5 « mécanismes spéciaux » pour lever les obstacles à la science, à la technologie et à l'innovation.
Le Premier ministre Pham Minh Chinh a souligné que, pour mettre en œuvre la résolution 57 du Bureau politique et lever les obstacles à la science, à la technologie et à l'innovation, des mécanismes et des politiques spécifiques sont nécessaires, et non pas seulement des mesures ponctuelles. Il l'a déclaré lors d'une séance de discussion en groupe des délégués de l'Assemblée nationale, le 15 février.

Le matin du 15 février, l'Assemblée nationale a tenu des discussions en groupes de travail sur le projet de résolution relatif à la mise en œuvre pilote de plusieurs politiques visant à lever les obstacles aux activités scientifiques, technologiques et d'innovation. Auparavant, l'Assemblée nationale s'était réunie en séance plénière pour entendre la présentation et le rapport de vérification de ce projet de résolution.
Selon les informations fournies par le gouvernement, la résolution a été rédigée et publiée afin d'institutionnaliser rapidement la résolution n° 57-NQ/TW du Politburo relative aux avancées majeures dans le développement des sciences, des technologies, de l'innovation et de la transformation numérique nationale. En conséquence, plusieurs mécanismes et politiques spécifiques, assortis d'incitations importantes, seront mis en place.
Lors de la discussion de groupe, le Premier ministre Pham Minh Chinh a déclaré que, pour se développer rapidement et durablement, le pays devait s'appuyer sur la science, la technologie, l'innovation et la transformation numérique. Il s'agit d'une nécessité objective, d'un choix stratégique et d'une priorité absolue.

Pour remédier aux obstacles institutionnels connexes, le gouvernement a décidé de se concentrer sur la modification d'une série de lois telles que : la loi budgétaire de l'État, les lois fiscales, la loi sur les entreprises, la loi sur la science et la technologie, etc. ; certaines de ces lois pourraient être soumises à la session de l'Assemblée nationale en mai prochain.
Toutefois, afin que la résolution 57 puisse être mise en œuvre immédiatement, le gouvernement a soumis à l'Assemblée nationale un projet de résolution portant sur la mise en œuvre pilote de plusieurs politiques visant à lever les obstacles aux activités scientifiques, technologiques et d'innovation. Ce projet de résolution se concentre sur la résolution de certaines difficultés et obstacles urgents à la mise en œuvre de la résolution 57 et, par conséquent, ne couvre pas l'ensemble des questions ; de ce fait, après la publication de cette résolution, des modifications supplémentaires d'autres lois seront nécessaires.
Affirmant que des politiques plus spécifiques sont nécessaires pour mettre en œuvre la résolution 57 et véritablement induire l'innovation, le Premier ministre a souligné l'importance d'étudier et de compléter des mécanismes et des politiques spécifiques, et non pas seulement des mesures ponctuelles, qui devraient être d'un autre ordre. Cette spécificité se manifeste à plusieurs égards.
Le Premier ministre a tout d'abord évoqué le « mécanisme spécial » de développement des infrastructures scientifiques et technologiques, d'innovation et de transformation numérique, car nos infrastructures actuelles restent très fragiles. Si les ressources nécessaires sont considérables, outre les ressources publiques, il est indispensable de mettre en place un mécanisme permettant de mobiliser les partenariats public-privé, les entreprises, la société civile et les citoyens.

Deuxièmement, un « mécanisme spécial » est nécessaire pour la gestion et la gouvernance des activités scientifiques et technologiques, incluant des formes telles que : leadership public et gestion privée ; investissement public et gestion privée ; et investissement privé utilisant des ressources publiques.
« Par exemple, dans le cadre d'investissements publics et de gestion privée, nous pouvons investir dans une infrastructure scientifique et technologique publique tout en confiant sa gestion à des entités privées. C'est le mécanisme spécifique. Ou encore, le leadership public signifie que nous concevons des politiques, des lois et des outils de suivi et d'inspection, tandis que la gestion est laissée aux entreprises », a déclaré le Premier ministre.
Troisièmement, le Premier ministre a également déclaré qu'il est nécessaire de mettre en place des « mécanismes spéciaux » pour permettre aux scientifiques de commercialiser leurs travaux scientifiques ; des « mécanismes spéciaux » en matière de procédures, de décentralisation et de délégation de pouvoirs aux provinces, aux villes, aux ministères et aux secteurs ; l'élimination du mécanisme de « demande et d'octroi », la réduction des procédures administratives... et une gestion et une évaluation basées sur l'efficacité globale.
Quatrièmement, concernant la question de l'exonération de responsabilité pour les décideurs et les concepteurs de politiques en cas de risques, mais en l'absence d'un mécanisme d'exonération pour les responsables de la mise en œuvre, le Premier ministre a qualifié ce problème de complexe. Il a souligné que la mise en œuvre demeure un point faible et que, sans mécanisme de protection des responsables de la mise en œuvre, cela engendrera une crainte des responsabilités, une tendance à se décharger de ses responsabilités et une réticence à agir par manque de protection. Il est donc nécessaire de concevoir un mécanisme supplémentaire d'exonération de responsabilité, tant pour les responsables de la mise en œuvre que pour les concepteurs de politiques, en cas de risques.
Cinquièmement, le Premier ministre a également évoqué un « mécanisme spécial » d’attraction des ressources humaines, visant non seulement à recruter des personnes extérieures au secteur public, mais aussi à développer les entreprises privées dans les domaines scientifiques et technologiques et à attirer des talents étrangers au Vietnam afin de contribuer à la promotion des sciences et technologies, à l’innovation et à la transformation numérique. Les mesures politiques concerneront notamment la fiscalité, les taxes, le logement, l’hébergement, les visas et les contrats de travail.
S’appuyant sur les « mécanismes spéciaux » susmentionnés, le Premier ministre estime nécessaire de concevoir des « outils spéciaux » pour gérer, améliorer l’efficacité et garantir la transparence et l’ouverture, en prévenant les violations, la corruption, les pratiques abusives et le gaspillage.
Le Premier ministre a expliqué que, dans le processus de recherche scientifique, des percées sont possibles, mais que des échecs existent également ; il est donc nécessaire d’accepter les risques et les retards inhérents à la recherche. Il a suggéré que ces échecs ou retards peuvent être considérés comme des « frais d’apprentissage » permettant d’acquérir davantage de connaissances, d’expérience, de courage et de sagesse. Toutefois, tout motif personnel et tout intérêt personnel doivent être écartés ; la recherche doit être impartiale, transparente et œuvrer pour le bien commun du pays.


