La mort tragique d'un homme de 72 ans empoisonné par sa jeune amante.
(Baonghean.vn) – Jusqu’à sa mort, M. Phu ignorait que celle qui l’avait empoisonné était sa maîtresse, celle qu’il aimait et chérissait chaque jour. Leur liaison illicite s’est terminée par la mort de l’un et l’emprisonnement de l’autre.
Une histoire d'amour tragique
Le 9 avril s'est tenu le procès concernant le décès de M. Nguyen Quoc Phu (72 ans, domicilié dans la commune de Thanh Tien, district de Thanh Chuong). L'accusée n'était autre que Nguyen Thi Thanh (44 ans, domiciliée dans la commune de Thanh Chi, district de Thanh Chuong), avec laquelle il avait entretenu une relation pendant quatre ans.
Thanh a déclaré avoir tué M. Phu par honte et en colère à cause des rumeurs et des commérages qui circulaient parmi les villageois au sujet de leur relation. Pourtant, étrangement, lors du procès, elle n'a manifesté aucune honte envers l'épouse et les enfants de M. Phu. Ses excuses portaient sur son acte impulsif et insensé, le meurtre du mari et père de famille, et non sur un quelconque remords d'avoir brisé le bonheur d'une autre famille.
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| L'accusé Nguyen Thi Thanh devant le tribunal. Photo de : Phuong Thao |
Monsieur Phu avait une femme et des enfants à Vinh. Il possédait également des jardins et une maison dans sa ville natale, où il se rendait fréquemment. En 2013, lors d'un de ces voyages, il rencontra Thanh, une femme divorcée. Monsieur Phu exprima ouvertement son désir d'avoir un fils pour perpétuer la lignée familiale. Quant à Thanh, après plus de dix ans de solitude, son désir d'amour la poussa à s'engager précipitamment dans une relation immorale.
Leur liaison clandestine dura quatre ans, mais elle ne put échapper aux commérages et aux calomnies. Thanh entendit même des rumeurs selon lesquelles M. Phu ne désirait qu'un fils et ne l'aimait pas vraiment. Se souvenant de l'époque où M. Phu avait gardé leur relation secrète et avait refusé de la rendre publique, Thanh nourrissait un ressentiment encore plus profond. Et puis, survint un dénouement tragique que personne n'aurait pu prévoir…
Le soir du 8 août 2017, lors d'un dîner chez M. Phu, Thanh versa subrepticement du pesticide dans sa bière. N'ayant aucune raison de se méfier de cette femme qui partageait sa vie depuis des années, M. Phu but tout son verre. Cette nuit-là, il souffrit de violentes douleurs abdominales et vomit à plusieurs reprises. Thanh resta à son chevet. Le lendemain matin, elle lui prépara une marmite de porridge, mais avant qu'il ne puisse la manger, des voisins arrivèrent. Les enquêteurs confirmèrent par la suite que le porridge contenait du pesticide. M. Phu fut transporté d'urgence à l'hôpital, mais il décéda cinq jours plus tard.
Ce matin-là, Thanh, voyant arriver quelqu'un, se cacha rapidement sous le lit, mais fut découverte avec la preuve : un paquet de pesticide. La tragique histoire d'amour entre cet homme de 72 ans et sa maîtresse se termina par la mort de l'un et l'emprisonnement de l'autre.
Des excuses vides de sens
Au tribunal, l'accusé Thanh s'est tourné à plusieurs reprises vers l'épouse et les enfants de M. Phu pour présenter ses excuses. Cependant, toutes ses excuses sont restées vaines, car les demandes de l'épouse et des enfants de M. Phu n'ont pas été satisfaites.
« Nous savons que vous êtes issu d'une famille pauvre, l'indemnisation sera donc conforme à la loi ; nous ne réclamerons rien. J'ai moi aussi des enfants, je comprends donc ce que votre enfant endurera sans sa mère. Mais dites-nous, s'il vous plaît, pourquoi avez-vous tué mon père ? Au milieu de la nuit, il a eu mal au ventre et a vomi ; normalement, on se serait inquiété et on l'aurait emmené à l'hôpital. Mais vous, vous êtes resté calme, comme si de rien n'était », a déclaré la fille de M. Phu.
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| L’accusé Thanh a exprimé des remords envers l’épouse et les enfants de la victime. Photo : Phuong Thao |
En réponse à ces questions, Thanh n'a pu fournir aucune explication raisonnable. Tout ce qu'elle a pu dire, c'est : « J'avais des pensées suicidaires, veuillez me pardonner, et veuillez me pardonner, tante (l'épouse de M. Phu). »
Le juge a interrogé à plusieurs reprises l'accusée Thanh sur les raisons du meurtre de M. Phu, déclarant que « tuer son amant à cause de la désapprobation d'autrui est totalement illogique ». Cependant, Thanh a toujours affirmé avoir agi impulsivement.
Finalement, Thanh a été condamné à 15 ans de prison pour ce qu'il a lui-même qualifié d'acte insensé. Seuls l'épouse, les enfants, les frères et sœurs et les amis de M. Phu ont assisté au procès ; aucun membre de la famille de Thanh n'était présent. Par conséquent, à la fin du procès, Thanh n'a reçu aucun regard compatissant. Cette relation, dès le départ, était néfaste pour Thanh. Quinze ans lui suffiront peut-être pour méditer sur son erreur et se racheter.




