Arsenal contre Chelsea : Merino jouera en numéro 9 à Stamford Bridge
Gyokeres et Havertz n'étant pas encore prêts, Mikel Arteta continue de miser sur Mikel Merino au poste de faux numéro 9 ; 9 buts et 4 passes décisives en 20 matchs constituent la base de ce derby.
Pour la 13e journée de Premier League, Arsenal se déplace à Stamford Bridge pour un derby qui pourrait s'avérer décisif dans la course au titre. En tête du classement, avec quatre points d'avance sur Manchester City (qui vient de battre Leeds 3-2), Mikel Arteta a opté pour une solution risquée : continuer à utiliser Mikel Merino en faux numéro 9 malgré une vague de blessures.
Avec Viktor Gyokeres et Kai Havertz indisponibles, et Gabriel Jesus tout juste de retour après onze mois d'absence, la responsabilité de marquer des buts repose sur un milieu de terrain. Merino n'est pas un attaquant classique : il manque de vitesse explosive et d'instinct de buteur. Mais il apporte ce qu'Arteta appelle « extraordinaire » : un esprit d'abnégation et une grande capacité d'adaptation.
Le pari de Merino et Arteta sur un numéro 9 virtuel.
Merino avait pour consigne de se déplacer sur tout le terrain, d'étirer la défense, de créer des espaces et de se positionner dans les zones clés. Son rôle de faux neuf a permis à Arsenal de maintenir le rythme, de faire le lien entre les lignes et de créer des espaces pour le soutien des attaquants. Il s'agissait d'une solution temporaire mais réfléchie, visant à alléger la charge de travail de Jesus et à donner le temps à Gyokeres et Havertz de récupérer pleinement.
Les faiblesses d'un avant-centre classique sont compensées par sa capacité à lire le jeu, à choisir son positionnement et à maintenir un pressing constant. Merino n'a pas besoin de toucher beaucoup de ballons pour être décisif ; il crée des points d'ancrage, ouvre des opportunités de deuxième passe et est prêt à se projeter dans la surface de réparation aux moments cruciaux.
Le problème de la balle morte et du duel aérien
Les derbys sont toujours tendus, et les coups de pied arrêtés sont souvent décisifs. En l'absence du pilier Gabriel Magalhães, le jeu de tête de Merino devient une arme redoutable que Chelsea ne peut se permettre de sous-estimer. La leçon du but décisif de Merino contre les Blues en début d'année reste d'actualité : un seul coup de pied arrêté bien exécuté peut tout changer.
À Stamford Bridge, stade où tant de matchs se sont joués à un cheveu – au sens propre comme au figuré –, la vivacité de Merino en seconde période, son contrôle du hors-jeu sur coups francs ou ses appels au second poteau pourraient bien faire la différence. Arsenal est en pleine confiance grâce à son jeu fluide, mais la différence peut venir de détails apparemment infimes.
Les chiffres parlent d'eux-mêmes.
L'efficacité de Merino se reflète dans les données – même lorsqu'il joue hors de sa position habituelle :
| Indice | Valeur |
|---|---|
| Nombre de matchs (cette année) | 20 |
| But | 9 |
| Construction | 4 |
Neuf buts et quatre passes décisives en 20 apparitions, ce ne sont pas seulement des statistiques impressionnantes, mais aussi la preuve de son adaptabilité. Merino accepte volontiers le rôle de remplaçant, préférant les courses sans ballon, parfois fatigantes, aux moments cruciaux dans la surface de réparation.
Impact sur la course
Avec quatre points d'avance, Arsenal a son destin entre ses mains. Ce derby revêt donc une double importance : la fierté et les points. Une victoire consoliderait leur première place, tandis qu'un faux pas pourrait tout faire basculer. Dans ce contexte, Merino n'est peut-être pas le « numéro 9 idéal », mais il est actuellement l'élément le plus apte à maintenir leurs espoirs de titre.


