Le Canada a choisi la société allemande TKMS pour construire son sous-marin de nouvelle génération plutôt que la Corée du Sud.

Thanh VinhJuly 7, 2026 07:33

Le Canada a choisi l'entreprise allemande TKMS comme entrepreneur privilégié pour un projet de construction de 12 nouveaux sous-marins, devançant ainsi son concurrent Hanwha Ocean dans le cadre d'un méga-contrat d'une valeur de plusieurs dizaines de milliards de dollars.

Le gouvernement canadien a officiellement annoncé avoir choisi l'entreprise allemande ThyssenKrupp Marine Systems (TKMS) comme contractant privilégié pour le Projet de sous-marins de la Garde côtière canadienne (PSGC). Cette décision marque une étape importante dans les efforts de la Marine royale canadienne pour moderniser ses capacités de combat sous-marin, et met fin aux espoirs de la Corée du Sud de remporter le plus important contrat de défense de son histoire.

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Le Canada choisit l'Allemagne plutôt que la Corée du Sud pour un contrat de construction de sous-marins de très grande envergure.

L'ampleur du projet de remplacement de la flotte de sous-marins du Canada.

Le projet de sous-marins de patrouille canadiens est considéré comme l'un des plus importants programmes d'acquisition de matériel de défense d'Ottawa. Son principal objectif est de remplacer les quatre sous-marins vieillissants de la classe Victoria par une flotte pouvant compter jusqu'à 12 bâtiments de nouvelle génération. Ces sous-marins devraient avoir un déplacement d'environ 3 000 tonnes et être équipés d'une propulsion diesel-électrique moderne.

La valeur totale du projet est estimée à environ 60 000 milliards de wons (soit 39,2 milliards de dollars américains). En incluant les contrats de maintenance, de réparation et de révision (MRO) sur sa durée de vie de 30 ans, le coût total pourrait atteindre près de 100 milliards de dollars canadiens. Le Premier ministre canadien, Mark Carney, a déclaré que le processus de sélection avait été très concurrentiel, TKMS et Hanwha Ocean ayant toutes deux présenté des propositions techniques et économiques solides.

L'avantage qui a permis à l'entreprise allemande de surpasser sa rivale sud-coréenne.

D'après les analyses des médias canadiens, TKMS a remporté l'appel d'offres grâce à son expérience du combat et à ses engagements stratégiques. L'entreprise allemande a formé une coentreprise avec la Norvège, créant ainsi un bloc unifié au sein de l'OTAN. Sa longue expérience dans la fourniture de sous-marins aux pays européens membres de l'alliance militaire constitue un atout majeur en termes de compatibilité et de soutien logistique.

Par ailleurs, TKMS a également proposé un programme de coopération économique plus large, axé sur le transfert de technologies et la création d'emplois locaux. Bien qu'il ne s'agisse pour l'instant que d'une première sélection d'un prestataire, les deux parties devraient poursuivre des négociations approfondies pendant plusieurs mois avant la signature du contrat officiel.

Analyse de la technologie du sous-marin sud-coréen KSS-III.

Cet échec a été un choc pour Hanwha Ocean, l'unité qui avait proposé la version sous-marine KSS-III Batch-II de conception nationale. Techniquement, il s'agissait d'un sous-marin diesel-électrique de pointe aux spécifications impressionnantes :

  • Système AIP :Utiliser la propulsion indépendante de l'air grâce à des piles à combustible.
  • Technologie des batteries :Associé à des batteries lithium-ion, cela permet au navire de fonctionner en continu sous l'eau pendant plus de 3 semaines.
  • Déplacement:Environ 3 000 tonnes, adaptées aux besoins de la patrouille en mer.

La Corée du Sud s'était engagée à livrer le premier navire d'ici 2032 et avait promis de générer 70 milliards de dollars canadiens de valeur économique pour le Canada d'ici 2044. Cependant, ces avantages technologiques et ces engagements économiques n'ont pas suffi à surmonter la fiabilité de l'expérience opérationnelle de l'Allemagne dans l'environnement de l'OTAN.

Impact sur la stratégie d'exportation de défense de Séoul

L'échec de l'obtention du contrat au Canada constitue un revers important pour les ambitions de la Corée du Sud de s'implanter sur le marché nord-américain. C'est la deuxième fois que Hanwha Ocean perd un contrat face à TKMS, après le projet 75I en Inde. Ce résultat démontre que, dans les contrats d'armement stratégique, les capacités techniques pures sont parfois moins importantes que des facteurs tels que les alliances et l'expérience en matière d'intégration de systèmes au sein de grands blocs militaires.

Néanmoins, la forte présence des entreprises de défense sud-coréennes dans les appels d'offres internationaux démontre que les capacités de construction navale militaire de ce pays d'Asie de l'Est ont atteint un niveau de premier plan mondial, le préparant à rivaliser à armes égales avec les puissances traditionnelles à l'avenir.

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Le Canada a choisi la société allemande TKMS pour construire son sous-marin de nouvelle génération plutôt que la Corée du Sud.
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