L'Inde entame des négociations pour l'achat de missiles S-500 auprès de la Russie et réexamine le système S-400.
Les médias indiens ont rapporté que la réunion du 4 décembre à New Delhi entre le ministre Rajnath Singh et Andrey Belousov discuterait du S-500 et examinerait également les progrès des 10 bataillons S-400 d'ici novembre 2026.
Les médias indiens ont rapporté que le ministère indien de la Défense devrait entamer des discussions officielles avec la Russie concernant l'éventuelle acquisition du système de défense aérienne à longue portée S-500 lors d'une rencontre à New Delhi le 4 décembre entre le ministre indien de la Défense, Rajnath Singh, et son homologue russe, Andreï Belousov. À cette occasion, les deux parties devraient également examiner le calendrier de livraison des S-400 et poursuivre les discussions relatives au chasseur de cinquième génération Su-57.
Aperçu des développements
Selon la source susmentionnée, la Russie prévoit de terminer la livraison des bataillons de S-400 restants à l'Inde d'ici novembre 2026, portant le total à 10 bataillons, malgré la demande croissante des forces aérospatiales russes. Parallèlement, des discussions se poursuivent entre les deux parties concernant une éventuelle vente de Su-57.

S-500 : Capacités principales par source
En décembre 2025, les forces aérospatiales russes ont confirmé la formation du premier régiment entièrement équipé du système S-500. Selon certaines sources, il s'agit du premier système de missiles sol-air mobile au monde capable de mener des opérations antisatellites et d'intercepter des missiles balistiques intercontinentaux (ICBM).
Étendue des opérations et objectifs prioritaires
Selon certaines sources, le S-500 possède une portée allant jusqu'à 600 km, ce qui lui permet d'exercer une pression considérable sur les cibles ennemies essentielles à leur puissance, telles que les avions ravitailleurs et les avions de détection, de contrôle et de commandement aéroportés (AEW&C). Sur le plan tactique, cette capacité contraint l'ennemi à s'éloigner des avions de soutien critiques, affectant ainsi la couverture radar, les capacités de ravitaillement et la durée de présence aérienne.
Lié aux missiles S-400 et 40N6.
Selon certaines sources, le système S-500 peut utiliser le missile sol-air à longue portée 40N6. L'armée de l'air indienne a acquis le 40N6 pour équiper ses S-400. Ces mêmes sources indiquent que le missile 40N6 a été testé au combat en mai, abattant un avion d'appui aérien pakistanais de grande valeur à plus de 300 km de distance, profondément à l'intérieur de l'espace aérien indien. Elles précisent également que le 40N6 a été largement utilisé et testé au combat par les forces aérospatiales russes en Ukraine, avec des résultats à des portées encore plus importantes.

Les motivations de l'Inde pour cet intérêt.
Plusieurs sources analysent les facteurs qui incitent l'Inde à envisager l'acquisition du système S-500. Premièrement, la Chine a annoncé en septembre la mise en service de son système concurrent, le HQ-29. Selon ces sources, le S-500 et le HQ-29 sont actuellement les deux seuls systèmes au monde capables de contrer les missiles balistiques intercontinentaux (ICBM) et les satellites en version mobile. Par ailleurs, les États-Unis devraient développer des systèmes similaires dans le cadre de leur programme de défense antimissile Golden Dome.
Deuxièmement, la source a souligné les performances du S-400 lors des engagements contre les forces pakistanaises en mai, contrastant avec les résultats prétendument médiocres des Rafale, dont un à quatre appareils auraient été abattus lors de ces combats. Bien que les responsables indiens n'aient pas commenté en détail ces résultats, la source a laissé entendre que ces performances renforçaient l'importance du S-400 et ravivaient l'intérêt pour le Su-57.
Évaluation des responsables indiens
Le Premier ministre Narendra Modi a déclaré, dans un contexte de tensions avec le Pakistan : « Des plateformes comme le S-400 ont donné au pays une force sans précédent… Un bouclier de sécurité robuste est devenu une identité pour l’Inde. »
Le chef d'état-major de l'armée de l'air indienne, le maréchal Amar Preet Singh, a également affirmé : « Le système S-400 que nous avons récemment acquis change la donne… La portée de ce système permet à nos avions de rester à la distance maximale à partir de laquelle ils peuvent utiliser des armes air-sol à longue portée, telles que les bombes planantes à longue portée dont ils disposent. »

Implications et perspectives opérationnelles
D'après certaines sources, le S-500 complète significativement le S-400, renforçant ainsi les capacités de défense aérienne à longue portée de l'Inde. Alors que la Chine se préparerait, selon certaines informations, à déployer des avions de chasse de sixième génération dès le début des années 2030, la possession de systèmes de défense aérienne avancés est considérée comme cruciale pour établir une défense asymétrique.
La source a également noté que même si le Su-57 entre en service, la flotte de chasseurs indienne devrait toujours être moins sophistiquée que celle de la Chine ; par conséquent, les systèmes de défense aérienne à longue portée comme le S-500/S-400 jouent un rôle essentiel dans la dissuasion et la défense aérienne, en particulier contre les cibles de soutien ennemies de grande valeur.
Calendrier et prochaines étapes
La réunion du 4 décembre à New Delhi devait établir un cadre de discussion sur le système S-500 et examiner le calendrier de livraison du S-400 prévu pour novembre 2026. Les discussions concernant le Su-57 se sont poursuivies. La source n'a pas précisé les décisions relatives à la configuration, au nombre et au calendrier de livraison du S-500 (le cas échéant).


