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Après 11 ans d'enquête, deux suspects de l'attentat à la bombe contre le sanctuaire d'Erawan (Thaïlande) ont été condamnés à mort.

Hoang Linh June 11, 2026 16:46

Un tribunal thaïlandais a condamné à mort deux citoyens chinois d'origine ouïghoure en lien avec l'attentat à la bombe perpétré en 2015 contre le sanctuaire d'Erawan, qui avait fait 20 morts.

L'attentat contre le sanctuaire d'Erawan et le verdict après 11 ans.

Le 11 juin, un tribunal thaïlandais a condamné Yusufu Mieraili et Bilal Mohammed à la peine de mort. Ils avaient été reconnus coupables d'implication dans l'attentat à la bombe perpétré en 2015 contre le sanctuaire d'Erawan à Bangkok.

Luật sư Choochat Kanpai, đại diện cho hai nghi phạm đánh bom Bilal Mohammed và Yusufu Mieraili, trả lời báo giới tại Tòa án Hình sự Nam Bangkok ở thủ đô Bangkok ngày 11/6/2026, sau khi tòa tuyên án. (Ảnh AFP)
L'avocat Choochat Kanpai, représentant les suspects des attentats à la bombe Bilal Mohammed et Yusufu Mieraili, s'adresse aux journalistes au tribunal pénal de Bangkok Sud, à Bangkok, le 11 juin 2026, après le prononcé du verdict. Photo : AFP

Selon le verdict, les deux accusés ont été reconnus coupables de meurtre avec préméditation et de tentative de meurtre. L'explosion s'est produite au sanctuaire d'Erawan, un lieu de culte renommé situé au cœur de Bangkok.

L'attaque a fait 20 morts et plus de 100 blessés. Parmi les victimes, on compte de nombreux touristes chinois.

Les enquêteurs pensent que les explosifs étaient dissimulés dans un sac à dos. L'engin a explosé dans une zone très fréquentée par les locaux et les touristes.

Un membre du jury a déclaré que les actes des accusés constituaient de graves violations de nombreuses dispositions légales. En conséquence, le tribunal a décidé d'appliquer la peine maximale, à savoir la peine de mort.

À l'issue du procès, l'accusé Mieraili a nié toutes les charges. Il a déclaré ne pas accepter le verdict du tribunal.

L'avocat Choochat Kanpai a déclaré que les accusés feraient appel. Selon lui, de nombreux éléments n'ont pas été pleinement pris en compte lors du procès.

Le processus d'enquête a été retardé à plusieurs reprises.

Ce procès est considéré comme l'un des plus longs qu'ait connus la Thaïlande ces dernières années.

Một cảnh sát (giữa) kiểm tra hiện trường vụ đánh bom đã được phong tỏa tại đền Erawan ở Bangkok ngày 18/8/2015. (Ảnh AFP)
Un policier (au centre) inspecte le site de l'attentat, bouclé par un cordon de sécurité, au sanctuaire d'Erawan à Bangkok, le 18 août 2015. Photo : AFP

Suite à l'attentat, la police a publié une liste de 17 suspects. Cependant, seuls Mieraili et Mohammed ont été arrêtés dans un premier temps.

Le procès a débuté en 2016. La procédure a été reportée à plusieurs reprises en raison de l'impact de la pandémie de Covid-19 et de problèmes liés à la traduction.

L'AFP a rapporté qu'à un moment donné, l'interprète des accusés a été poursuivi dans une affaire de drogue, ce qui a encore prolongé la procédure.

En 2017, une Thaïlandaise nommée Wanna Suansan a été arrêtée en vertu d'un mandat d'arrêt lié à cette affaire.

Cette personne a été poursuivie pour meurtre, complot en vue de commettre un meurtre et possession d'explosifs. Elle a cependant été acquittée en 2024.

Certains ont critiqué la lenteur de l'enquête menée par les autorités thaïlandaises. Cependant, l'affaire a finalement abouti à un verdict après plus d'une décennie.

Des questions se posent concernant le rapatriement des Ouïghours.

L'attentat a eu lieu quelques semaines seulement après que la junte militaire thaïlandaise a rapatrié 109 Ouïghours en Chine.

Le moment choisi pour cet incident a suscité de nombreuses spéculations quant aux motivations de l'attaque.

Certains observateurs suggèrent qu'il pourrait s'agir d'un acte de représailles contre la Thaïlande, considérée par le passé comme un point de transit pour de nombreux Ouïghours se rendant dans des pays tiers.

Cependant, le mobile officiel de l'attentat reste sujet à débat.

Les Ouïghours sont une communauté ethnique d'origine turque, vivant principalement dans la région autonome ouïghoure du Xinjiang, dans l'ouest de la Chine.

Le sanctuaire d'Erawan demeure une destination populaire à Bangkok.

Malgré le bombardement dévastateur dont il a été victime, le sanctuaire d'Erawan reste l'une des destinations touristiques les plus populaires de Bangkok.

Ce lieu continue d'attirer un grand nombre de touristes internationaux, notamment des visiteurs chinois.

Selon l'AFP, de nombreux touristes chinois interrogés avant le prononcé de la sentence ont déclaré ne pas connaître ou ne pas se souvenir clairement de l'attentat de 2015.

Un touriste chinois a déclaré qu'il se rendait toujours chaque année au sanctuaire d'Erawan pour prier. Il a toutefois refusé de commenter l'attentat.

« C'est un endroit très propice à la prière », a déclaré le touriste.

Source : AFP
http://doc.afp.com/B6P79T3
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http://doc.afp.com/B6P79T3
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Après 11 ans d'enquête, deux suspects de l'attentat à la bombe contre le sanctuaire d'Erawan (Thaïlande) ont été condamnés à mort.
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