Une avancée majeure dans les méthodes de détection rapide du cancer.
Le 24 février, des chercheurs américains ont annoncé une percée dans la mise au point d'une méthode simple et peu coûteuse de détection du cancer, capable de fournir des résultats en quelques minutes grâce à des bandelettes de test en papier.
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| Sangeeta Bhatia, auteure principale de l'étude. (Source : MIT) |
Les résultats de la recherche, publiés dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States, indiquent que cette méthode de diagnostic urinaire fonctionne de manière similaire à un test de grossesse.
Selon des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT), cette méthode consiste à utiliser une technologie pour amplifier les signaux de protéines cancéreuses difficiles à détecter en injectant un type spécial de particules ultrafines dans le corps de la personne diagnostiquée.
Ces microparticules, recouvertes de peptides (contenant des acides aminés liés), peuvent interagir avec des protéines cancéreuses appelées protéases (enzymes qui décomposent les protéines par hydrolyse).
Dans l'organisme du patient, ces particules s'accumulent dans les tumeurs, où des protéases décomposent les peptides — des biomarqueurs — contenus dans ces particules. Ces peptides sont ensuite transportés vers les reins et excrétés dans l'urine.
Ces biomarqueurs peuvent ensuite être facilement détectés grâce à une technologie similaire à celle utilisée pour les tests de grossesse. Des scientifiques affirment avoir pu identifier avec précision des tumeurs du côlon, ainsi que des caillots sanguins, lors d'expériences sur des souris.
Cette méthode consiste d'abord à injecter des particules aux patients, qui urinent ensuite sur une bandelette de papier test. Toutefois, afin de simplifier les tests, les chercheurs étudient un type de particule pouvant être implantée sous la peau pour un suivi à long terme.
Sangeeta Bhatia, maître de conférences au MIT et auteure principale de l'étude, affirme que ces essais constituent la première étape vers une méthode de diagnostic qui pourrait être utile aux humains dans un avenir proche.
Bhatia a déclaré que, pour prouver l'efficacité de cette méthode, les chercheurs la testeront sur des patients chez qui un cancer a déjà été diagnostiqué.
Premièrement, cette technologie sera probablement appliquée aux groupes à haut risque, tels que les personnes ayant déjà eu un cancer ou ayant des membres de leur famille atteints de cette maladie.
Ce scientifique d'origine indienne a exprimé l'espoir que cette méthode soit utilisée pour détecter précocement le cancer dans les pays en développement, où l'incidence de la maladie a fortement augmenté ces dernières années.
Selon VNA



