Dans la province de Nghe An, les agriculteurs gagnent 200 millions de VND/hectare grâce à la culture du luffa pour ses fibres.
Thanh Phuc•June 16, 2024 16:46
Après cinq mois de plantation et d'entretien, les agriculteurs de la province de Nghệ An commencent à récolter leurs calebasses de luffa pour leurs fibres. Chaque récolte rapporte environ 200 à 220 millions de dongs par hectare.
À partir de 2024, l'Association des agriculteurs de la commune de Thanh Tien (district de Thanh Chuong) a mis en œuvre un modèle de culture de luffa pour la fibre, avec une superficie totale de 11 000 mètres carrés consacrée à cette culture dans toute la commune.2Photo : Thanh PhucLa courge fibreuse est une variété unique, différente des courges traditionnelles cultivées habituellement. Ces courges fibreuses produisent de gros fruits allongés aux fibres blanches et sont bien adaptées aux conditions climatiques rigoureuses de la province de Nghệ An. (Photo : Thanh Phuc)Actuellement, quatre variétés différentes de luffa sont cultivées à titre expérimental dans la commune de Thanh Tien. Les premiers résultats montrent que ces variétés sont adaptées au climat et aux conditions pédologiques locales, et produisent des fruits abondants et de grande taille. Photo : Thanh PhucLes plants de luffa sont mis en terre chaque année en janvier et février. Après deux mois, les jeunes fruits peuvent être récoltés. « Il faut éclaircir les jeunes fruits pour que la plante puisse concentrer ses efforts sur le développement des fruits plus gros, plus longs et plus fibreux. Avec leur saveur sucrée et leur texture croquante, les jeunes luffas sont très appréciés sur le marché et rapportent aux producteurs un revenu supplémentaire de 4 à 5 millions de VND par sao (environ 1 000 mètres carrés) », explique un producteur de luffa de la commune de Thanh Tien. Photo : Thanh PhucDes conditions météorologiques favorables, associées au strict respect des méthodes et techniques de culture, ont permis d'obtenir des courges de grande taille et de calibre uniforme, certaines atteignant 80 à 90 cm de long. Photo : Thanh PhucContrairement aux courges cultivées commercialement, celles cultivées pour leurs fibres sont récoltées lorsque le fruit jaunit, que la tige commence à noircir, qu'il est léger au toucher et que la peau s'effrite facilement lorsqu'on la presse délicatement. Photo : Thanh PhucAprès la récolte, les courges luffa sont pilées pour fendre leur peau extérieure, puis trempées dans l'eau pour que celle-ci se détache naturellement. Ensuite, les fibres de luffa sont secouées pour séparer les graines du fruit, puis trempées à nouveau dans de l'eau claire afin de les rendre propres et blanches. Photo : Thanh PhucLes éponges de luffa sont assemblées en fagots et séchées au soleil. Photo : Thanh PhucSous un fort ensoleillement, les luffas matures présentent des fibres blanches, signe de leur conformité aux normes de qualité. Photo : Thanh PhucLes éponges luffa sont entièrement achetées par la société affiliée à des prix variant de 2 000 à 5 000 VND l'unité. Photo : Thanh PhucLes éponges de luffa sont collectées pour fabriquer des produits ménagers et artisanaux destinés à l'exportation vers les pays européens : éponges de bain, tampons à récurer, éponges à vaisselle, semelles de chaussures, sacs à main, etc. Photo : Thanh PhucAprès la première récolte, les agriculteurs continuent de prendre soin des plants pour favoriser la fructification ultérieure. Chaque culture de courges donne 4 à 5 récoltes, jusqu'en octobre. En moyenne, chaque hectare de culture de courges peut produire entre 60 000 et 80 000 fibres de luffa, générant un revenu d'environ 200 à 220 millions de VND, en plus de la vente des jeunes fruits. Par ailleurs, les pelures de courges sont également utilisées par les agriculteurs pour fabriquer du biofertilisant. (Photo : Thanh Phuc)Actuellement, la culture du luffa pour la production de fibres est testée dans plusieurs localités de Thanh Chuong, Con Cuong et Vinh. Son efficacité sera ensuite évaluée, puis la culture sera étendue à plus grande échelle, offrant ainsi une nouvelle option de culture aux populations locales pour faire face au changement climatique. Photo : Thanh PhucExtrait : Thanh Phuc