Remédier aux infractions et renforcer la gestion des cliniques.
Compte tenu de l'évolution complexe du fonctionnement de certaines cliniques et, plus généralement, des établissements médicaux et pharmaceutiques, le Département de la santé de Nghệ An collabore avec les forces de police afin de renforcer les inspections et de traiter les infractions. Parallèlement, la numérisation des données professionnelles et l'amélioration des mécanismes de coordination interinstitutionnelle sont considérées comme des solutions essentielles pour optimiser la gestion.
Violations constatées à plusieurs reprises
Récemment, le département de la santé de Nghe An, en coordination avec la police provinciale, a intensifié les inspections, la détection et le traitement des établissements présentant des signes d'infractions dans les activités d'examen et de traitement médicaux.
Il est à noter que des infractions ont été constatées non seulement dans des établissements sans licence, mais aussi dans certains établissements agréés.
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Plus précisément, récemment, les autorités ont mené une inspection surprise de la clinique de médecine traditionnelle Tam Duc 6, appartenant à la société Tam Anh Medical Trading and Service Company Limited, située au 06 rue Phan Boi Chau, quartier Thanh Vinh.
Lors de l'inspection, le groupe de travail du ministère provincial de la Santé et de la police provinciale a constaté que les praticiens n'avaient pas enregistré leurs cabinets comme l'exige la loi ; la personne responsable de l'expertise technique n'était pas présente dans l'établissement pendant la période d'exploitation enregistrée et n'avait pas délégué son autorité.
L'établissement emploie également des praticiens sans licence ni certificat pour exercer la médecine ; et fournit des services à des endroits non spécifiés dans son permis d'exploitation.

Le 7 septembre 2026, le directeur du département de la santé de Nghe An a émis la décision n° 1646/QD-XPHC, imposant une amende totale de 152 millions de VND à la clinique de médecine traditionnelle Tam Duc 6 et suspendant son activité pendant 12 mois.
Auparavant, les activités de l'établissement avaient suscité des réactions négatives sur les réseaux sociaux. Un message publié en mars 2026 rapportait le cas d'un patient orienté vers le centre pour le traitement d'une hernie discale, puis incité à souscrire à des forfaits de soins onéreux et contraint de signer un contrat de services comportant de nombreuses clauses relatives à la fourniture et à la transmission d'informations sur l'établissement.

Selon la plainte, l'engagement exige des utilisateurs qu'ils ne nuisent pas aux autres clients en diffusant des informations négatives, en diffamant la marque ou en causant une détresse psychologique. En cas d'annulation unilatérale d'un soin avant son terme, l'établissement ne rembourse pas les frais payés après que le client a bénéficié du service.
Des incidents récents ont montré que les établissements de santé privés posent de nombreux défis en matière de gestion, notamment ceux qui opèrent au-delà de leur champ d'activité autorisé ou qui emploient du personnel de manière inappropriée.
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Depuis le début de l'année, la police provinciale de Nghệ An, en collaboration avec le secteur de la santé, a mené une vaste opération contre les pratiques douteuses liées aux consultations et aux traitements médicaux dans plusieurs établissements. Dix personnes de la clinique médicale de Nghệ An ont été poursuivies pour « escroquerie ». Selon la police provinciale, les accusés utilisaient des méthodes telles que l'exagération des problèmes de santé, la création d'anxiété et la proposition de traitements onéreux aux patients.
Concernant l'établissement « Phuc Tam 8 », la police provinciale a établi que, bien qu'enregistré pour fournir des services de soins esthétiques, de spa et de sauna, il pratiquait également illégalement des consultations, des examens et des traitements pour des troubles musculo-squelettiques. L'Agence d'enquête de sécurité a ouvert une enquête et poursuivi les accusés pour « détournement de biens ».

En reconnaissance de ces succès, le président du Comité populaire provincial a adressé, le 14 septembre, une lettre de félicitations à la police provinciale de Nghệ An pour son action dans deux affaires d'escroquerie et de détournement de fonds dans le secteur des soins médicaux. Selon cette lettre, douze personnes ont été poursuivies dans deux établissements, et le montant des pertes, supérieur à 20 milliards de dongs, a été établi, affectant plus de 10 000 clients.
Gestion des données numériques
Selon le Département de la santé de Nghe An, à la mi-septembre 2026, la province comptait 4 087 établissements médicaux et pharmaceutiques privés, dont 53 hôpitaux et centres de santé, 43 polycliniques et 670 cliniques spécialisées et centres de services médicaux.

