Indice SIPAS 2025 : Nghe An se classe 11e au niveau national, avec un taux de satisfaction de 84,33 %.
Selon une annonce du ministère de l'Intérieur du 11 mai, Nghe An s'est classée 11e sur 34 provinces et villes dans l'indice de satisfaction des citoyens à l'égard des services des agences administratives de l'État (SIPAS) en 2025, atteignant 84,33 %, soit 1,24 point de pourcentage de plus que la moyenne nationale.

Le ministère de l'Intérieur vient de publier les résultats de l'indice SIPAS 2025, qui mesure le niveau de satisfaction des citoyens vis-à-vis des services des administrations publiques à l'échelle nationale. L'enquête a été menée dans 720 communes et quartiers répartis dans 34 provinces et villes, auprès de 36 000 questionnaires. Parmi ceux-ci, 35 649 étaient valides, soit un taux de réponse de 99,03 %.
Les résultats montrent que le niveau de satisfaction national global en 2025 a atteint 83,09 %, soit une baisse de 0,78 % par rapport à 2024, mais toujours supérieur aux 0,43 % de 2023. Au classement national, Nghe An a obtenu 84,33 %, se classant 11e sur 34 localités, ce qui la place dans le groupe supérieur et dépasse la moyenne nationale.
Les trois localités en tête sont Hai Phong (91,12 %), Quang Ninh (88,33 %) et Dong Nai (87,16 %). Les trois provinces en queue de peloton sont Lai Chau (77,92 %), Lang Son (78,80 %) et Cao Bang (78,87 %). L'écart entre les localités les mieux classées et les moins bien classées atteint 13,2 points de pourcentage, révélant des disparités importantes dans la qualité des services administratifs entre les régions.
Les résultats de l'enquête SIPAS 2025 mettent également en lumière plusieurs problèmes importants en matière d'administration publique. Parmi ceux-ci figurent les possibilités limitées de participation citoyenne et les mécanismes de retour d'information insuffisants. Le taux de satisfaction concernant les possibilités de participer à l'élaboration et à la mise en œuvre des politiques s'élevait à 82,83 %, soit une baisse de 0,30 % par rapport à 2024. Le taux de satisfaction concernant le traitement des commentaires et suggestions par le Centre de services administratifs publics/Guichet unique était de 82,49 %, soit une baisse de 0,92 % par rapport à 2024. Ce domaine demeure celui où le niveau de satisfaction est le plus faible et n'a pas connu d'amélioration significative au fil des ans.
Le pourcentage de citoyens participant à l'élaboration des politiques par le biais de diverses formes de consultation est inférieur à 50 %, la consultation directe lors des réunions de résidents atteignant le taux le plus élevé à 46,83 %, tandis que les consultations en ligne ne représentent qu'environ 10 %.
Les canaux d'information traditionnels restent prédominants : les canaux directs sont les plus utilisés par les citoyens pour accéder aux informations politiques, donner leur avis sur les politiques publiques et effectuer des démarches administratives. Les autres canaux en ligne ne sont utilisés que par 39,11 % des citoyens pour accéder aux informations politiques, 21,18 % pour donner leur avis sur les politiques publiques et 29,87 % pour effectuer des démarches administratives (entièrement ou partiellement en ligne). Cela indique que la transformation numérique de l'information et des services publics n'a pas encore pleinement porté ses fruits pour la population.
Le problème du harcèlement et des frais indus persiste : 11,05 % des citoyens déclarent être victimes de harcèlement de la part de certains agents publics ; 8,88 % indiquent avoir dû payer des frais supplémentaires au-delà du montant réglementé. Bien que ce pourcentage reste faible, le problème est présent dans toutes les localités et affiche une légère hausse par rapport à l’année précédente.
Selon le ministère de l'Intérieur, les citoyens nourrissent actuellement de très fortes attentes quant à la réforme administrative. Ils souhaitent notamment renforcer les compétences des fonctionnaires, améliorer la qualité du traitement des plaintes et des pétitions, et consolider les infrastructures de services publics. Ce niveau d'attente est largement partagé à l'échelle nationale, sans distinction notable entre les localités.


