La FIFA prévoit de vendre 20 % des droits commerciaux de la Coupe du monde ; l'UEFA s'y oppose et menace de boycotter la compétition.
Le Financial Times rapporte que la FIFA collabore avec JPMorgan sur un projet de vente de 20 % des droits commerciaux de la Coupe du monde. L'UEFA s'y oppose, craignant la commercialisation de la compétition.
La FIFA s'apprêterait à poursuivre son projet de vendre 20 % de ses droits commerciaux liés à la Coupe du monde, une opération qui pourrait lui rapporter des milliards de dollars. Selon le Financial Times, ce projet, initié par le président de la FIFA, Gianni Infantino, se heurte à l'opposition de l'UEFA, sur fond de débat concernant l'ampleur de la commercialisation du plus grand tournoi de football au monde.
Ces informations ont été publiées alors que la Coupe du Monde 2026 constitue l'élément central du cycle financier quadriennal de la FIFA. La FIFA prévoit de générer au moins 13 milliards de dollars durant cette période, un montant supérieur aux 7,6 milliards de dollars générés lors du cycle associé à la Coupe du Monde 2022.
L'accord des 20 % et le rôle de Joshua Kushner
Le Financial Times rapporte que les dirigeants de la FIFA travaillent avec le géant bancaire JPMorgan sur la possibilité de vendre 20 % de sa participation dans la Coupe du monde. Le tournoi est considéré comme une entité commerciale valorisée à 20 milliards de dollars, selon les sources citées dans l'article.
Le groupe intéressé par l'opération serait dirigé par Joshua Kushner, un investisseur du secteur technologique. Joshua Kushner est le frère cadet de Jared Kushner, l'époux d'Ivanka Trump.

L'organisation des droits commerciaux de la Coupe du Monde est un point de discorde majeur. Selon le Financial Times, la FIFA considère l'augmentation des financements commerciaux comme un moyen d'aider ses fédérations membres à recevoir un soutien annuel plus important. Actuellement, chaque fédération reçoit 2 millions de dollars par an de la FIFA, quelle que soit sa taille.
Cependant, les critiques font valoir que ce mécanisme de financement pourrait renforcer l'influence de la FIFA dans les petits pays de football, où les subventions jouent souvent un rôle important dans les budgets de fonctionnement.
La Coupe du monde 2026 connaît actuellement une forte croissance de ses revenus.
La Coupe du monde 2026 est le principal moteur des recettes prévues par la FIFA, qui s'élèvent à au moins 13 milliards de dollars sur le cycle quadriennal actuel. Cela représente une augmentation significative par rapport aux 7,6 milliards de dollars prévus pour la Coupe du monde 2022.
Selon des analystes financiers, citant diverses sources, les revenus de la FIFA pourraient dépasser 18 milliards de dollars au cours du prochain cycle de quatre ans, la Coupe du Monde 2030 en étant l'événement phare. Dans ce contexte, la vente de participations minoritaires, si elle était mise en œuvre, modifierait profondément la manière dont la FIFA exploite la valeur commerciale du tournoi.
Les débats actuels ne se limitent pas à la structure de propriété. La FIFA a également essuyé des critiques lors de la Coupe du Monde 2026 en raison de la hausse du prix des billets. L'article source mentionne également les réactions de plusieurs fédérations européennes concernant la décision de reporter l'exécution de la suspension de Folarin Balogun en phase finale.

L'UEFA s'oppose au modèle de commercialisation.
L'UEFA a publié un communiqué s'opposant à ce projet, arguant que la FIFA contrevient aux principes mêmes qu'elle a établis. Selon une source, l'UEFA craint qu'une commercialisation excessive de la Coupe du Monde ne rende le tournoi moins accessible aux supporters.
La déclaration affirmait : « Le football n’appartient à personne, la Coupe du monde n’appartient pas à la FIFA et n’a pas le droit de la vendre. » Cette réaction montre que le désaccord ne porte pas seulement sur la valeur d’une transaction, mais aussi sur la question de savoir qui a le droit de contrôler un actif d’importance mondiale comme le football.
Selon cette source, plusieurs personnalités politiques anglaises, françaises et allemandes ont évoqué la possibilité d'adresser un avertissement à la FIFA. Les fédérations membres de l'UEFA ont été incitées à envisager un boycott de la Coupe du monde, et les ligues nationales européennes ont été priées de ne pas envoyer d'équipes à la Coupe du monde des clubs. À ce jour, l'UEFA n'a pas encore officialisé ces appels.
Le conflit entre la nécessité d'accroître les revenus et l'impératif de préserver l'accessibilité pour le public représente donc un nouveau défi pour la FIFA. La Coupe du Monde étant l'atout le plus précieux du football, toute modification des droits commerciaux pourrait avoir un impact direct sur les fédérations, les clubs et les supporters du monde entier.


