Le secrétaire américain à la Défense se rend au Moyen-Orient pour rassurer les alliés.
Le 19 juillet, le secrétaire américain à la Défense, Ashton Carter, a entamé une tournée dans trois pays (Israël, Arabie saoudite et Jordanie) visant à apaiser les inquiétudes des alliés concernant l'accord nucléaire conclu la semaine précédente entre l'Iran et les puissances mondiales.
Le secrétaire américain à la Défense, Ashton Carter. (Source : AFP/VNA) |
Avant sa visite, Carter a déclaré qu'il ne s'attendait pas à persuader les dirigeants israéliens d'abandonner leur opposition à l'accord sur le nucléaire iranien ; il soulignerait plutôt que cet accord n'impose aucune restriction aux actions de Washington visant à garantir la sécurité d'Israël et des alliés arabes de l'Amérique.
M. Carter a également déclaré que « dans de nombreux domaines », les États-Unis coopèrent avec Israël, notamment en matière de renforcement des capacités militaires, de défense antimissile balistique et d'opérations antiterroristes.
Le secrétaire Carter devrait rencontrer son homologue israélien Moshe Yaalon le 20 juillet et le Premier ministre Benjamin Netanyahu le 21 juillet, avant de se rendre en Arabie saoudite et en Jordanie pour discuter de l'impact de l'accord nucléaire iranien et évaluer les progrès réalisés dans la lutte contre le groupe autoproclamé État islamique (EI) dans la région.
Auparavant, le Premier ministre israélien Netanyahu avait vivement critiqué l'accord nucléaire iranien, le qualifiant d'« erreur historique » qui avait ouvert la voie au développement d'armes nucléaires par l'Iran, menaçant l'existence d'Israël ainsi que la sécurité des États-Unis et du monde.
Pour rassurer les alliés, le secrétaire américain à la Défense a souligné à plusieurs reprises, lors de cette visite, que cet accord n'impose aucune restriction.
Quelles limites devraient être imposées à la stratégie de défense américaine et à sa présence au Moyen-Orient ?
Il a affirmé : « L'une des raisons pour lesquelles on peut dire que c'est un bon accord, c'est qu'il n'exclut pas la possibilité de recourir à la force si l'Iran viole l'accord. »
Pour l'Arabie saoudite et les autres pays arabes membres du Conseil de coopération du Golfe, Carter indiquera clairement que les États-Unis souhaitent renforcer la coopération dans des domaines tels que la lutte contre le terrorisme, les forces d'opérations spéciales et la sécurité maritime, ainsi que la défense antimissile et la cybersécurité.
Selon le plan prévu, M. Carter rencontrera le roi Salman d'Arabie saoudite et le ministre de la Défense Mohammed ben Salmane.
En Jordanie, M. Carter visitera une base militaire et rencontrera des collègues du pilote jordanien capturé et tué par des militants de l'EI.



