare consistant à contraindre les veuves à avoir des relations sexuelles avec des inconnus persiste. Elle s'est même « professionnalisée », se transformant en un service proposant des partenaires masculins aux veuves. Le prix d'une telle rencontre est de 50 dollars, alors que le salaire journalier moyen au Malawi n'est que de 1 dollar. Cette situation cause un préjudice immense aux veuves, tant matériel qu'émotionnel.
Un homme participant au service a même avoué avoir eu des rapports sexuels non protégés avec des dizaines de femmes après avoir été diagnostiqué séropositif. Malgré cela, beaucoup choisissent encore ce service car ils ne souhaitent pas séduire d'autres hommes pour accomplir le rituel de « purification ». À l'inverse, les hommes malawites ne s'intéressent généralement pas aux veuves et les considèrent comme porte-malheur.
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Au Malawi, plus de 50 % des femmes se marient avant l'âge de 18 ans. Photo : Diakonia. |
Seodi White est avocate et militante pour les droits des femmes au Malawi. Elle a parcouru le pays pour lutter contre cette coutume abominable et persuader les familles de ne pas autoriser leurs filles à se marier mineures. « De nombreuses veuves ont pleuré en me parlant, me disant qu'elles ne voulaient pas être maudites par leurs maris. Elles pleuraient en me parlant, malgré l'immense douleur qu'elles enduraient », a-t-elle déclaré.
Le faible taux d'alphabétisation, les pratiques sexuelles à risque et le non-recours au préservatif ont exacerbé la propagation des infections sexuellement transmissibles ces dernières années. Au Malawi, 60 % des personnes atteintes du VIH/SIDA sont des femmes, et ce rituel effroyable est l'une des principales raisons pour lesquelles elles deviennent victimes de la maladie la plus redoutée au monde.
Selon VNE
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