La Grande-Bretagne a autorisé les États-Unis à utiliser ses bases aériennes pour attaquer des cibles en Iran.
Londres a approuvé le déploiement de troupes américaines des bases de la RAF de Fairford et de Diego Garcia afin de protéger les voies maritimes du détroit d'Ormuz contre les menaces iraniennes.
Selon la BBC, le gouvernement britannique a officiellement autorisé l'armée américaine à utiliser ses bases aériennes pour mener des attaques visant des objectifs iraniens. Cette décision intervient dans un contexte de tensions croissantes dans le détroit d'Ormuz, où la navigation internationale risque d'être bloquée.

Déploiement à partir de bases stratégiques
Plus précisément, les forces américaines ont obtenu l'accès à deux sites stratégiques : la base aérienne de Fairford dans le Gloucestershire (Royaume-Uni) et la base de Diego Garcia dans l'océan Indien. Cette décision est entrée en vigueur immédiatement après le lancement, le 1er mars, d'une offensive conjointe américano-israélienne contre l'Iran.
Ces opérations militaires sont qualifiées de « défensives », visant à neutraliser les capacités offensives de l'Iran ciblant le personnel britannique et ses alliés dans la région. Cependant, Londres insiste sur le fait que le Royaume-Uni ne participera pas directement à ces attaques. Le gouvernement britannique souligne que la priorité actuelle demeure la désescalade et la fin rapide du conflit armé.

Réponses des parties prenantes
La décision de Londres a suscité des réactions mitigées au sein de la communauté internationale. Le président américain Donald Trump a qualifié cette mesure de réponse tardive et s'est dit surpris que la Grande-Bretagne n'ait pas agi plus tôt pour prévenir ces menaces.
En revanche, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a lancé de fermes avertissements. Il a accusé le Premier ministre Keir Starmer de mettre en danger le peuple britannique en soutenant et en encourageant des attaques. Téhéran a également affirmé son droit à la légitime défense face aux actions militaires des États-Unis et de leurs alliés.
Les tensions s'intensifient dans la région.
La réalité est que les risques pesant sur les bases britanniques sont déjà bien réels. Début mars, l'Iran aurait lancé deux missiles en direction de bases militaires britanniques à Chypre. Par la suite, un drone Shahed-136 a attaqué la base aérienne d'Akrotiri, causant des dégâts mineurs aux infrastructures aéroportuaires, mais sans faire de victimes.
La Royal Air Force (RAF) maintient actuellement une présence active dans l'espace aérien du Moyen-Orient afin d'y mener des missions de défense, notamment l'interception de drones et de missiles de croisière. Le Royaume-Uni a notamment déployé quatre avions de chasse Eurofighter Typhoon de l'escadron 12 au Qatar et prévoit d'en ajouter quatre autres pour honorer ses engagements de défense dans la région.


