Égypte : L'opposition organise des manifestations massives à travers le pays.
Le 22 février, des milliers d'Égyptiens ont participé à des manifestations antigouvernementales à travers le pays, exigeant la destitution des membres du gouvernement et la dissolution du mouvement des Frères musulmans du président Mohamed Mosi.
La manifestation, intitulée « Procès du régime », a été organisée à l'appel de 24 partis politiques, mouvements et groupes révolutionnaires égyptiens. Les forces de sécurité ont renforcé leur présence dans les zones de rassemblement.
L'agence de presse MENA a rapporté que des manifestants rassemblés devant le palais présidentiel brandissaient des pancartes appelant à la démission du président Mosi.

Le 11 février, la police bloque un groupe de manifestants devant le palais présidentiel du Caire. (Source : AFP/VNA)
Des manifestants se sont également rassemblés place Tahrir et ont réclamé la destitution du gouvernement et du procureur général, ainsi que la libération de tous les prisonniers.
Pendant ce temps, devant la Cour suprême de justice égyptienne, des milliers d'autres personnes réclamaient la démission du chef des Frères musulmans, Mohamed Badie.
Dans la ville de Port-Saïd, des centaines de manifestants sont descendus dans la rue pour le sixième jour consécutif afin de réclamer justice pour les personnes tuées lors des affrontements de janvier devant la prison de Port-Saïd et ailleurs dans la ville, qui ont fait au moins 40 morts et plus de 1 000 blessés.
Les écoles et les commerces de Port-Saïd sont restés fermés cette semaine.
Dans la province de Damiette, des habitants et des groupes politiques ont lancé une campagne intitulée « Nous ne paierons pas », menaçant de ne pas payer l'électricité, l'eau et le carburant tant que le gouvernement n'aurait pas accédé à leurs demandes, qui comprenaient la destitution du procureur général, la poursuite du ministre de l'Intérieur et l'annulation de la décision relative aux élections législatives.
À Tanta, capitale de la province de Gharbiya, des centaines de manifestants ont incendié le siège régional de la branche des Frères musulmans.
Des manifestants ont également encerclé le commissariat d'Al-Mahalla, à Gharbiya, lançant des pierres et des bouteilles cassées et tentant de pénétrer de force dans le bâtiment. Les forces de sécurité ont dû utiliser des gaz lacrymogènes pour disperser la foule.
Selon les médias locaux, parmi les participants à cette manifestation massive figuraient le Front de la liberté pour un changement pacifique, l'Alliance des forces révolutionnaires, l'Alliance de la jeunesse révolutionnaire et le Mouvement de la jeunesse du 6 avril.
Ces manifestations ont eu lieu le lendemain même de la publication par le président Mosi d'un décret fixant la date du début des élections législatives du pays au 27 avril.
Auparavant, le Front national de salut (FNS), principale alliance d'opposition égyptienne, avait exigé que le président prenne des « mesures sérieuses » en vue de former un gouvernement d'union nationale et de poursuivre en justice les personnes impliquées dans les récents décès de manifestants.
L'alliance a également réitéré ses revendications précédemment formulées, notamment la nomination d'un nouveau procureur général conformément à la Constitution, la modification du document controversé, le report des prochaines élections parlementaires et la garantie d'un contrôle judiciaire et international des élections parlementaires.
Selon (VNA) - DT


