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Le chef des renseignements des Gardiens de la révolution iraniens tué ; Téhéran proclame l'instauration d'un « nouvel ordre » dans le détroit d'Ormuz.

Hoang Bach April 6, 2026 16:06

Dans l'après-midi du 6 avril, le Moyen-Orient a continué d'être le théâtre d'événements alarmants : le Corps des gardiens de la révolution islamique iranien (CGRI) a confirmé la mort de son chef du renseignement. Simultanément, Téhéran a publié un message ferme concernant l'instauration de nouvelles règles sur la voie maritime vitale d'Ormuz.

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Des passants défilent devant un panneau indiquant « Le détroit d'Ormuz reste fermé » à Téhéran, en Iran, le 5 avril 2026. Face à la quasi-paralysie de cette voie maritime due au conflit, Oman et l'Iran négocient actuellement des solutions pour fluidifier le trafic dans la zone. Photo : AFP

Selon un communiqué diffusé sur la chaîne Telegram officielle des Gardiens de la révolution dans l'après-midi du 6 avril, le général de division Majid Khademi, chef du service de renseignement des Gardiens de la révolution, a été tué lors d'une frappe aérienne tôt ce matin-là.

Le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a accusé la coalition américano-israélienne d'être à l'origine de l'attaque, la qualifiant d'« attaque terroriste criminelle ».

Le départ de l'une des figures les plus influentes des services de renseignement iraniens devrait faire basculer le conflit actuel vers un niveau de représailles inédit, plus intense et imprévisible.

Dans un développement directement lié au contexte sécuritaire régional, les forces navales du Corps des gardiens de la révolution islamique ont annoncé qu'elles finalisaient leurs préparatifs pour la mise en œuvre de nouvelles conditions opérationnelles dans le détroit d'Ormuz.

Sur la plateforme de médias sociaux X, la marine des Gardiens de la révolution a souligné l'application d'un « nouvel ordre dans le golfe Persique », tout en avertissant que le trafic dans le détroit « ne reviendra jamais à son état antérieur, en particulier pour les États-Unis et Israël ».

Cette position intransigeante de Téhéran intervient peu après que le président américain Donald Trump a continué de proférer des menaces. Le chef de la Maison Blanche a déclaré qu'il lancerait des frappes aériennes contre les centrales électriques iraniennes et les infrastructures civiles essentielles si la voie maritime n'était pas rouverte.

Depuis l'escalade du conflit le 28 février, le commerce via le détroit d'Ormuz est quasiment paralysé, perturbant gravement l'acheminement d'environ 20 % du pétrole et du gaz mondiaux. Actuellement, l'Iran n'autorise qu'un trafic maritime très limité sur cette voie.

Récemment, des législateurs iraniens ont même proposé d'imposer des droits et des taxes sur les navires traversant le détroit.

Malgré l'exacerbation des tensions militaires, les efforts diplomatiques pour sortir de l'impasse se poursuivent. L'agence de presse officielle omanaise a rapporté le 5 avril que des responsables omanais et iraniens avaient tenu des discussions visant à assouplir les restrictions maritimes dans le détroit d'Ormuz, dans l'espoir de contribuer à la résolution de la crise énergétique mondiale imminente.

Selon l'AFP
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Article paru dans le journal Nghe An

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