Comment déclarer les impôts d'une école maternelle privée en 2026 pour garantir son bon fonctionnement ?
Les idées fausses concernant les exonérations fiscales mettent de nombreuses écoles maternelles en grande difficulté. Pour garantir leur bon fonctionnement, tenez-vous informé(e) des réglementations et des procédures de déclaration fiscale applicables aux écoles maternelles privées en 2026.
La vérité sur la politique de socialisation de l'éducation.
De nombreux chefs d'établissement croient encore que les écoles maternelles privées, étant des entreprises à but non lucratif, sont totalement exonérées d'impôt. Cette idée fausse conduit souvent à des négligences comptables, engendrant de graves risques juridiques.
En réalité, la loi stipule que les écoles maternelles privées ont seulement droit à des politiques fiscales préférentielles (comme l'application d'un taux d'imposition inférieur au taux normal), mais ne sont pas totalement exonérées d'impôt.
Ignorer ou signaler des informations inexactes ou tardives lors de la mise en œuvre de la facturation électronique exposera les écoles au risque d'être soumises à des arriérés d'impôts et à de lourdes sanctions administratives.

4 types de taxes que les écoles maternelles sont tenues de déclarer.
Pour fonctionner légalement, les écoles doivent comprendre et respecter leurs obligations concernant les quatre types de taxes et de frais de base suivants :
1. Impôt sur les sociétés (IS)
C’est dans ce domaine que les établissements scolaires bénéficient le plus des politiques gouvernementales. Au lieu du taux de 20 % appliqué aux entreprises classiques, les revenus issus des activités d’éducation et de formation sont soumis à un taux d’imposition préférentiel de seulement 10 % pendant toute la durée de leur activité (conformément à la circulaire 78/2014/TT-BTC).
Note importante :Pour bénéficier du taux d'imposition de 10 %, les établissements scolaires doivent être titulaires d'une licence pour dispenser un enseignement préscolaire et déclarer séparément leurs revenus issus de l'éducation. Si l'établissement perçoit d'autres sources de revenus (comme la location de locaux ou les intérêts sur des dépôts non liés à l'éducation), ces revenus restent soumis au taux d'imposition de 20 %.
2. Taxe sur la valeur ajoutée (TVA)
Cette catégorie est souvent source de confusion pour le service comptable. La clé réside dans la distinction claire entre les deux flux de revenus :
Revenus non imposables :Cela comprend les frais de scolarité pour les services d'enseignement et de garde d'enfants.
Revenus soumis à la TVA :Cela inclut les frais de repas, de transport, de vente d'uniformes, de sorties scolaires et d'activités parascolaires. Ces services supplémentaires sont généralement soumis à un taux d'imposition de 10 % (s'ils sont enregistrés selon la méthode de la déduction).
Le fait de regrouper les frais de scolarité et de restauration en un seul montant et d'émettre des factures « hors taxes » pour l'ensemble de ces éléments est contraire à la réglementation. Cette pratique obligera l'établissement à rembourser la TVA sur la totalité des recettes liées à la restauration pendant de nombreuses années.
3. Impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPP)
L'établissement scolaire est responsable de la retenue, de la déclaration et du versement des impôts pour le compte des enseignants et du personnel, selon le barème progressif de l'impôt. Ce processus doit être effectué périodiquement, mensuellement ou trimestriellement, afin de garantir les droits des employés et le respect de la législation.

4. Autres frais
Frais de licence commerciale :Les paiements annuels sont effectués, le montant étant basé sur le capital social (pour les sociétés) ou sur le chiffre d'affaires de l'année précédente (pour les entreprises familiales).
Taxe sur l'utilisation des terres non agricoles :Cela s'applique si l'école est propriétaire du terrain ou si elle a obtenu le droit de l'utiliser.
Erreurs fatales lors de la déclaration d'impôts
Le contrôle de plus en plus rigoureux exercé par les autorités fiscales, notamment grâce au système de facturation électronique, facilite la détection des erreurs suivantes :
Erreur n° 1 :Regroupement des revenus de scolarité et de services : comme indiqué dans l’analyse, le fait de ne pas distinguer les « frais de scolarité » (exonérés d’impôt) des « frais de repas » (imposables) fausse les chiffres de la TVA collectée. Cette erreur a une incidence directe sur les charges déductibles lors du calcul de l’impôt sur les sociétés et peut entraîner des sanctions de la part des autorités compétentes.
Erreur n° 2 :Absence de justificatifs de dépenses : Toutes les dépenses considérées comme raisonnables (et déductibles du calcul de l’impôt sur les sociétés) doivent être dûment justifiées.
