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Israël affirme avoir détruit un dépôt d'armes souterrain au Liban.

Hoang Bach June 29, 2026 08:44

Malgré l'accord-cadre de paix récemment conclu, l'armée israélienne a continué de démanteler un vaste réseau de tunnels souterrains et de mener des frappes aériennes dans le sud du Liban.

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Beyrouth, le 28 juin, sur fond de tensions internes croissantes suite à la signature d'un accord de paix entre le gouvernement libanais et Israël. Photo : AFP.

Le 28 juin, les Forces de défense israéliennes (FDI) ont confirmé la destruction d'un tunnel de plus de 200 mètres de long et 25 mètres de profondeur dans la zone de Majdal Zoun, au sud du Liban. Selon les autorités israéliennes, cette installation souterraine contenait des centaines d'armes et de lanceurs pointés vers l'État hébreu. Tel-Aviv a affirmé avoir informé les États-Unis au préalable de l'opération de démolition.

Le même jour, l'agence de presse nationale libanaise (NNA) a rapporté qu'Israël avait mené plusieurs frappes aériennes dans le sud du pays, notamment sur la ville de Nabatieh. Ces affrontements ont fait un mort parmi les soldats israéliens et un parmi les combattants du Hezbollah. Le ministère libanais de la Santé a également fait état de deux civils blessés par des grenades assourdissantes tirées depuis Israël.

En réponse à cette initiative, le Hezbollah l'a fermement condamnée, la qualifiant de « violation flagrante du cessez-le-feu » et affirmant qu'il surveillait de près la situation tout en se réservant le droit de défendre son pays et son peuple.

Les derniers développements militaires portent un coup dur à l'accord-cadre trilatéral entre les États-Unis, Israël et le Liban, signé à Washington le 26 juin. Cet accord stipule qu'Israël ne retirera ses troupes que si le Liban désarme le Hezbollah en établissant des « zones d'essai » contrôlées par l'armée gouvernementale.

Cependant, tandis que le président libanais Joseph Aoun s'était engagé auprès des États-Unis à mettre en œuvre l'accord, le Hezbollah et ses alliés s'y sont opposés avec véhémence. Le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, a qualifié l'accord de « sans valeur » et de « capitulation ».

Le député du Hezbollah, Hassan Fadlallah, a averti que les actions du gouvernement pourraient plonger le pays dans le chaos et la guerre civile. Le président du Parlement libanais, Nabih Berri – allié du Hezbollah – a également déclaré qu'il mènerait une lutte politique pour empêcher cet accord, qu'il jugeait « préjudiciable aux intérêts du Liban ».

Dans ce contexte, l'Iran maintient fermement sa position : tout cessez-le-feu global au Moyen-Orient doit inclure le Liban. Téhéran réaffirme son objectif ultime : mettre fin à la guerre, faciliter le retour des réfugiés et contraindre Israël à se retirer complètement du territoire libanais.

Hoang Bach