Le Canada se prépare à faire face au terrorisme sur son « territoire national » !

October 29, 2014 10:49

(Baonghean) – Suite aux deux attentats terroristes qui ont choqué l’opinion publique canadienne la semaine dernière, le gouvernement a été contraint de revoir ses politiques de lutte contre cette menace. Un projet de loi visant à protéger le Canada vient donc d’être adopté.

Thủ tướng Canada Stephen Harper tăng cường các nỗ lực  chống khủng bố từ trong nước. (Nguồn: Reuters)
Le Premier ministre canadien Stephen Harper intensifie la lutte contre le terrorisme depuis l'intérieur du pays. (Source : Reuters)

Est-ce un moyen efficace pour le Canada de se protéger, étant donné que la menace terroriste ne se limite pas aux frontières de la Syrie ou de l'Irak, mais s'infiltre progressivement dans tous les pays du monde ?

L'image du Canada comme l'un des pays les plus sûrs au monde, rarement touché par la violence, a été complètement ébranlée la semaine dernière par une série d'attentats terroristes à Ottawa, la capitale, et près du Parlement. Ces attaques ont contraint le gouvernement du Premier ministre Stephen Harper à revoir sa politique antiterroriste, après de nombreuses déclarations affirmant que « le Canada n'est jamais menacé par le terrorisme ». Les préoccupations sécuritaires ont également conduit le Premier ministre Harper à annuler sa participation prévue au forum de la Coopération économique Asie-Pacifique (APEC) à Pékin, en Chine, en novembre prochain.

Il est indéniable que le Canada a connu un grand succès dans sa stratégie antiterroriste au fil des ans. Un fait impressionnant, récemment rapporté par la Base de données mondiale sur la lutte contre le terrorisme, est qu'un seul Canadien a été tué par le terrorisme durant toute la période de dix ans (2002-2013). Cette expérience témoigne de l'investissement constant du gouvernement canadien dans la détection précoce des menaces et des défis potentiels posés par les groupes terroristes au pays. Cependant, il est clair que le contexte actuel est différent. L'opinion publique s'est immédiatement emparée de cette question lorsque des attentats terroristes ont frappé le Canada quelques jours seulement après que le pays se soit joint à la campagne de frappes aériennes menée par les États-Unis contre l'État islamique (EI) en Irak. De plus, les analystes suggèrent que l'alliance de douze ans du Canada avec les États-Unis contre le terrorisme, ainsi que son intervention militaire en Afghanistan, ont fait du Canada une cible de choix pour les organisations terroristes internationales. Plus inquiétant encore, le terrorisme n'est pas seulement orchestré depuis l'extérieur du territoire canadien, mais constitue également une bombe à retardement au sein même du pays, certains terroristes étant même des citoyens canadiens. Selon les statistiques, plus de 130 Canadiens se trouvent actuellement à l'étranger, soupçonnés de participer à des activités terroristes en Irak, en Syrie et dans d'autres pays.

Face à ce danger manifeste, le gouvernement canadien a adopté une loi renforçant les pouvoirs de ses agences de sécurité. Cette loi confère une autorité accrue à l'Agence canadienne du renseignement, l'autorisant à mener des enquêtes tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du pays. De plus, le gouvernement a apporté des modifications techniques à la Loi sur l'amélioration de la citoyenneté. Le Canada autorise désormais le ministère de la Citoyenneté et de l'Immigration à révoquer la citoyenneté des binationaux canadiens accusés de terrorisme, de trahison ou d'espionnage militaire, selon les accusations. À l'heure actuelle, l'efficacité de ces modifications demeure incertaine; toutefois, les débats internes au Canada se poursuivront sans aucun doute, notamment quant à savoir si les forces policières sont adéquatement équipées pour répondre à des attaques terroristes semblables à celle de la semaine dernière. La législation canadienne sur les armes à feu sera-t-elle renforcée et comment la politique étrangère du Canada devra-t-elle être ajustée pour éviter une situation de « conflit interne et de menaces externes » ? Ces questions ne sont pas seulement des enjeux que le gouvernement du premier ministre Stephen Harper devra examiner, mais constituent également des problèmes épineux pour de nombreux autres pays, en particulier les nations occidentales qui participent avec les États-Unis à la mission de lutte contre l'organisation terroriste État islamique (EI) en Irak et en Syrie.

La réalité est que, malgré des résultats initiaux positifs dans la lutte contre Daech, des « loups solitaires » – des militants islamistes extrémistes – infiltrent leurs frontières et commettent des attentats à la bombe dans leurs propres pays. Ces menaces sont particulièrement difficiles à contrer, obligeant les pays à élaborer leurs propres solutions pour se protéger. Par exemple, la France est en train d'adopter une loi autorisant l'interdiction de voyager pour les personnes suspectées d'être impliquées et prévoyant des sanctions pour les « loups solitaires » ; l'Australie a également amendé sa loi sur la sécurité nationale en y intégrant de nouvelles dispositions visant à renforcer la lutte contre le terrorisme ; tandis que de nombreux autres pays envisagent des mesures pour prévenir les actes terroristes et renforcer leur sécurité intérieure. Il est certain que ce combat restera long et ardu pour toutes les nations du monde.

Phuong Hoa

0 0 0
x
Le Canada se prépare à faire face au terrorisme sur son « territoire national » !
Google News
ALIMENTÉ PARGRATUITCMS- UN PRODUIT DENEKO