Paiement du salaire des enseignants : Nécessite un contrat de travail, un bulletin de paie signé et un certificat de retenue d’impôt sur le revenu personnel.
Frais alimentaires : Les factures de TVA intrants des fournisseurs ou des contrats de vente clairs sont requis.
L’absence de ces documents entraînera le rejet des dépenses, ce qui se traduira par une augmentation significative de l’impôt sur les sociétés à payer lors du règlement final.
Tableau des classifications des revenus et des dépenses pour la comptabilité des écoles maternelles privées.
1. Tableau de classification des revenus (Pour les besoins de la déclaration de TVA)
Le principe fondamental est le suivant : les flux de trésorerie liés à l'éducation (non imposables) et les flux de trésorerie liés aux services/au commerce (imposables) doivent être séparés.
| Montant du reçu (Détails sur le reçu) | Nature de l'opération | Taux de TVA (Proposé) | Notes à l'intention des comptables |
| Frais de scolarité pour le cours principal | Enseigner, prendre soin et élever. | Non soumis à l'impôt | Lors de l'émission d'une facture, sélectionnez l'option : Non soumis à la taxe (KCT). |
| frais de scolarité d'été | Enseigner, prendre soin et élever. | Non soumis à l'impôt | Il en va de même pour les frais de scolarité des cours réguliers. |
| Frais de repas (pour les élèves externes) | Services de restauration | 10% | Cela doit être séparé des frais de scolarité. |
| Frais de transport | Services de transport | 10% | |
| L'argent provenant de la vente d'uniformes et de sacs à dos. | Commerce (Ventes) | 10% | Les factures d'entrée provenant de l'unité de fabrication de vêtements sont requises. |
| argent pour les pique-niques et les visites touristiques | Services d'organisation de tourisme et d'événements | 10% | |
| Frais de scolarité pour les programmes de talents/clubs. | Autres services de formation | Exonéré de taxe / 10% | Selon que l'école dispense ses cours en interne ou en partenariat avec un centre externe (l'accord de partenariat doit être examiné avec soin). |
| Frais d'admission/d'inscription | Autres revenus provenant de l'éducation | Non soumis à l'impôt | Généralement inclus dans les recettes d'exploitation du secteur de l'éducation. |
2. Classification des dépenses (Pour le calcul de l'impôt sur les sociétés)
Sur la facture des frais de scolarité envoyée aux parents, il est conseillé de séparer le montant en deux lignes distinctes : « Frais de scolarité » et « Frais de repas/services », plutôt que d’indiquer un montant total unique. Cette simple précaution facilite la justification des frais en cas de contrôle fiscal.
| Dépenses communes | Documents à conserver dans les archives. | Prenez note des risques. |
| Salaires et primes des enseignants et du personnel. | 1. Contrat de travail. | Les autorités fiscales refuseront le remboursement des frais si le salaire est élevé mais que les cotisations sociales ne sont pas versées ou que l'impôt sur le revenu des personnes physiques n'est pas prélevé conformément à la réglementation. |
| 2. Feuilles de temps et relevés de paie (avec signatures). | ||
| 3. Documents de demande de numéro d'identification fiscale pour l'impôt sur le revenu des personnes physiques. | ||
| 4. Documents de transfert/bons de paiement. | ||
| Achat de produits alimentaires (Supermarché/Entreprise) | 1. Facture de TVA (facture électronique). | |
| 2. Bon de livraison/reçu du vendeur. | ||
| 3. Documents de paiement (les paiements supérieurs à 20 millions de VND doivent être effectués par virement bancaire). | ||
| Achat de produits alimentaires (marché local) | 1. Déclaration 01/TNDN (Achats sans factures). | Ceci s'applique uniquement aux achats effectués directement auprès des agriculteurs ou des pêcheurs. Si vous achetez auprès de commerçants au marché, un reçu reste nécessaire. |
| 2. La carte nationale d'identité du vendeur (photocopie). | ||
| 3. Documents de paiement. | ||
| Location de locaux (particulier) | 1. Contrat de location notarié (si la durée est longue). | Si le loyer dépasse 100 millions de VND par an, le propriétaire doit payer des impôts pour que cela soit considéré comme une dépense valable. |
| 2. Preuve du paiement des impôts au nom du propriétaire (si le contrat stipule que le contribuable est responsable du paiement). | ||
| 3. Preuve de paiement du loyer. | ||
| Électricité, eau, internet | La facture porte le nom, l'adresse et le numéro d'identification fiscale de l'établissement scolaire. | Si les factures de services publics sont au nom du propriétaire (parce que vous êtes locataire), un accord de paiement pour les services publics est requis, en plus du contrat de location. |


