Je souhaite une bonne année « les mains vides »

January 16, 2014 17:29

(Baonghean) - Le Secrétariat central vient de publier le document n° 178-CV/T.Ư demandant aux comités provinciaux et municipaux du Parti, aux comités du Parti, aux groupes du Parti, aux comités du Parti relevant directement du Comité central et aux comités du Parti des unités de service public de niveau central de mettre strictement en œuvre la politique du Parti et de l'État en matière de pratique de la frugalité, de lutte contre le gaspillage et de bonne organisation des activités pour le Nouvel An lunaire de l'année du Cheval (2014).

(Baonghean) - Le Secrétariat central vient de publier le document n° 178-CV/T.Ư demandant aux comités provinciaux et municipaux du Parti, aux comités du Parti, aux groupes du Parti, aux comités du Parti relevant directement du Comité central et aux comités du Parti des unités de service public de niveau central de mettre strictement en œuvre la politique du Parti et de l'État en matière de pratique de la frugalité, de lutte contre le gaspillage et de bonne organisation des activités pour le Nouvel An lunaire de l'année du Cheval (2014).

L'un des points du document officiel qui retient particulièrement l'attention du public est l'« interdiction stricte de toute forme de cadeau du Têt offert aux supérieurs ». Force est de constater que cette mesure est populaire et bien accueillie par la population, mais elle suscite également une vive inquiétude, illustrant l'adage « C'est facile à dire, mais difficile à faire ».

Chacun sait que s'offrir des cadeaux pendant le Têt (Nouvel An lunaire) est une belle tradition millénaire. Après une année de dur labeur, le Têt est l'occasion pour les familles de se retrouver et d'offrir un petit présent pour exprimer son affection. Cependant, au fil du temps, ces cadeaux ont souvent perdu leur véritable signification. L'affection manifestée lors de chaque visite pendant le Têt est probablement bien moindre que l'intention (ou même le dessein) de celui qui offre le cadeau. Depuis de nombreuses années, s'offrir des cadeaux pendant le Têt est devenu une coutume assez courante dans les relations professionnelles.

Chaque printemps, les foules se pressent pour rencontrer… leurs supérieurs. Certains offrent des bouteilles de vin, d'autres des enveloppes d'argent ; les cadeaux de Nouvel An deviennent soudain une mesure du « respect » que les subordonnés portent à leurs supérieurs, et entre supérieurs eux-mêmes. La valeur de chaque cadeau est directement proportionnelle aux « messages implicites » du donateur, qui ne manqueront pas de mettre le destinataire dans une situation de dette. Pourtant, il est difficile de résister à l'attrait des cadeaux de Nouvel An. Ils « amplifient » la valeur de la position du destinataire et ont une valeur matérielle (parfois considérable). Dès lors, comment renoncer facilement aux cadeaux de Nouvel An si l'on a affaire à un supérieur qui n'est pas un modèle ou qui manque d'intégrité ?

Ce n'est peut-être pas le moment de chercher des coupables, mais plutôt de se concentrer sur la manière de régler ce problème. Certes, c'est difficile, mais pas impossible. À titre d'exemple, dans notre propre province, nous avons vu de nombreux dirigeants refuser les pots-de-vin… Il y a même eu des cas où des fonctionnaires ont utilisé ces pots-de-vin pour aider les plus démunis. Ce sont des signes que tout le monde n'est pas mauvais, et cela nous donne confiance : si nous sommes déterminés, si nous mettons en œuvre cette solution non seulement par des mécanismes et des inspections, mais aussi par une conduite exemplaire, nous réussirons assurément.

Il est bon de rappeler qu'il y a peu, lors de la mise en œuvre de la « Directive dix-sept » du Comité provincial du Parti interdisant aux fonctionnaires de consommer de l'alcool pendant leur pause déjeuner, nombreux étaient ceux qui doutaient de son efficacité. Aujourd'hui, la situation est différente : la directive commence à porter ses fruits et bénéficie du soutien de la majorité des fonctionnaires. Au départ, une certaine gêne s'est fait sentir, car la mesure n'était pas nouvelle, mais ses avantages sont indéniables. Désormais, tout le monde semble l'apprécier, car il n'y a plus besoin de trinquer, de boire, de s'enivrer, ni de subir de pression… L'image du fonctionnaire ivre au bureau s'est estompée, et, plus réjouissant encore, a même disparu dans de nombreux endroits. La population lui fait confiance et en a une perception positive.

Parlons maintenant des vœux et des cadeaux du Nouvel An. Espérons que le même principe s'applique. Certains se demandent : « Devrions-nous vraiment présenter nos vœux les mains vides ? » Non, pas les mains vides, mais avec affection et sincérité. Cela peut paraître étrange, mais si cela existe, c'est quelque chose qui ne s'achète pas avec des cadeaux !

Cerise

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Article paru dans le journal Nghe An

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