Dévouement ou simple volonté d'« éviter la relégation » ?

May 22, 2013 12:41

(Baonghean) - Dans une société civilisée, lorsqu'une personne à qui l'on a confié une responsabilité ne remplit pas ses devoirs, elle démissionne généralement volontairement par respect de soi.

Les médias nous montrent que dans de nombreux pays, des maires et ministres aux premiers ministres et présidents, présentent parfois des excuses publiques au peuple ou démissionnent volontairement suite à une déclaration malheureuse, un incident impliquant un proche ou un problème lié à leur domaine de responsabilité. Certains démissionnent également car ils prennent conscience que, face à des événements malheureux, même s'ils n'y sont pour rien, ils doivent assumer leurs responsabilités de dirigeants. La démission, bien que difficile, est pour eux nécessaire et souhaitable. Elle fait partie intégrante de la vie politique.

Dans notre pays, depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours, de nombreux responsables, tels que Chu Van An, Nguyen Binh Khiem, Nguyen Cong Tru, Nguyen Sinh Sac, etc., ont démissionné de leurs fonctions pour diverses raisons, témoignant ainsi de leur intégrité et de leur esprit d'érudition. Plus récemment, le Dr Nguyen Ke Hao, directeur du Département de l'enseignement primaire (ministère de l'Éducation et de la Formation), et Le Huy Ngo, ministre de l'Agriculture et du Développement rural, ont démissionné volontairement, s'attirant ainsi le respect du peuple.

En réalité, à différents niveaux et dans différents secteurs, certains responsables manquent de sens des responsabilités, s'acquittent mal de leurs fonctions, voire commettent des infractions et des manquements justifiant des sanctions disciplinaires. Malgré la perte de confiance du public, ils refusent de démissionner. En effet, « il est facile de nommer quelqu'un, mais difficile de le destituer ».

M. Nguyen Si Dung, chef adjoint du Bureau de l'Assemblée nationale, a écrit : « La démission relève davantage de la culture que du droit ; la sanction ici est la conscience. S'il existe une culture politique fondée sur la conscience, alors démissionner en cas de manquement à ses devoirs est presque une obligation… Dans de nombreux pays, des individus à fort potentiel économique s'engagent plus tard en politique… Pour eux, la politique est une vocation, non un moyen de subsistance. Ils disposent déjà d'une situation financière solide, ce qui facilite grandement leur démission. Au Vietnam, en revanche, certains s'engagent en politique pour des raisons économiques, ce qui engendre la corruption. On peut être un bon dirigeant au départ, mais le pouvoir corrompt. »

Les responsables qui s'accrochent à leurs fonctions sont comparables aux citoyens qui s'accrochent à leur statut de ménages pauvres. La seule différence réside dans le fait que les citoyens s'accrochent à leur statut de ménages pauvres pour bénéficier de politiques publiques préférentielles, tandis que les responsables s'accrochent à leurs fonctions au nom de leur « contribution » continue à la collectivité.


Dang Anh Dung (secrétaire adjoint du comité du parti du district de Thanh Chuong)

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Article paru dans le journal Nghe An

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