Accord israélo-libanais : le Premier ministre Netanyahu le salue, le Hezbollah le rejette.
L'accord israélo-libanais négocié par les États-Unis a immédiatement plongé le pays dans l'incertitude. Alors que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu l'a salué comme un revers majeur pour l'Iran et le Hezbollah, le chef du Hezbollah a déclaré l'accord « sans valeur ».

Selon l'AFP, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a qualifié l'accord israélo-libanais de « coup dur porté à l'Iran et au Hezbollah ». À l'inverse, le chef du groupe armé, Naïm Qassem, l'a catégoriquement rejeté, affirmant que le cadre d'accord était dépourvu de toute validité juridique. Ces positions opposées mettent en lumière les contradictions importantes qui entourent un accord censé ouvrir la voie à la paix et au désarmement du Hezbollah.
L'accord a été signé à Washington le 26 juin, après cinq cycles de négociations, dans le but de mettre fin au conflit entre les deux pays voisins, et comprenait notamment un plan de désarmement du Hezbollah.
Le chef du Hezbollah, Qassem, a qualifié l'accord israélo-libanais d'« acte honteux et d'abandon de souveraineté ». Il a également averti que la mise en œuvre de ce document pourrait conduire à l'annexion du Sud-Liban par Israël.
« Cet accord est totalement inutile. Les termes du mémorandum d'entente entre l'Iran et les États-Unis doivent être appliqués », a insisté Qassem. Cette déclaration fait référence à l'accord conclu entre les deux puissances visant à mettre fin au conflit au Moyen-Orient, notamment par le biais d'un cessez-le-feu au Liban.
Alors que le Hezbollah a vivement critiqué l'accord, le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a affirmé que les troupes de son pays resteraient stationnées au Liban tant que le Hezbollah resterait armé.
Le ministre Katz a déclaré avoir donné pour instruction aux soldats israéliens de se préparer à un séjour prolongé au Sud-Liban. Il a affirmé : « Israël ne redéploiera pas de forces et ne retirera pas ses troupes tant que l’organisation terroriste Hezbollah ne sera pas totalement désarmée sur l’ensemble du territoire libanais. »
Le Premier ministre Netanyahu a réitéré cette position lors d'une conférence de presse télévisée. Il a déclaré que les États-Unis et le Liban « reconnaissent le droit d'Israël à maintenir une zone tampon de sécurité à l'intérieur du Liban aussi longtemps que nécessaire pour protéger notre sécurité ».
Cependant, l'accord israélo-libanais a également suscité des critiques en Israël même. Le 27 juin, le ministre de la Sécurité, Ben Gvir, s'est prononcé contre l'accord, affirmant que seules les forces militaires israéliennes étaient capables de désarmer le Hezbollah.


