Une base américaine touchée par des tirs iraniens, le détroit d'Ormuz bloqué.
Alors que Washington menait sa septième nuit consécutive de frappes aériennes sur le territoire iranien, Téhéran a immédiatement riposté par des attaques directes visant plusieurs bases militaires américaines dans les pays du Golfe.

D'après un communiqué publié le matin du 18 juillet par le Commandement central des États-Unis (CENTCOM), les forces armées américaines ont mené sept nuits consécutives de frappes aériennes contre l'Iran. Ces attaques ont ciblé des stations de surveillance, des infrastructures logistiques militaires, des dépôts d'armes souterrains et des bases navales, dans le but d'affaiblir les capacités opérationnelles de Téhéran.
L'agence de presse officielle iranienne (IRNA) a confirmé que des frappes aériennes américaines ont fait au moins trois morts et huit blessés dans la province méridionale d'Hormozgan. Plusieurs fortes explosions ont également été signalées dans la ville de Yazd, au centre du pays, et dans certaines provinces du sud.
Les médias d'État iraniens avaient précédemment rapporté qu'au moins huit personnes avaient été tuées et vingt blessées lors des attaques américaines. Les infrastructures électriques iraniennes ont également subi d'importants dégâts, contraignant les autorités à appeler la population à économiser l'électricité.
Le 18 juillet, l'armée iranienne a également annoncé avoir mené des attaques contre des cibles militaires américaines au Koweït et en Jordanie. Sur les chaînes de télévision d'État, elle a déclaré avoir ciblé un dépôt de munitions au camp d'Al-Adiri, ainsi qu'un centre de commandement et un dépôt d'armes sur la base d'Ali Al-Salem (Koweït). En Jordanie, des dépôts de carburant de la base aérienne américaine d'Al-Azraq ont également été attaqués.
L'armée koweïtienne a annoncé avoir intercepté des cibles hostiles et a fait état de sept soldats blessés lors d'attaques de drones contre des installations militaires. Les sirènes d'alerte aérienne ont retenti dans la capitale bahreïnie, où est stationnée la Cinquième flotte de l'US Navy. Bahreïn et le Qatar ont confirmé avoir activé leurs systèmes de défense aérienne pour intercepter des missiles survolant leur espace aérien.
Menace d'une guerre totale, le général iranien Mohsen Rezaei a déclaré que Téhéran reprendrait des « opérations offensives d'envergure » si les États-Unis ne mettaient pas fin à leurs attaques. « L'Iran ne se contentera plus de mesures de représailles proportionnées… et il n'y aura plus de frontières politiques sûres », a-t-il affirmé, selon l'agence de presse IRIB.
Le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) iranien a annoncé que deux pétroliers traversant le détroit d'Ormuz avaient heurté des mines et pris feu. Le CGRI a accusé les navires d'agir sur ordre des services de renseignement américains et a confirmé avoir intercepté quatre autres bâtiments tentant de franchir cette voie maritime stratégique. Le général de division Majid Mousavi, commandant des forces aérospatiales du CGRI, a juré de poursuivre les attaques jusqu'à ce que les États-Unis cessent leurs opérations militaires contre la côte sud de l'Iran.
La perturbation du détroit d'Ormuz a immédiatement fait flamber les prix du pétrole brut Brent, dépassant les 86 dollars le baril. Les analystes préviennent que des perturbations prolongées dans ce détroit et en mer Rouge pourraient engendrer un choc majeur sur la chaîne d'approvisionnement énergétique mondiale.
Face à l'escalade de la violence qui a échappé à tout contrôle, le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, a fermement condamné les attaques, les qualifiant de « totalement inacceptables » contre les infrastructures civiles en Iran et dans d'autres régions du Moyen-Orient.


