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Tensions au Moyen-Orient le matin du 6 mars : Israël déclare une « nouvelle phase », l'Iran se prépare à un scénario de guerre terrestre.

Hoang Bach March 6, 2026 09:07

Au petit matin du 6 mars (heure du Vietnam), les attaques de missiles au Moyen-Orient s'étaient étendues à l'Arabie saoudite et au Bahreïn, tandis que les dirigeants des États-Unis, d'Israël et d'Iran continuaient de publier des déclarations fermes, se préparant aux scénarios de confrontation les plus intenses.

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Des flammes font rage sur le site d'une frappe aérienne israélienne dans le quartier de Haret Hreik, une banlieue sud de Beyrouth, le 5 mars. Photo : AFP

Une spirale de missiles encercle la région du Golfe.

Les combats ont officiellement débordé les frontières des États du Golfe le sixième jour du conflit.

En Arabie saoudite, le ministère de la Défense a annoncé sur la plateforme X tôt le 6 mars que son système de défense aérienne avait intercepté et détruit avec succès trois missiles balistiques lancés en direction de la base aérienne Prince Sultan.

Au même moment, à Bahreïn, une attaque de missiles iraniens a provoqué un important incendie dans la plus grande raffinerie de pétrole publique du pays.

La situation sécuritaire régionale est tellement alarmante que, selon des sources diplomatiques, certains membres du personnel des ambassades occidentales à Riyad (Arabie saoudite) ont reçu l'ordre de « se confiner sur place ».

Dans ce contexte, l'OTAN a annoncé avoir renforcé son dispositif de défense antimissile balistique après la destruction d'un missile iranien visant l'espace aérien turc, pays membre de l'OTAN. L'alliance, qui compte 32 nations, s'est engagée à maintenir un niveau de vigilance élevé jusqu'à ce que la menace disparaisse.

scénario d'intervention en profondeur

Les tensions entre les parties directement impliquées atteignent un point critique, avec des déclarations intransigeantes.

Du côté américain, le président Donald Trump soutient ouvertement toute campagne offensive menée par les combattants kurdes en Iran pour renforcer l'alliance américano-israélienne.

Il convient de noter que Trump a également suscité la polémique en déclarant son intention d'intervenir directement dans la désignation du prochain guide suprême iranien après la mort de l'ayatollah Ali Khamenei. Il a écarté la possibilité que le fils de Khamenei accède au pouvoir.

Du côté israélien, le lieutenant-général Eyal Zamir, chef d'état-major de l'armée israélienne, a déclaré que l'opération conjointe américano-israélienne entrait dans une nouvelle phase visant à « anéantir » les capacités militaires de la République islamique.

« Nous avons d'autres surprises à venir que je n'ai aucune intention de révéler », a averti Zamir à la télévision.

Face à cette pression immense, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a fermement affirmé que Téhéran était prêt à toute éventualité d'attaque terrestre. Il a souligné que l'Iran attendait son adversaire et que tout débarquement constituerait un désastre majeur pour l'ennemi.

Les forces supplétives se préparent à entrer en bataille.

Au Liban, les conséquences humanitaires sont de plus en plus dévastatrices. Le ministère libanais de la Santé a revu à la hausse le bilan des frappes aériennes israéliennes, qui s'élève désormais à 123 morts et 638 blessés depuis le début de la semaine. Les derniers bombardements continuent de ravager la banlieue sud de Beyrouth.

Par ailleurs, les forces soutenues par l'Iran montrent également des signes de préparation à entrer en guerre. Plus précisément, le chef du mouvement houthi au Yémen, Abdul Malik al-Houthi, a déclaré à la télévision que le groupe avait préparé tous les scénarios possibles.

« Nous avons les armes en main, prêts à riposter à tout moment si la situation l'exige », a averti le chef houthi.

La crise continue de s'étendre.

La pression exercée par la guerre a engendré de graves répercussions sur les économies et la sécurité des pays situés en dehors de l'« épicentre ».

En Égypte, le président Abdel Fattah al-Sissi a averti que le pays était confronté à une situation économique quasi critique en raison du risque d'hyperinflation. Il a affirmé avec fermeté que les petits commerçants qui spéculent et font grimper les prix pourraient être traduits devant des tribunaux militaires.

Au Sri Lanka, suite au naufrage d'un navire de guerre iranien par un sous-marin américain au large des côtes du pays, le président Anura Kumara Dissanayake a annoncé que la marine sri-lankaise avait pris le contrôle du navire iranien IRIS Bushehr et évacué 208 marins. Le navire participait auparavant à des exercices navals dans l'est de l'Inde.

Selon l'AFP, alors que le conflit au Moyen-Orient entrait dans son septième jour, la situation devenait incontrôlable et le bilan des victimes était effroyable. En Iran, le fonds souverain a confirmé 1 230 morts, tandis que l'armée américaine a fait état de 6 victimes. Israël a affirmé avoir détruit 60 % des lanceurs de missiles iraniens et 80 % de son réseau de défense aérienne.

Une tragédie humanitaire s'abat sur le Liban : l'ordre d'évacuation sans précédent donné par Israël à Beyrouth-Sud a laissé 90 000 personnes sans abri, paralysé les transports dans un climat de panique et porté le nombre de morts à 123.

Le conflit a notamment coûté la vie à 13 personnes dans les pays du Golfe (dont une fillette de 11 ans au Koweït). Les capitales Doha (Qatar) et Tel Aviv (Israël) ont été secouées à plusieurs reprises par de fortes explosions. Le risque d'une guerre régionale est plus imminent que jamais, l'Azerbaïdjan menaçant de représailles suite à l'attaque de l'aéroport et l'Australie ayant déployé en urgence deux avions militaires dans la zone.

Selon l'AFP
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Article paru dans le journal Nghe An

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