La musique et la vie du peuple Hmong
Le peuple Hmong a besoin de musique bien plus que pour se divertir. Depuis longtemps, il comprend et apprécie sa fonction éducative. Dans le folklore des minorités ethniques du Vietnam, on peut citer Gịt-Giàng, du peuple Muong, habile à mener son peuple à la chasse aux bêtes féroces ; Pú-Lương, le soldat du peuple Tay, qui combattit jadis des éléphants, lutta contre des tigres et les tua à coups de pied ; mais surtout Nồ-Giao, du peuple Hmong, qui dompta un tigre au son de la seule flûte Hmong. Partie 1 :
Le peuple Hmong a besoin de musique bien plus que pour se divertir. Depuis longtemps, il comprend et apprécie sa fonction éducative. Dans le folklore des minorités ethniques du Vietnam, on peut citer Gịt-Giàng, du peuple Muong, habile à mener son peuple à la chasse aux bêtes féroces ; Pú-Lương, le soldat du peuple Tay, qui combattit jadis des éléphants, lutta contre des tigres et les tua à coups de pied ; mais surtout Nồ-Giao, du peuple Hmong, qui dompta un tigre au son de la seule flûte Hmong.
Partie 1 :
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Le son du luth et les murmures des lèvres aux amants dans le calme de la nuit. Les chants des Hmong, s'invitant à partager un repas, s'invitant à fumer près du feu.
On se lance des défis au son de l'harmonica à six tuyaux. On se dispute au son du cor Xy-u. Le jeune Hmong, un lourd panier sur le dos, les pieds gravissant des pentes abruptes, les vêtements trempés de sueur, ne cesse de jouer de son précieux harmonica. On peut dire qu'aucun marché des hauts plateaux n'est complet sans les sonorités riches de l'harmonica et de la flûte mélodieuse. Au printemps, comme les jeunes de nombreux autres groupes ethniques, les garçons et les filles Hmong se parent de leurs plus beaux atours et sortent en groupe jouer dans les champs et les montagnes, à l'ombre des pêchers en fleurs ; de nombreux couples chantent et se confient l'un à l'autre grâce à une corde servant de médiator.
Chez les Hmong, la présence de deux entremetteurs est indispensable (l'un extérieur à la famille, l'autre intérieur) pour demander une épouse. Muni d'un parasol en papier et d'une écharpe fleurie, l'entremetteur se présente chez la future mariée sans prononcer un mot, mais chante une salutation à la famille hôte : « Au col de la montagne se dresse un arbre dont les fleurs, aussi belles que les nuages, s'épanouissent. Nous avons entendu dire que votre famille possède une jeune fille précieuse, et nous sommes venus demander sa main. » Ou encore : « Nous sommes venus chez la future mariée, le ventre vide pour partager le repas de la famille. Nous sommes venus chez la future mariée, le dos nu pour revêtir les vêtements de la famille. » Invités par la famille de la mariée à se laver le visage et les pieds, ou avant de se coucher, les entremetteurs n'oublient jamais de chanter une chanson de politesse : « Cette eau est une eau de jade… ce tapis est un tapis fleuri… ». À mi-chemin de la maison de la mariée, après le dîner, les Hmong chantent encore, et ce n'est qu'après avoir chanté qu'ils reprennent leur route vers la maison du futur époux. Selon la coutume des mariages Hmong, après le dîner, les chants se poursuivent toute la nuit jusqu'au matin. Ils débutent par des chants de félicitations aux mariés. Viennent ensuite les chants lyriques, échangés entre hommes et femmes Hmong, célébrant l'heureux événement. (À suivre)
Hong Thao
Partie II :



