Les véhicules qui échappent au contrôle technique seront-ils passibles de sanctions plus sévères ?
Le ministre des Transports, Nguyen Van The, a suggéré que si les sanctions actuelles pour les véhicules qui échappent au contrôle technique sont trop clémentes, une proposition pourrait être faite pour les augmenter afin de dissuader efficacement les infractions.
Selon les informations du Département vietnamien de l'immatriculation et du contrôle technique, ce dernier a mis à jour et publié sur son site web une liste complète de tous les véhicules arrivés en fin de vie ou dont le contrôle technique est en retard, afin de servir de référence au public et aux autorités compétentes.
Les sanctions légales pour l'utilisation de véhicules ayant dépassé leur durée de vie utile ou leur date d'expiration d'immatriculation sont très complètes et comprennent des amendes, le retrait du permis de conduire et la confiscation des véhicules hors d'usage ; cependant, les infractions restent un problème complexe.
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| À l'heure actuelle, plus de 200 000 véhicules ont échappé au contrôle technique. |
Actuellement, 186 000 véhicules hors d'usage sont recensés dans les collectivités locales. Or, nombre d'entre eux circulent encore illégalement, sans immatriculation valide. Par ailleurs, plus de 200 000 véhicules ne sont pas soumis au contrôle technique. Ces infractions, courantes et graves, constituent un risque direct d'accidents de la route.
« Le Département vietnamien de l’immatriculation et du contrôle technique doit trouver de nouvelles solutions et approches pour remédier à ce problème ; il est essentiel de proposer proactivement que les autorités de district et les unités équivalentes, lorsque les véhicules arrivent en fin de vie ou dont le contrôle technique est en retard, gèrent ces cas conformément à leurs compétences. Si les sanctions ne sont pas suffisamment dissuasives, une proposition visant à les augmenter peut être envisagée », a déclaré le ministre des Transports, Nguyen Van The.
Le responsable du secteur des transports a notamment souligné l'absence de gestion étatique de la qualité des véhicules entre les contrôles techniques. Après le contrôle, le maintien de la qualité incombe au propriétaire du véhicule, mais aucun mécanisme ne permet de vérifier si celui-ci respecte les normes de sécurité technique et de protection de l'environnement.
Le ministre a soulevé la question suivante : si les propriétaires de véhicules louent des pièces conformes aux normes pour le contrôle technique, mais les retirent ensuite, comment contrôler ce phénomène ? Que se passe-t-il si le propriétaire néglige d’assurer la qualité du véhicule après le contrôle technique ? Si le Département vietnamien de l’immatriculation et du contrôle technique soupçonne une telle pratique, peut-il procéder directement à un contrôle et à des sanctions ?
D'après un rapport du service d'immatriculation des véhicules, au 1er juin, 205 058 véhicules circulaient à travers le pays dont le contrôle technique était expiré depuis 30 jours ou plus. Si leurs propriétaires continuent de les utiliser, le risque d'accidents de la route est très élevé.
À ce jour, le pays compte 186 883 véhicules arrivés en fin de vie, dont 138 510 véhicules de transport de marchandises et 48 373 véhicules de tourisme (rien qu'en 2017, 24 264 véhicules étaient arrivés en fin de vie, dont 21 651 véhicules de transport de marchandises et 2 613 véhicules de tourisme).
