La plus grande préoccupation des élèves internes actuellement, ce sont les catastrophes naturelles.
(Baonghean) - Un journaliste du journal Baonghean s'est entretenu avec M. Nguyen Van Hung, directeur de l'école secondaire Yen Tinh dans le district de Tuong Duong.
![]() |
| Les forces locales du district de Tuong Duong ont participé à l'aide apportée à l'école secondaire Yen Tinh pour nettoyer les locaux de l'école (photo : Pham Oanh). |
Bonjour Monsieur Nguyen Van Hung. Je crois savoir que le lycée Yen Tinh accueille un nombre important d'élèves internes. Je souhaiterais aborder ce sujet avec vous. Premièrement, conformément à la décision n° 85/2010/QD-TTg, sont considérés comme internes les élèves scolarisés dans des internats pour élèves issus de minorités ethniques, situés dans des zones aux conditions socio-économiques particulièrement difficiles ; ainsi que les élèves d'autres écoles primaires et secondaires publiques de ces zones, autorisés par le Comité populaire de district à rester à l'école pendant la semaine, faute de pouvoir effectuer les trajets quotidiens ; et conformément à la réglementation relative aux dispositifs d'accompagnement. Quelle est la situation réelle au lycée Yen Tinh, Monsieur ?
Les élèves internes, si l'on considère les choses simplement, sont ceux qui viennent de villages isolés, à plus de 5 km de l'établissement, et qui vivent souvent dans des abris de fortune construits par leurs parents ou chez des proches à proximité de l'école. De nos jours, de nombreux établissements scolaires bénéficient d'internats construits par le gouvernement, qui leur apporte un soutien concret, notamment une aide financière pour l'hébergement et la nourriture. Ces dispositions sont également prévues par le décret gouvernemental n° 185. Le lycée Yen Tinh accueille 104 élèves internes et nous appliquons également ce décret afin de leur permettre de séjourner et d'étudier sereinement. D'un point de vue plus humain, les élèves internes constituent le groupe le plus défavorisé. Ils doivent non seulement parcourir de longues distances pour se rendre à l'école, mais aussi faire face à d'autres difficultés liées à leur bien-être mental et à leurs conditions de vie. Si nous ne suivons pas de près leurs études et leur logement, des risques pour leur sécurité apparaissent, et le manque de soutien parental représente un handicap majeur. Par exemple, si, le matin du 14 septembre, tous les élèves de notre lycée n'avaient pas été réunis dans le dortoir, il aurait été très difficile de garantir leur sécurité face aux fortes pluies et aux inondations.
![]() |
| À ce stade, la quasi-totalité des bureaux, chaises et livres de l'école secondaire Tuong Duong sont inutilisables (photo : Pham Oanh). |
Malgré la présence de plus d'une centaine d'élèves internes, le lycée Yen Tinh n'est toujours pas reconnu comme internat pour les minorités ethniques. Cela est bien sûr dû à la réglementation ! Mais, d'après nos informations, cela n'affecte pas significativement la qualité de l'enseignement et de l'apprentissage.
Plus précisément, le ministère de l'Éducation a établi une réglementation stipulant qu'un collège doit compter plus de 50 % d'élèves internes pour être reconnu comme internat pour minorités ethniques. Notre établissement est à quelques élèves seulement de remplir cette condition. À ma connaissance, de nombreux établissements accueillent des internes sans pour autant être officiellement reconnus comme internats pour minorités ethniques. Toutefois, l'État continue de prendre en charge une partie des frais de repas et d'hébergement. D'autres avantages sont également garantis aux internes. L'établissement met tout en œuvre pour créer les meilleures conditions possibles de vie et de repas en commun, afin d'assurer leur sécurité.
Le seul inconvénient, s'il y en a un, est le suivant : les écoles non reconnues comme internats pour minorités ethniques ne reçoivent pas de financement pour employer des cuisiniers. L'établissement se charge lui-même de leur recrutement. Pour ce faire, les parents d'élèves de l'internat doivent participer financièrement. Dans notre cas, nous devons employer deux cuisiniers, ce qui représente un coût de 5 millions de VND par mois. Cette somme est répartie équitablement entre les élèves. Compte tenu du nombre relativement important d'élèves, ce montant, une fois divisé, peut paraître insignifiant. Cependant, de nombreux parents vivant en zones montagneuses peinent à nourrir leurs enfants ; le paiement de frais supplémentaires pour leur éducation représente donc un lourd fardeau.
- Ainsi, cela montre qu'en pratique, outre les politiques gouvernementales, pour améliorer la vie scolaire des élèves internes, il est très important que le secteur de l'éducation et les autorités locales prennent des mesures et des solutions concrètes et opportunes...
C'est une question que j'ai toujours abordée. Les autorités locales des zones accueillant des internes doivent collaborer avec les établissements scolaires pour garantir la sécurité des élèves. Comme je l'ai dit, la principale préoccupation des internes est la sécurité, surtout lorsqu'ils sont logés dans des chambres louées ou des abris temporaires. Les collégiens sont à un âge où ils grandissent et commencent à être confrontés à des conflits sociaux, qu'il est difficile d'éviter. La coordination entre les autorités locales et les établissements scolaires sera un soutien moral précieux pour les élèves qui doivent étudier loin de chez eux. Dans les zones fréquemment touchées par des catastrophes naturelles comme les crues soudaines, la responsabilité des autorités locales est d'autant plus nécessaire. Ces élèves manquent d'expérience face à ces situations ; une aide rapide, associée à un sens des responsabilités de la part des autorités locales, est donc essentielle. Parmi les dangers que j'ai mentionnés, le risque le plus élevé demeure celui des internes logés dans des chambres louées et vivant dans des zones fréquemment exposées aux catastrophes naturelles.
Merci pour cette conversation !
HV(Effectuer)




