Chelsea : Ramires et les « super tactiques de Benitez »
La victoire de Chelsea face à Benfica en finale de la Ligue Europa, fruit d'une tactique fluide et ingénieuse, a valu à Lampard (auteur de deux frappes spectaculaires), à Mata (auteur de deux passes décisives) et à Torres (auteur d'une accélération parfaite sur l'ouverture du score) des éloges amplement mérités. Mais un héros méconnu de ce match époustouflant mérite d'être mentionné : le milieu de terrain Ramires.
(Baonghean.vn) -La victoire de Chelsea face à Benfica en finale de la Ligue Europa, fruit d'une tactique fluide et ingénieuse, a valu à Lampard (auteur de deux frappes spectaculaires), à Mata (auteur de deux passes décisives) et à Torres (auteur d'une accélération parfaite sur l'ouverture du score) des éloges amplement mérités. Mais un héros méconnu de ce match époustouflant mérite d'être mentionné : le milieu de terrain Ramires.
À Chelsea, l'expression familière « l'homme sans poumons » est utilisée depuis longtemps pour décrire Lampard, et ce n'est pas infondé. Cependant, l'âge le contraint à ne donner le meilleur de lui-même qu'à certains moments, tandis que Ramires, lui, conserve une endurance constante pour accélérer tout au long des matchs. En Premier League comme en Ligue Europa, Ramires excelle aussi bien en défense qu'en contre-attaque, ne laissant aucun répit à ses adversaires.

Ramires (en bleu) a joué de façon brillante lors de la finale de la Ligue Europa.
Photo : Internet - LT
Rappelez-vous, lors de la demi-finale retour de la Ligue des champions la saison dernière au Camp Nou, la contre-attaque qui a permis à Ramires d'inscrire un lob astucieux a mis en évidence sa force et son talent indéniables alors que son équipe était soumise à une pression constante.
Lors de cette finale de Ligue Europa, Ramires n'a pas été positionné en défense, mais sur le côté droit du milieu de terrain. Tout au long des deux mi-temps, Chelsea a délibérément laissé le contrôle du match à Benfica, en partie parce que ses adversaires étaient trop forts dans la possession et les passes, hormis dans la finition, et en partie parce que Chelsea avait tiré les leçons de ses cruelles défaites en finale de la Supercoupe d'Europe et de la Coupe intercontinentale plus tôt dans la saison. De plus, sans leur joueur clé, Hazard, il était impossible de développer des attaques rapides et décisives face à une équipe au style latino-américain aussi affirmé que celui de Benfica.
Il semblait que la seconde période serait celle où Benitez allait enfin déployer tout son potentiel pour reprendre le contrôle du match. Malgré les nombreuses offensives de Ramires et Osca, Chelsea paraissait patient, acceptant même la prolongation et la séance de tirs au but. Benitez fondait sans aucun doute tous ses espoirs sur Torres, un joueur réputé pour ses performances lors des grandes finales, et cette confiance fut justement récompensée par un but surgi de nulle part en début de seconde période.
Mais les maladresses d'Azpilicueta cette saison (Chelsea a souffert des erreurs de ses pires latéraux depuis de nombreuses saisons) ont contraint Benitez à chercher d'autres solutions. Et ces solutions se sont traduites par les fréquentes montées de Ramires sur l'aile droite, suite aux passes incisives de Mata en contre-attaque.
Heureusement pour Benitez, les courses infatigables de Ramires, parfois pris hors-jeu, parfois bloquées par les défenseurs adverses, ont finalement abouti à un corner crucial dans le temps additionnel, parfaitement exécuté par Ramires et les imposants défenseurs Cahill, Ivanovic et Luiz.
Il semble que la défaite crève-cœur de Benfica face à Chelsea soit davantage due au talent de sa défense qu'à celui de ses attaquants vedettes. Ce sont les défenseurs de Chelsea qui ont repoussé les dernières tentatives de Benfica, se sont portés à l'attaque et ont marqué au moment crucial. Enfin, Cahill, surgi de nulle part, a subtilisé le ballon aux pieds de Cardozo après qu'il ait dépassé Ivanovic, échappé à Ceh et se soit retrouvé à quelques centimètres de la ligne de but et du but vide.
Mais au final, ce sont les contributions discrètes de joueurs comme Ramires qui comptent. Sans lui, qui sait comment Benitez et Chelsea auraient évolué lors de leur campagne inattendue, mais finalement couronnée de succès, en Ligue Europa cette saison ?
Phu Chau