Le réseau de soins de santé privé contribue à élargir l'accès aux services médicaux, à réduire la pression sur le système de santé public et à répondre aux besoins de santé de plus en plus diversifiés de la population.
Cependant, le grand nombre d'établissements impose également des exigences accrues en matière de gestion, notamment concernant le contrôle des conditions d'exercice, le champ de compétences et la qualité des services. Depuis le début de l'année, le Département de la gestion des cabinets médicaux et pharmaceutiques privés du Département de la santé de Nghệ An a inspecté quatre cabinets médicaux et leur a infligé des sanctions administratives, pour un montant total d'amende de 224 millions de VND. Il a également sanctionné un grossiste et cinq détaillants de médicaments, pour un montant total d'amende de 107 millions de VND.
Les inspections ont révélé des infractions dans des établissements agréés et non agréés. Parmi les infractions constatées dans les établissements agréés, on note notamment : l’exercice d’une activité dépassant le cadre de compétences autorisé ; le défaut d’entretien de conditions techniques adéquates ; le changement de personnel sans déclaration préalable ; l’utilisation de matériel médical d’origine inconnue ; ou le non-respect de la réglementation relative à l’affichage des prix des services.

Par ailleurs, les établissements non agréés présentent un risque accru. Certains emploient du personnel non qualifié ou sans certification professionnelle pour examiner et traiter directement les patients ; ils utilisent du matériel présenté comme dispositif médical, mais qui ne figure pas sur la liste des équipements autorisés. Certains établissements utilisent également des noms et une signalétique peu clairs, ce qui rend difficile l’identification de leur véritable activité.
La restructuration du modèle organisationnel a également engendré de nouvelles exigences pour la direction. Le manque de personnel d'inspection et de supervision sur le site, conjugué à l'éventuelle absence d'expertise médicale approfondie parmi l'équipe de direction locale, complique l'évaluation des services techniques et la vérification de la légalité de certains équipements et méthodes d'intervention.

Suite au transfert des inspections spécialisées à l'Inspection provinciale, le ministère de la Santé ne dispose plus d'un interlocuteur direct pour ces inspections. Il a mis en place une cellule de réception des plaintes au sein de ses services ; en cas d'incident, des équipes de vérification distinctes doivent être constituées, notamment pour les cas complexes.
Un autre problème réside dans la répartition des compétences. Le ministère de la Santé traite les infractions administratives relevant de la législation sur les examens et les traitements médicaux. Lorsqu'il y a suspicion d'infraction, le dossier est transmis à la police pour enquête et traitement selon sa compétence.
Durant ce processus, les retours des citoyens, de la presse, des réseaux sociaux et des lignes d'assistance téléphonique constituent des sources d'information importantes qui aident les autorités à détecter les irrégularités. Cependant, un sentiment d'appréhension, notamment concernant les questions de santé personnelle, fait que certains patients hésitent à dénoncer les violations de leurs droits.

Pour répondre à cette exigence, le Département de la Santé de Nghệ An accélère l'utilisation des technologies dans la gestion des cabinets médicaux et pharmaceutiques privés. Selon sa directrice, Le Thi Hoai Chung, 100 % des établissements médicaux privés agréés doivent désormais déclarer intégralement leurs données dans le système numérique, notamment leurs autorisations d'exercer, leurs procédures techniques approuvées, leurs listes de personnel, ainsi que leur champ d'activité et leur durée d'exercice.
Le système est également conçu pour gérer la rotation du personnel entre les établissements. Si un praticien n'a pas finalisé les démarches de radiation ou de réduction de son inscription auprès de son établissement précédent, le système peut l'empêcher de s'inscrire dans un nouvel établissement. Cette solution vise à limiter la pratique consistant à « emprunter » du personnel sur le papier, à s'inscrire pour une activité qui ne correspond pas à la réalité, ou à faire inscrire une même personne simultanément dans plusieurs établissements sans garantir le temps de pratique requis.
Le portail de santé numérique Nghe An intègre actuellement des fonctionnalités de recherche de praticiens, de vérification des autorisations d'exercer des établissements médicaux et de gestion de données diverses. Cette plateforme permet aux citoyens et aux organismes de gestion de consulter des informations sur les établissements, les praticiens et leurs domaines de compétences.

Parallèlement à la numérisation des données, le secteur de la santé poursuit la mise en œuvre de la directive n° 31 du Comité permanent du Comité provincial du Parti de Nghệ An relative au renforcement du contrôle des pratiques médicales et pharmaceutiques non publiques. Le ministère de la Santé conseille la province sur la définition claire des responsabilités entre les différents services, agences et autorités locales ; et, dans le même temps, il renforce sa coordination avec la police provinciale, en organisant des équipes d’inspection interservices et en ciblant les établissements présentant un risque élevé d’infractions.
Du point de vue du public, le secteur de la santé recommande de privilégier les établissements disposant d'une autorisation d'exercer ; de vérifier systématiquement les informations relatives aux autorisations, au champ de compétences, aux praticiens et aux conditions de prise en charge avant d'avoir recours à leurs services. Tout signe inhabituel observé lors d'une consultation, d'un examen, d'un traitement ou du paiement des honoraires doit également être signalé sans délai aux autorités compétentes.
Une gestion rigoureuse des cliniques et des établissements médicaux et pharmaceutiques est une exigence non seulement pour les organismes de réglementation, mais aussi pour le public. La publication des données, le renforcement des mécanismes de coordination et le signalement précoce des irrégularités constituent des freins supplémentaires au niveau local pour limiter les risques d'infractions.


