Le Secrétariat du Comité central du Parti a demandé des ajustements aux procédures d'exploitation des réservoirs hydroélectriques et d'irrigation.
Au nom du Comité central du Parti, Tran Cam Tu, membre du Comité permanent, a signé et publié la Conclusion n° 213 sur la poursuite de la mise en œuvre de la Directive n° 42 du Comité central du Parti sur le renforcement du leadership du Parti dans le travail de prévention, de réponse et d'atténuation des conséquences des catastrophes naturelles.
Les prévisions relatives aux changements climatiques indiquent des catastrophes naturelles de plus en plus complexes et imprévisibles, ayant un impact direct sur la vie des populations et le développement national.
Le Secrétariat central du Parti demande aux comités du Parti, aux organisations du Parti et aux gouvernements à tous les niveaux de renforcer la décentralisation et la délégation de pouvoir en matière de prévention, de réponse et d'atténuation des catastrophes, en veillant à la clarté du personnel, des tâches, des échéanciers, de l'autorité, des responsabilités et des résultats attendus.
En 2026, le Secrétariat du Comité central du Parti a demandé l'achèvement de la révision et l'institutionnalisation complète et opportune des directives et orientations du Parti en documents juridiques, mécanismes et politiques de prévention et de contrôle des catastrophes ; l'achèvement des normes et réglementations techniques nationales, ainsi que des indicateurs de conception pour les systèmes d'infrastructures, notamment les digues, les réservoirs, les barrages, les ouvrages de protection contre les inondations, les infrastructures énergétiques et les infrastructures de télécommunications…
Le Secrétariat a noté que cette mesure devait viser à garantir une résilience suffisante face aux catastrophes naturelles extrêmes.
Réaménagement et réorganisation des zones résidentielles et touristiques dans les régions à haut risque.
La conclusion du Secrétariat préconisait également l'amélioration de la réglementation relative à la gestion et au règlement des situations d'urgence, ainsi que l'ajustement des procédures d'exploitation des réservoirs hydroélectriques et d'irrigation interconnectés et individuels, en privilégiant l'affectation de la capacité des réservoirs à la lutte contre les inondations dans les zones en aval.
Pour mobiliser les ressources, il est nécessaire de mettre en place un mécanisme permettant aux organisations, aux entreprises et aux particuliers de participer efficacement à la prévention et à la gestion des catastrophes, et d'encourager et de soutenir la création de fonds, d'institutions financières et d'organismes de crédit.
Le Secrétariat a souligné la nécessité de compléter et d’adapter de manière proactive les stratégies, les plans et les méthodes de prévention, de réponse et d’atténuation des conséquences des catastrophes naturelles aux réalités de chaque région et localité, notamment en assurant le fonctionnement régulier et continu des abris, des hôpitaux, des écoles, des infrastructures de transport, de l’électricité et des réseaux de communication.
« Réorganiser et renforcer les capacités de réponse des zones résidentielles et touristiques dans les régions à haut risque de catastrophes naturelles ; consolider la protection des espaces de drainage des crues dans les bassins et les lits des rivières, en garantissant une capacité de drainage adéquate », conclut le rapport.
La recherche fondamentale sur les différents types de catastrophes naturelles nécessite des investissements, le développement d'une base scientifique et de modèles de prévision avancés ; la modernisation des systèmes de surveillance et de suivi multicouches ; et la promotion de l'application des technologies de télédétection, de l'imagerie satellitaire, des drones et des modèles d'intelligence artificielle.
Le Secrétariat du Comité central a déclaré qu'il est nécessaire de définir clairement les pouvoirs et les responsabilités du gouvernement, des ministères, des agences centrales et des administrations locales aux niveaux provincial et communal, ainsi que des organismes interministériels, en fonction des capacités de mise en œuvre de chaque niveau, tout en renforçant le travail d'inspection, d'examen et de supervision.
Concernant la structure organisationnelle, il convient de la revoir, de la réorganiser et de la consolider afin d’assurer son uniformité, d’améliorer l’efficience et l’efficacité de la gestion étatique et de renforcer les capacités de pilotage, de gestion et de coordination intersectorielles en matière de prévention et de lutte contre les catastrophes. Le Secrétariat du Comité central se propose de tout mettre en œuvre pour mener à bien cette tâche avant juin 2026.
Le Secrétariat a également demandé l'accélération du développement des ressources humaines de haute qualité, de la formation et du recrutement d'une équipe de chercheurs, d'experts et de scientifiques.
L’allocation budgétaire devrait donner la priorité à la résolution urgente et approfondie des problèmes critiques liés aux digues, aux réservoirs, aux infrastructures de transport, aux réseaux électriques, aux télécommunications, aux soins de santé et à l’éducation.
Le Secrétariat du Comité central du Parti a ordonné un examen et une hiérarchisation des ressources dans le plan d'investissement public à moyen terme pour la période 2026-2030 et les réserves budgétaires annuelles.
La priorité sera notamment accordée à l’allocation de ressources aux principaux projets d’investissement public :
- Le projet vise à reloger et à réinstaller les habitants des zones fréquemment touchées par les catastrophes naturelles, en particulier ceux vivant dans des zones sujettes aux glissements de terrain, aux crues soudaines, à l'érosion des berges et à l'érosion côtière.
- Projets d'investissement pour moderniser les infrastructures de prévention et de gestion des catastrophes, notamment les digues fluviales et maritimes, afin de lutter contre l'érosion des berges et du littoral, et les réservoirs d'eau pour garantir la sécurité face aux crues et aux tempêtes de référence, dans le but de résister aux niveaux historiques et même supérieurs de ces phénomènes. Accélération des investissements dans les projets de bonification des terres, alliant prévention et gestion des catastrophes et développement socio-économique dans plusieurs localités.
- Projets de prévention et de contrôle des inondations pour plusieurs grandes zones urbaines fréquemment inondées.


