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Tensions entre les États-Unis et l'Iran, au 12e jour : un avertissement alarmant et une ombre planant sur l'économie mondiale.

Hoang Bach March 12, 2026 07:23

Le conflit entre les États-Unis, Israël et l'Iran continue de s'intensifier, menaçant directement les voies maritimes vitales du détroit d'Ormuz. Tandis que Téhéran avertit qu'une guerre prolongée pourrait dévaster l'économie mondiale, Washington déclare que sa campagne militaire touche à sa fin. Parallèlement, les combats continuent de s'étendre à de nombreuses régions, causant d'importants dégâts économiques et des pertes humaines.

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À Chennai, en Inde, le 11 mars, des habitants font la queue pour acheter du gaz domestique. La veille, l'Inde avait renforcé les contrôles sur l'approvisionnement en gaz en raison des répercussions du conflit au Moyen-Orient, faisant craindre une vague de fermetures de restaurants. Photo : AFP

Porter un coup dur à l'économie mondiale.

Au 11 mars, le conflit qui a éclaté après la frappe aérienne américano-israélienne du 28 février, qui a coûté la vie au Guide suprême iranien, entrait dans son douzième jour. D'intenses combats paralysent le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique par laquelle transite un cinquième du pétrole mondial et environ un tiers des engrais agricoles. Les analystes préviennent qu'une perturbation prolongée portera un coup dur à l'économie mondiale, notamment en Asie et en Europe.

Face à la flambée des prix du pétrole, le président américain Donald Trump a déclaré que Washington utiliserait une partie de ses réserves stratégiques pour contribuer à la stabilisation du marché. Parallèlement, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) a approuvé le déblocage d'une quantité record de 400 millions de barils de pétrole.

Le conflit a non seulement affecté l'approvisionnement énergétique, mais a également perturbé le secteur de l'aviation commerciale dans la région du Golfe. Selon les autorités locales, un drone s'est écrasé près de l'aéroport de Dubaï, blessant quatre personnes, tandis que des réservoirs de carburant du port de Salalah, à Oman, ont également été attaqués. De nombreuses entreprises internationales ont dû évacuer leurs employés de Dubaï.

Du côté iranien, Ali Fadavi, conseiller du commandant en chef du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), a déclaré à la télévision d'État que les États-Unis et Israël devaient se préparer à une guerre d'usure de longue durée qui pourrait « détruire l'ensemble de l'économie américaine et mondiale ».

Le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a averti qu'il ciblerait les centres économiques et bancaires liés aux intérêts américains et israéliens. L'Iran a également déclaré avoir pris pour cible deux navires commerciaux dans le golfe Persique pour avoir pénétré dans le détroit d'Ormuz en ignorant les avertissements de la marine. Le CGRI a affirmé que Téhéran exerçait un contrôle total sur cette voie maritime stratégique.

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Le président américain Donald Trump. Photo : AFP

Les États-Unis n'ont-ils « plus d'objectif » en Iran ?

Parallèlement, lors d'un discours dans le Kentucky, le président Donald Trump a affirmé que les États-Unis « ne souhaitent pas se retirer de sitôt » de leur opération conjointe avec Israël. Cependant, dans une interview accordée à Axios, il a laissé entendre que la guerre pourrait bientôt prendre fin, car les forces américaines avaient attaqué 28 navires iraniens mouilleurs de mines et « n'ont pratiquement plus de cibles à attaquer ». Il a souligné que l'opération pourrait se terminer à tout moment.

Contrairement à cette déclaration, l'armée israélienne a indiqué que l'opération n'est pas terminée et qu'elle dispose encore d'une longue liste de cibles.

Sur le plan diplomatique, le Conseil de sécurité des Nations Unies a adopté une résolution exigeant que l'Iran cesse ses attaques contre les États du Golfe. En réaction, l'ambassadeur iranien auprès de l'ONU a dénoncé une « violation flagrante » de l'autorité de l'instance.

Il convient de noter qu'un rapport du Pentagone présenté aux législateurs américains a montré que le coût de la guerre avait dépassé 11,3 milliards de dollars au cours des six premiers jours seulement.

Les flammes du conflit se propagent.

Le conflit s'étend désormais à toute la région et connaît des développements sans précédent. L'agence de presse iranienne Fars a rapporté que, dans la soirée du 11 mars, des drones israéliens ont attaqué des cibles à Téhéran, la capitale, tuant plusieurs membres des forces de sécurité.
Peu après minuit, le 12 mars, le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a annoncé avoir lancé une opération conjointe de missiles avec le Hezbollah, visant des objectifs en Israël.

Au Liban, pays en proie à un conflit depuis la semaine dernière, la situation humanitaire s'aggrave. Le ministère libanais de la Santé rapporte que dix jours de combats ont fait plus de 630 morts et plus de 800 000 déplacés. Le 11 mars, des frappes aériennes israéliennes ont touché un immeuble d'habitation dans le centre de Beyrouth.

Fawzi Asmar, propriétaire d'une boulangerie dans la rue attaquée, a raconté avec stupeur comment il avait dû traîner sa femme et sa fille d'une pièce à l'autre, se cachant derrière les murs, juste avant l'explosion de la deuxième bombe.

En réponse aux tirs de roquettes du Hezbollah, Israël a lancé une « vague de frappes aériennes de grande envergure », tuant au moins huit personnes dans l'est du Liban.

En Iran, le ministère de la Santé a annoncé le 8 mars que plus de 1 200 personnes avaient péri lors des frappes aériennes américaines et israéliennes, un chiffre qui n'a toutefois pas été vérifié par des organismes indépendants. Des milliers de personnes se sont rassemblées à Téhéran sous haute sécurité pour rendre hommage aux commandants tombés au combat, constituant ainsi le plus grand rassemblement public depuis le début de la guerre.

Les autorités iraniennes ont confirmé que le nouveau guide suprême, l'ayatollah Mojtaba Khamenei, avait été blessé mais était sain et sauf et n'avait pas encore fait d'apparition publique. Yahya Rahim Safavi, un de ses principaux conseillers, a vivement critiqué le président américain.

Selon l'AFP
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Article paru dans le journal Nghe An

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