Réactions des pays après la démission d'Annan.
Le porte-parole de la Maison Blanche, Jay Carney, a déclaré que la démission d'Annan démontrait l'échec du BALUN à trouver une solution à la question syrienne.
Les gouvernements du monde entier ont immédiatement réagi après la décision de Kofi Annan, le 2 août, de démissionner de son poste d'envoyé spécial conjoint de l'ONU et de la Ligue arabe (LA) sur la question syrienne.
![]() |
| Kofi Annan (photo : The Guardian) |
Annan a déclaré que le fait que toutes les parties impliquées dans le conflit syrien soient armées et l'impasse au sein du Conseil de sécurité de l'ONU quant à la recherche d'une solution politique ont entravé sa démarche visant à trouver une solution diplomatique à la crise.
Le porte-parole de la Maison Blanche, Jay Carney, a déclaré que la démission d'Annan de son poste d'envoyé spécial démontrait l'incapacité du Conseil de sécurité de l'ONU à trouver une solution au conflit syrien. De son côté, le président russe Vladimir Poutine n'a pas commenté directement les critiques d'Annan concernant les divisions au sein du Conseil de sécurité, mais a exprimé l'espoir que la communauté internationale poursuivrait ses efforts en vue du plan de paix en six points. Poutine a qualifié l'envoyé spécial Annan d'« excellent » diplomate et a « regretté » sa démission.
Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Hong Lei, a également déclaré que le gouvernement chinois regrettait la décision d'Annan de démissionner, mais exprimait sa « sympathie » pour son travail de médiation extrêmement difficile et respectait sa décision.
Le ministère chinois des Affaires étrangères a souligné qu'il serait toujours ouvert à « toute proposition susceptible de promouvoir une solution politique à la question syrienne », tout en continuant d'exprimer son soutien au rôle de l'ONU dans le règlement de la crise en Syrie.
Dans un autre développement concernant la Syrie, également le 2 août, le gouvernement américain a rejeté l'idée d'armer l'opposition syrienne après que l'envoyé spécial conjoint de l'ONU et de l'AL pour la Syrie a décidé de démissionner de son poste.
Le porte-parole de la Maison-Blanche, Jay Carney, a affirmé que les États-Unis ne soutiendraient l'opposition syrienne que si ce soutien se limitait à la fourniture d'armes non létales. Il a souligné que l'armement de l'un ou l'autre camp ne faciliterait pas une transition pacifique du pouvoir dans ce pays du Moyen-Orient.
Auparavant, le 1er août, le département d'État américain avait approuvé une aide de 25 millions de dollars pour l'opposition syrienne, mais ce soutien se limitait à des articles non létaux tels que du matériel de communication.
Le département d'État américain a également annoncé avoir approuvé une aide de 64 millions de dollars pour soutenir le peuple syrien, notamment en contribuant au Programme alimentaire mondial, à la Croix-Rouge internationale et à d'autres organisations humanitaires.
Selon VOV.vn - DT



