Évitez la double imposition foncière.
Telle fut la directive donnée par le camarade Tran Hong Ha, membre du Comité central du Parti et vice-Premier ministre, lors de la réunion en ligne visant à recueillir des avis sur le projet de loi foncière révisée, qui s'est tenue le matin du 13 août.
Le camarade Tran Duc Thang, membre du Comité central du Parti et ministre par intérim de l'Agriculture et de l'Environnement, a assisté à la conférence.
Le camarade Phung Thanh Vinh, membre du Comité provincial du Parti et vice-président du Comité populaire provincial, a présidé la réunion à Nghệ An. Étaient également présents des représentants des ministères de l'Agriculture et de l'Environnement, de la Construction, des Finances et de la Justice ; du Conseil de gestion de la Zone économique du Sud-Est, de l'Inspection générale, du Service des impôts de la province de Nghệ An et du Fonds de développement foncier de la province de Nghệ An.

La loi foncière de 2024 a été adoptée par l'Assemblée nationale le 18 janvier 2024 et est entrée en vigueur le 1er août 2024.
Après près d'un an de mise en œuvre, la loi et ses textes d'application se sont progressivement intégrés à la vie quotidienne, démontrant leur efficacité et contribuant positivement au développement socio-économique ainsi qu'à la défense et à la sécurité nationales. De nombreuses procédures administratives ont été réformées et modernisées ; le contenu de la gestion étatique a été actualisé pour répondre aux exigences du développement, contribuant ainsi à dégager des ressources pour le pays.

Cependant, dans le contexte d'une nouvelle phase de développement du pays, marquée par des exigences croissantes, de nombreuses résolutions du Bureau politique et du Comité central du Parti ont défini des orientations majeures concernant le développement socio-économique, la défense nationale, la sécurité, l'intégration internationale et la mise en place d'un cadre institutionnel relatif à la gestion foncière. De ce fait, certaines dispositions de la loi foncière de 2024 présentent des limites et ne répondent pas aux besoins pratiques.
En particulier, lors de la mise en œuvre du modèle de gouvernement local à deux niveaux, certains pouvoirs du niveau du district ont été transférés aux niveaux communal et provincial.

Dans le même temps, la nécessité de renforcer la décentralisation, la délégation de pouvoir et la réforme administrative dans le secteur foncier continue de poser la question de la modification et du complément de la loi foncière actuelle.
La modification et le complément de plusieurs articles de la loi foncière sont nécessaires pour institutionnaliser davantage les points de vue et les orientations du Parti, tout en résolvant les difficultés et les obstacles rencontrés dans le processus de mise en œuvre de la loi, répondant ainsi aux exigences du développement socio-économique du pays à l'heure actuelle.

Selon le projet de loi foncière révisée, la planification et les plans d'utilisation des sols aux trois niveaux (central, provincial et communal) seront intégrés dans le système de planification global, liés à un cycle de 5 ans.
En matière d'attribution, de location et de conversion des terres, le projet d'amendement rétablit le principe de la loi foncière de 2013 permettant aux utilisateurs de terres de choisir entre un paiement unique ou des paiements annuels pour la location des terres ; et leur accorde également le droit de passer d'une forme à l'autre.
En ce qui concerne le financement foncier et les prix des terrains, le projet de loi continue d'affirmer le principe selon lequel les prix des terrains doivent être proches des prix du marché, garantissant ainsi l'équité et la transparence.

L’État déterminera les prix fonciers et les obligations financières pour chaque type de terrain, en appliquant de multiples méthodes d’évaluation, tout en donnant aux collectivités locales les moyens d’ajuster de manière proactive les coefficients de prix foncier en fonction des réalités pratiques.
Le projet de loi clarifie également les droits des personnes dont les terres sont confisquées, garantissant l'équité en matière d'indemnisation, de soutien et de réinstallation...
Lors de la conférence, les délégués se sont concentrés sur la formulation d'avis concernant le projet de loi, et ont également proposé des amendements et des ajouts à certains passages qui posent des difficultés pour sa mise en œuvre.
Dans ses remarques finales, le vice-Premier ministre Tran Hong Ha a reconnu et grandement apprécié les commentaires des localités et a demandé à l'organisme de rédaction de les examiner et de les intégrer afin d'améliorer la qualité du projet de loi.

Concernant le projet de loi foncière révisée, le vice-Premier ministre a demandé à l'organisme rédacteur et aux collectivités locales de veiller à clarifier les relations de propriété foncière selon les trois niveaux de gouvernement (communal, provincial et national), en minimisant les obstacles à sa mise en œuvre.
De plus, la planification doit trouver un équilibre entre conservation et développement ; les plans doivent être proactifs, assurant la cohérence entre les espaces planifiés ; et il ne devrait pas y avoir de double imposition foncière.

Le vice-Premier ministre a également demandé à l'organisme de rédaction et aux autorités locales de définir clairement les critères de délimitation des zones soumises aux enchères et aux appels d'offres relatifs aux droits d'utilisation des terres, créant ainsi une base pour la détermination de prix fonciers transparents et raisonnables.
Dans le même temps, l’État réglemente les prix fonciers, qui peuvent varier en fonction des données foncières, mais le coefficient d’ajustement doit rester stable pour éviter toute perturbation.