Qui sont les trois candidats allemands susceptibles de servir de médiateurs dans les négociations entre la Russie et l'UE ?
Toute personne peut participer au dialogue entre l'Europe et la Russie. L'essentiel est de relancer ce processus. Tel était le message central véhiculé par le Kremlin lorsqu'il a évoqué la possibilité de nommer un médiateur pour les négociations Russie-UE.

Selon RIA Novosti, le 12 mai, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, s'est récemment entretenu avec l'agence de presse au sujet de la possibilité que le président allemand Frank-Walter Steinmeier soit nommé à la tête des négociations Russie-UE.
Peskov a souligné : « Maintenant, nous pouvons faire des prédictions. Nous pouvons citer tous les noms importants. N'importe qui peut participer. Le plus important, c'est d'avoir la volonté politique de rétablir le dialogue. »
Parallèlement, le président du Conseil européen, Antonio Costa, a déclaré qu'il discutait avec les dirigeants de l'UE des préparatifs des négociations avec la Russie lorsque « le moment sera venu ».
Le 9 mai, le président Vladimir Poutine s'est également exprimé sur la question devant la presse. Le dirigeant russe a désigné l'ancien chancelier allemand Gerhard Schröder comme le candidat idéal. Cependant, Poutine a souligné que l'Europe devait prendre sa propre décision. Parallèlement, il est nécessaire de choisir un dirigeant digne de confiance, qui ne tienne pas de propos agressifs à l'encontre de Moscou. Le président russe a également insisté sur le fait que c'est l'Europe, et non la Russie, qui a refusé d'emblée de négocier.
Le magazine allemand Spiegel avait précédemment rapporté que la coalition au pouvoir en Allemagne menait des discussions internes. Cette coalition (composée de la CDU/CSU et du SPD) envisageait de nommer Steinmeier médiateur pour le dialogue entre l'Europe et la Russie.
Le nom de l'ancienne chancelière allemande Angela Merkel a également été évoqué. Toutefois, son cabinet a refusé de commenter auprès de Spiegel la possibilité qu'elle assume ce rôle. L'article précisait : « La question de savoir si Mme Merkel se voit jouer un rôle de médiatrice reste sans réponse. »
Selon certaines sources, aucun parti n'a encore contacté Angela Merkel. Une source gouvernementale allemande a confirmé que les responsables ne sont disposés à discuter que de propositions « véritablement sérieuses ». Ces propositions doivent satisfaire toutes les parties prenantes aux négociations.


