Les projets au point mort doivent être résolus définitivement.
(Baonghean) – Suite à la décision d'application n° 796/QD-UBND.DT du 6 mars 2014 du Comité populaire provincial relative à la mise en place d'équipes d'inspection interministérielles chargées d'examiner les projets en retard ou non réalisés dans la province, les deux équipes d'inspection ont travaillé avec diligence et sérieux. Selon le rapport de l'équipe d'inspection n° 1 (présidée par le Département des ressources naturelles et de l'environnement), la situation actuelle des projets en retard ou non réalisés rend leur gestion particulièrement difficile.
(Baonghean) – Suite à la décision d'application n° 796/QD-UBND.DT du 6 mars 2014 du Comité populaire provincial relative à la mise en place d'équipes d'inspection interministérielles chargées d'examiner les projets en retard ou non réalisés dans la province, les deux équipes d'inspection ont travaillé avec diligence et sérieux. Selon le rapport de l'équipe d'inspection n° 1 (présidée par le Département des ressources naturelles et de l'environnement), la situation actuelle des projets en retard ou non réalisés rend leur gestion particulièrement difficile.
Pour les projets qui s'éternisent sans se concrétiser, entraînant un gaspillage de terres, la solution la plus positive est la remise en état des terrains. Cependant, après cette remise en état, de nombreuses questions se posent : faut-il trouver un autre investisseur pour poursuivre le projet, ou les terrains doivent-ils être restitués à la gestion locale ? Comment gérer le capital investi ? Les frais de location des terrains doivent-ils être remboursés à l'investisseur ? Adapter le plan détaillé des éléments et des travaux aux conditions réelles est une solution pour améliorer la faisabilité du projet. Or, sur les 17 projets examinés (première phase), seuls 3 investisseurs ont demandé des modifications de leur plan. Il s'agit de : le projet de construction d'un showroom pour la transformation et la commercialisation de produits forestiers et d'artisanat, porté par l'entreprise privée Hai Linh, qui a demandé une modification de sa destination pour devenir un commerce de matériaux de construction ; et le projet de la société Hoàng Minh Company Limited, qui prévoit la construction d'un centre commercial, d'un hôtel et d'un immeuble de bureaux, qui souhaite transformer un hôtel de 6 étages en restaurant ou en entrepôt commercial. De même, le projet de la société par actions Quyết Thắng Investment and Development Trading Joint Stock Company, qui prévoit la construction d'un centre commercial et d'un hôtel, sollicite une modification partielle du plan de construction de l'hôtel afin d'y intégrer le centre commercial et ainsi optimiser l'espace disponible (ce qui revient à supprimer la partie hôtelière). Ces investisseurs demandent donc des ajustements au plan dans le but de réduire l'investissement, et non en fonction de besoins réels.
Pour les autres projets dont les terrains n'ont pas été gagnés sur la mer ni les plans modifiés, la seule solution est de poursuivre leur mise en œuvre. Mais ces projets seront-ils efficaces s'ils continuent ainsi ? Par exemple, sur huit projets de services commerciaux, deux ont bénéficié d'un remblayage, tandis que les six autres continuent de construire des hôtels, des restaurants et des centres commerciaux. Ces projets seront-ils viables alors que le marché pour ce type d'infrastructures à Vinh est déjà saturé ? La plupart des projets se limitent au nivellement du terrain et à la construction de murs d'enceinte ; les terrains sont restés en friche pendant de nombreuses années, inutilisés ou utilisés à des fins autres que celles prévues. La poursuite de ces projets pose un problème complexe, et les investisseurs doivent tout revoir de A à Z. Dans les plans approuvés, tous ces projets comprennent des constructions imposantes telles que des hôtels de grande hauteur, des immeubles de bureaux modernes, des supermarchés et des centres commerciaux. Tant que le marché immobilier restera paralysé et que les créances douteuses des banques ne seront pas entièrement résorbées, les investisseurs auront du mal à obtenir des financements pour des projets de cette envergure.
Le rapport de l'équipe d'inspection précisait les conditions suivantes pour la poursuite des projets : « Mettre en œuvre d'urgence le projet d'investissement et exploiter le terrain loué conformément au plan et à la loi. La construction des ouvrages doit être réalisée conformément au plan approuvé et l'ensemble du projet doit être mis en service au plus tard le 30 juin 2015, selon le calendrier convenu. » La responsabilité du retard prolongé des projets incombe principalement aux investisseurs. Cependant, fixer un délai d'achèvement aussi court rend la réalisation du projet extrêmement difficile dans les conditions actuelles. Parmi les projets autorisés à se poursuivre, seuls trois ont permis la construction de quelques structures, mais il s'agit de bâtiments temporaires, de structures en bambou et en chaume, et de piliers de fondation. Les autres se sont contentés de niveler le terrain et d'installer des clôtures. Pourtant, les investisseurs s'engagent toujours à achever les projets au plus tôt en 2015 et au plus tard en 2017. En réalité, il s'agit d'un engagement réactif, impossible à tenir.
Il faut reconnaître que lors du précédent boom foncier, certains investisseurs ont lancé des projets pour tirer profit de la spéculation foncière et lever des capitaux destinés à la construction. Lorsque le marché immobilier s'est figé, ces investisseurs ont dû conserver leurs terrains, dans l'attente d'une meilleure opportunité. C'est la raison principale pour laquelle de nombreux projets sont retardés, voire abandonnés, et que des terrains restent inexploités et se perdent pendant des années. L'enjeu actuel est de trouver des solutions concrètes pour aider les investisseurs à mener à bien leurs projets. Les organismes d'autorisation doivent réaliser une étude de marché afin de réévaluer les besoins réels de chaque projet, en fonction des capacités financières de chaque investisseur, et ainsi déterminer quels projets peuvent être poursuivis. Les projets non viables ou dont les investisseurs ne disposent pas des ressources financières suffisantes doivent être définitivement abandonnés.
Bien que l'annulation d'un projet soulève de nombreuses questions complexes, elle ne doit pas entraîner de retards prolongés. Un projet bloqué nuit non seulement au développement économique, mais aussi à la vie des gens et suscite une opinion publique négative ; il est donc impératif de trouver une solution définitive.
Tran Hong Co


