La fille de Saddam Hussein est recherchée.
(Baonghean) - Raghad Hussein, fille du défunt président Saddam Hussein, est recherchée par les autorités irakiennes pour son implication avec l'EI, Al-Qaïda et le parti Baas, aujourd'hui dissous.
Le 4 février, les services de sécurité irakiens ont publié les noms de 60 personnes recherchées pour suspicion de liens avec l'« État islamique » (EI) autoproclamé – auteur de nombreux attentats terroristes à travers le monde ces dernières années – et des groupes terroristes takfiris liés au réseau terroriste international al-Qaïda.
![]() |
Raghad Hussein (à droite) est activement recherché par les autorités irakiennes pour son implication dans des activités terroristes dans le pays. |
Parmi les soixante personnes visées par les poursuites les plus sévères engagées par les autorités irakiennes pour leur implication présumée dans des activités terroristes figure Raghad Hussein, fille de l'ancien président Saddam Hussein, qui réside actuellement en Jordanie. Les autorités irakiennes l'accusent d'avoir apporté un soutien financier à un réseau terroriste lié à une série d'attaques contre les forces de la coalition en Irak.
Selon l'armée irakienne, les attaques perpétrées par les insurgés impliquent souvent des lance-grenades et des bombes artisanales. Début 2007, Interpol avait publié une photo de Raghad Hussein sur son site web, la soupçonnant, ainsi que ses collaborateurs, d'aider les forces insurgées à mener des attaques terroristes en Irak.
Selon certaines sources, outre Raghad, la liste des personnes recherchées par l'Irak comprend également 28 individus soupçonnés d'être liés à l'État islamique, 12 militants d'Al-Qaïda et 20 membres du parti Baas, fondé par l'ancien président irakien Saddam Hussein. Tous les suspects sont irakiens, à l'exception de Maan Bashour, ancien secrétaire général de la Conférence des États arabes, de nationalité libanaise et accusé de recruter des combattants pour participer à des activités terroristes en Irak, d'après le journal Asharq al-Awsat. Un nom notable manque à l'appel : celui du chef terroriste de l'État islamique, Abou Bakr al-Baghdadi. Pour expliquer cette absence, Sadeq Abdulrahman, directeur d'Interpol en Irak, a déclaré qu'al-Baghdadi était déjà recherché et qu'Interpol avait émis une notice rouge, rendant toute action supplémentaire inutile. De plus, il est recherché dans le monde entier, et pas seulement en Irak.
La publication par l'Irak de sa liste de personnes recherchées pour terrorisme intervient alors que le gouvernement s'efforce de rétablir la sécurité et la stabilité de ses citoyens grâce à une campagne d'éradication du terrorisme, notamment après avoir chassé avec succès les combattants de l'EI de leurs bastions en Irak en 2017. Selon un responsable de la sécurité anonyme, il s'agit des terroristes les plus recherchés par les forces de l'ordre et les agences de sécurité, et c'est la première fois que l'Irak publie une telle liste.



