La guerre entre les États-Unis et l'Iran exerce une pression considérable sur l'arsenal de missiles de Washington.
De nombreux parlementaires américains commencent à s'interroger sur la diminution des réserves de munitions du pays, tandis que l'Iran continue d'exercer une pression importante.

Selon l'AFP, les forces iraniennes mènent des attaques continues contre le Moyen-Orient à l'aide de missiles et de drones. Cette situation perdure depuis la rupture du cessez-le-feu entre les deux pays. De ce fait, les États-Unis s'inquiètent de plus en plus de l'approvisionnement en armes interceptrices. À titre d'exemple, l'armée américaine a annoncé avoir abattu plusieurs missiles balistiques tirés par Téhéran. Il s'agissait d'une tentative d'attaque surprise de l'Iran, menée après une frappe aérienne meurtrière contre des troupes américaines en Jordanie.
De nombreux parlementaires ont commencé à s'interroger sur les réserves de munitions des États-Unis. Ce scepticisme est apparu dès le début de la guerre. Le sénateur Chris Van Hollen a déclaré sur ABC que les États-Unis étaient à court de missiles intercepteurs, soulignant qu'il s'agissait d'armes essentielles à la protection des soldats américains. Le sénateur démocrate a averti que ces munitions diminuaient quotidiennement, ce qui représentait un risque important en cas de nouveaux conflits.
Le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, a déjà minimisé les inquiétudes concernant les stocks d'armements. L'armée américaine n'a pas encore communiqué d'informations détaillées sur son inventaire actuel de missiles intercepteurs. Cependant, les médias américains ont rapporté les propos du général Dan Caine, chef d'état-major des armées, qui s'est dit préoccupé par une possible diminution de ces réserves.
Interrogé sur la question, le président Donald Trump a déclaré que les stocks de munitions étaient suffisants. Il a toutefois affirmé que le gouvernement souhaitait les augmenter. S'adressant aux journalistes à bord d'Air Force One, Trump a indiqué que les États-Unis disposaient d'une grande variété de munitions. Néanmoins, pour certains systèmes d'armes sophistiqués, l'administration souhaite certainement en acquérir davantage. Le président Trump a également pris pour cible son prédécesseur, Joe Biden, affirmant que le président démocrate avait transféré trop d'armes à l'Ukraine, une décision censée aider Kiev à se défendre contre les frappes aériennes russes.
En réalité, la campagne militaire contre l'Iran a considérablement réduit l'arsenal américain. Le Centre d'études stratégiques et internationales (CSIS) a publié cette semaine une analyse montrant une baisse significative des systèmes de missiles de défense aérienne Patriot et THAAD. Avant le conflit, les États-Unis disposaient de plus de 2 300 missiles Patriot et de plus de 450 missiles THAAD. Le CSIS estime que ces chiffres ont été réduits de moitié environ après cinq mois de combats.
L'organisation CSIS a estimé que la campagne de défense aérienne avait été globalement un succès. Le taux d'interception était élevé, bien que non parfait. Cependant, ce résultat a nécessité l'utilisation d'un très grand nombre de missiles intercepteurs.


