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| Manifestations au Myanmar. Photo : EPA-EFE |
Selon les rapports, entre le 5 février, date du début des manifestations massives contre le gouvernement militaire, et le 21 mars, 250 personnes ont été tuées lors d'affrontements entre manifestants et forces de l'ordre et militaires. Le 20 mars, ce nombre s'élevait à 247.
D'après les informations publiées sur le compte Facebook d'APPZ, qui publie quotidiennement des statistiques sur les personnes arrêtées et tuées lors d'affrontements avec l'armée et la police, le nombre total d'arrestations au 21 mars s'élevait à 2 665, contre 2 345 le 20 mars. L'association précise que ce chiffre ne reflète que le nombre de personnes officiellement arrêtées et inculpées, et non le nombre réel ; le nombre total d'arrestations pendant les manifestations est probablement bien plus élevé.
De vastes manifestations contre le gouvernement militaire se poursuivent dans de nombreuses villes du Myanmar. L'armée et la police utilisent des canons à eau, des gaz lacrymogènes, des balles en caoutchouc et même des armes à feu de calibre militaire pour disperser les manifestants. Ces derniers ont érigé des barricades et se mettent à couvert derrière celles-ci pour riposter en tirant sur les forces de l'ordre à l'aide de lance-pierres et d'arcs artisanaux.
Le 1er février, un coup d'État militaire a eu lieu au Myanmar, transférant le pouvoir au commandant en chef des forces armées birmanes, le général Min Aung Hlaing. Le président Win Myint et la conseillère d'État Aung San Suu Kyi ont été arrêtés. Cette action faisait suite à plusieurs jours de tensions croissantes entre le gouvernement et l'armée, cette dernière refusant de reconnaître les résultats des élections de novembre. Les putschistes ont décrété l'état d'urgence pour un an au Myanmar.