Un recueil de poèmes de six vers du poète Văn Hiền
Sélectionné et présenté par la journaliste et poétesse Pham Thuy Vinh.

Quand on évoque le poète Văn Hiền, on se souvient de lui non seulement comme d'un journaliste chevronné de la province de Nghệ An (il fut rédacteur en chef adjoint du journal local), et comme de l'initiateur du transfert des sépultures de plus de 500 journalistes martyrs de tout le pays à la pagode Da, également connue sous le nom de pagode Âu Lạc, mais aussi comme l'auteur du célèbre poème « Ne m'appelez pas martyr inconnu ». La force de ce poème tient non seulement à l'émotion profonde qu'il suscite, mais aussi au fait que, par la suite, des milliers de tombes de martyrs ne furent plus considérées comme « inconnues », mais comme celles de « martyrs dont on n'a pas encore retrouvé les noms ni les lieux d'origine ».
La poésie de Van Hien est aussi simple et sincère que l'homme lui-même. Il a choisi la forme du vers de six à huit syllabes, qui est aussi sa force. Outre les thèmes des soldats, de la guerre et des souvenirs, la poésie de Van Hien explore également un univers d'émotions profondément cher à son cœur : la patrie, l'enfance et les liens humains.
Ce recueil de poèmes lục bát, publié dans Nghe An Weekend, replongera les lecteurs dans les souvenirs les plus familiers de chacun. Il comprend notamment le dernier poème qu'il a écrit peu après sa sortie de l'hôpital, où il exprime une profonde gratitude envers l'équipe médicale qui lui a sauvé la vie. Ce n'est pas seulement un remerciement à un bienfaiteur, mais aussi un hommage à l'humanité, à ces mains qui ont apporté l'espoir dans les moments les plus difficiles.
À la recherche de chansons folkloriques
Aider la jeune génération à réciter des chansons folkloriques.
Si la rivière est longue, il faut porter un corsage de soie pour la traverser.
Comptine pour enfants : feuilles de palmier qui flottent
Le rythme entraînant des tambours de l'opéra traditionnel incitait les villageois à entrer dans la cour.
La paille et les tiges de riz ont peiné pendant des générations.
Nong nia reprend l'air du pauvre homme en langue vernaculaire.
La rive du fleuve est ronde comme un banian.
Et puis il y a les étoiles scintillantes la nuit de la pleine lune.
Pieds nus, à la recherche des souvenirs du passé.
Laissez les buffles paître au soleil, et moi je resterai là à fredonner.
À la recherche de l'âme des chansons folkloriques
Nous avons vu des aigrettes voler avec grâce sous la haute canopée de bambous du village.
Se heurter à la faucille et à la faux du soleil radieux.
L'air est imprégné du riche parfum de la terre boueuse de la saison des semailles.
La pluie tombe sur les arbres.
La pluie nourrit les arbres - La pluie fait fleurir les fleurs
Une nostalgie des champs en mars.
La pluie réveille le sol alluvial endormi.
Des tilapias dans le ruisseau, dans la cour près de l'étang.
chanson folklorique du dragon et du serpent à dos nu
Des gouttes de pluie qui roulent innocemment depuis des temps immémoriaux.
De retour dans ma ville natale, je lève les yeux au ciel et j'espère qu'il pleuvra.
Une nuit de rêves agités, imprégnée de la saison des rêves.
Les bosquets de bambous se dressent, hauts et vides, leurs feuilles vertes nues.
Le chant du coucou s'est glissé dans mon rêve.
Pluie sur les arbres - Pluie d'enfance
Un murmure de sommeil et d'éveil de part et d'autre du mois de mai.
Berceuse
Oh, l'arbre dort paisiblement.
Oublie les jours de dur labeur, rassemble les nuages pour te couvrir.
Oubliez le soleil de plomb et le bourdonnement des cigales.
Oublie les yeux rougis, oublie les mots secs et rauques.
Oubliez la rivière qui a atteint son fond et qui est à sec.
Oubliez la forêt qui perd ses feuilles, ou l'inondation qui rompt les digues.
Oubliez le chant des oiseaux dans la bambouseraie.
J'attends avec impatience la nuit où elles se rassemblent pour construire leurs nids, et la saison où elles peuvent se reproduire.
Nous berçons les arbres pour les endormir, et les arbres nous bercent pour nous endormir.
La tige élancée draine son essence pour nourrir les pousses verdoyantes.
Qui voudrait construire des remparts et des fortifications ?
L'arbre verdit silencieusement aux côtés des hommes.
Envoyez la chemise blanche
(Dédié à l'équipe médicale du Département de chirurgie cardiovasculaire et thoracique)
Hôpital général de Nghe An
Combien de visages anxieux
Je suis venu ici dans l'espoir de mettre fin aux souffrances de cette longue nuit.
Médicaments partagés chaque matin
Et ce désir s'est transformé en une absence prolongée, confiné au fauteuil roulant.
La voix était claire et mélodieuse.
Les infirmières deviennent comme des membres de la famille.
Des mains douces sur la peau
C'était comme si ses vieux yeux ridés s'étaient soudainement illuminés à nouveau.
Où existe-t-il une discrimination entre riches et pauvres ?
Ici, l'air est parfumé d'amour du matin au soir !
Oh, l'uniforme blanc de ma patrie !
Instiller la foi pour surmonter ce voyage ardu.


