Tensions israélo-iraniennes : Tel-Aviv déclare une riposte « totale ».
Le ministre israélien de la Défense a déclaré que l'armée israélienne riposterait avec « toute sa force » si Téhéran attaquait en lien avec la situation au Liban. Israël a placé son armée en état d'alerte maximale malgré les efforts diplomatiques déployés pour apaiser les tensions.

Selon l'agence de presse TASS.Le 15 juin, le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a adressé un avertissement à Téhéran. Il a affirmé qu'en cas d'attaque iranienne contre Israël liée aux événements au Liban, les Forces de défense israéliennes (FDI) riposteraient immédiatement « avec toute leur force ».
Le service de presse du ministère israélien de la Défense a cité Katz qui a souligné : « Si l'Iran attaque Israël en raison des événements au Liban, Israël ripostera de toutes ses forces pour démontrer notre supériorité militaire écrasante. »
Auparavant, le ministre israélien de la Défense avait également affirmé que Tsahal maintiendrait une présence dans les zones de sécurité du Liban, de la Syrie et de la bande de Gaza pour une « période indéterminée » afin de garantir la réalisation des objectifs stratégiques.
La déclaration ferme et dissuasive d'Israël est intervenue juste avant un événement diplomatique crucial. Auparavant, des représentants des États-Unis, de l'Iran et du Pakistan (pays médiateur) avaient confirmé à l'unanimité que Washington et Téhéran étaient parvenus à un accord historique.
Conformément au plan, cet accord de paix sera officiellement signé par les parties à Genève (Suisse) le 19 juin. Il s'agirait d'une étape cruciale pour apaiser les tensions entre Israël et l'Iran, qui sont au bord d'un conflit de grande ampleur.
S'exprimant sur ce processus, le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a déclaré que dans le cadre du cessez-le-feu de 60 jours, les parties concernées mèneraient des négociations approfondies sur un certain nombre de questions complexes, notamment le programme nucléaire de Téhéran.
Il convient de noter que les modalités de mise en œuvre sont précisément stipulées comme suit : à compter du 15 juin, les États-Unis ont officiellement levé le blocus naval imposé à l’Iran. Le cessez-le-feu a mis fin immédiatement et définitivement à toutes les opérations militaires sur tous les fronts du conflit, y compris au Liban.
Cette évolution témoigne d'un effort diplomatique multilatéral visant à imposer un mécanisme de gestion de crise, même si les observateurs notent que la position ferme de Tel-Aviv indique que la confiance stratégique entre les parties demeure un défi majeur.


