Selon les médias thaïlandais : même Pep Guardiola serait impuissant face à l’équipe thaïlandaise des moins de 22 ans.
Suite à la défaite 2-3 contre le Vietnam U22, Siam Sport a analysé que la cause profonde ne résidait pas dans l'entraîneur, mais dans des défauts systémiques et une préparation superficielle.
L'échec était inévitable.
Suite à la défaite 2-3 de l'équipe thaïlandaise des moins de 22 ans face au Vietnam en finale des 33èmes Jeux d'Asie du Sud-Est, les médias thaïlandais ont publié des analyses franches des raisons de cet échec. Le journaliste chevronné Adison Pheng-ya, de Siam Sport, a soutenu que le problème fondamental ne résidait ni dans l'entraîneur ni dans les joueurs, mais dans des faiblesses systémiques au sein de la préparation du football thaïlandais.

Le journal a souligné que l'obtention d'une médaille d'argent n'était pas surprenante compte tenu de la préparation précipitée avant le tournoi. « Le problème persiste : la préparation. Parfois, nous n'avons que cinq jours pour nous préparer avant la Coupe de l'ASEAN », a fait remarquer le journaliste Pheng-ya. Le chevauchement des calendriers entre la Ligue thaïlandaise et l'équipe nationale a fait que l'intérêt collectif n'a pas été la priorité.
Leçons du passé et du présent
Siam Sport a établi une comparaison avec l'âge d'or de l'équipe nationale sous la direction de Kiatisuk Senamuang lors des Jeux d'Asie du Sud-Est de 2013. À cette époque, une préparation minutieuse d'un an avait permis de poser des bases solides pour la génération dorée de Chanathip Songkrasin. À l'inverse, la génération actuelle de joueurs évolue constamment en club et ne dispose que de courtes périodes d'entraînement avec l'équipe nationale, ce qui engendre épuisement et manque de cohésion.
« Même Pep Guardiola n'aurait rien pu faire si la préparation avait été un échec dès le départ », commentait le journal avec sarcasme. Ce commentaire témoigne d'une profonde déception face à l'approche actuelle du football en Thaïlande.

La supériorité des moins de 22 ans vietnamiens
Contrairement à leurs adversaires, l'équipe vietnamienne des moins de 22 ans était considérée comme bien supérieure en termes de préparation minutieuse et d'excellente condition physique. Ce facteur a permis aux « Golden Star Warriors » de maintenir une pression constante, aboutissant finalement à une remontée victorieuse en seconde période et en prolongation, alors que les joueurs thaïlandais étaient visiblement épuisés.
Siam Sport a également admis sans détour que le rôle de la Fédération thaïlandaise de football (FAT) s'amenuise face à la puissance des clubs, privant ainsi l'équipe nationale des ressources et des conditions d'entraînement optimales. Ceci constitue un obstacle majeur au développement durable des équipes de jeunes.
Un appel à une réforme systémique.
Finalement, la presse thaïlandaise a exhorté les supporters à cesser de chercher des coupables et à considérer cet échec comme la conséquence inévitable d'un système non professionnel. La médaille d'argent aux 33èmes Jeux d'Asie du Sud-Est est perçue comme un électrochoc nécessaire. Sans une réforme en profondeur en amont et un effort concerté entre la fédération et les clubs, le football thaïlandais devrait continuer à éprouver des difficultés face au Vietnam à l'avenir.


