L'UE souhaite couper les approvisionnements en GNL et en aluminium en provenance de Russie.
L'UE envisage la possibilité d'imposer des sanctions à la Russie afin de couper ses approvisionnements en gaz naturel liquéfié (GNL) et en aluminium.

Selon l'agence TASS du 15 janvier, Bloomberg, citant des sources, a rapporté que l'Union européenne envisageait d'inclure un 16e train de sanctions contre la Russie visant à éliminer progressivement le gaz naturel liquéfié (GNL) russe, ainsi qu'à interdire les importations d'aluminium en provenance de Russie.
Par conséquent, le calendrier et l’ampleur des restrictions sur l’approvisionnement en aluminium restent indéterminés. On ignore également quelle forme prendra exactement l’abandon progressif du GNL russe.
Par ailleurs, l'UE envisage la possibilité d'imposer des sanctions aux tribunaux russes et de déconnecter les nouvelles banques du système de paiement transfrontalier SWIFT.
En 2024, l'Union européenne a importé un volume record de GNL russe, malgré ses efforts pour réduire sa dépendance énergétique vis-à-vis de la Russie. Selon le Financial Times, citant le cabinet d'analyse Kpler, à la mi-décembre 2024, l'UE avait importé 16,5 millions de tonnes de GNL russe, un chiffre record. Ce volume est supérieur à celui de 2023 (15,18 millions de tonnes) et à celui de 2022 (15,2 millions de tonnes).
Le Financial Times a souligné la croissance des achats de GNL russe sur le marché spot. Ce type de contrat représente 33 % des ventes de GNL de la Russie à l'Europe. À titre de comparaison, en 2023, cette proportion était de 23 %.
D'après les données d'Eurostat et les calculs de l'agence TASS, l'UE a acheté du GNL russe en octobre à des niveaux inédits depuis novembre 2023, atteignant un montant maximal de 701,5 millions d'euros, dont plus de la moitié provenait de France. Sur la période de janvier à octobre 2024, l'Union européenne a déboursé plus de 6 milliards d'euros pour le gazoduc russe et 5,7 milliards d'euros pour le GNL russe.
Dans le cadre du programme RePower de l'UE, l'Union européenne entend réduire sa dépendance au pétrole et au gaz russes des deux tiers d'ici fin 2022 et à zéro d'ici fin 2027. Parallèlement, le coût d'achat du GNL russe pour l'UE a augmenté de 150 % en trois ans en raison de la hausse des prix et de l'augmentation de l'offre de GNL en provenance de Russie.