Le XIVe Congrès national du Parti communiste vietnamien entame son troisième jour de travaux.
Le matin du 21 janvier, le 14e Congrès national du Parti entamait son troisième jour de travaux après les séances préparatoires et d'ouverture, au Centre national des congrès.

Hier après-midi, les délégués ont travaillé au sein de leurs délégations respectives, discutant des documents du Congrès.
Présentant le rapport sur les documents à soumettre au 14e Congrès national le matin du 20 janvier, le secrétaire général To Lam a déclaré que les projets de documents à soumettre au Congrès comprennent : le projet de rapport politique du 13e Comité central du Parti ; le projet de rapport résumant certaines questions théoriques et pratiques relatives au processus de réforme à orientation socialiste au Vietnam au cours des 40 dernières années ; et le projet de rapport résumant 15 années de mise en œuvre de la Charte du Parti (2011-2025) ainsi que des propositions et orientations pour la modification et le complément de ladite Charte.

Plus précisément, le projet de rapport politique intègre trois rapports de manière synchronisée : le rapport politique, le rapport socio-économique et le rapport résumant le travail de construction du parti, formant un ensemble unifié, complet, ciblé, concis, facile à comprendre, facile à mémoriser et facile à mettre en œuvre.

Selon le secrétaire général, le programme d'action visant à mettre en œuvre la résolution du XIVe Congrès national constitue une « avancée majeure » par rapport aux congrès précédents, définissant clairement les « sujets, la feuille de route, les ressources et les objectifs » de la mise en œuvre de la résolution du XIVe Congrès national.
Lors de la finalisation du document, le Comité central du Parti, le Bureau politique et le Secrétariat ont accordé une importance particulière à la mobilisation de l'intelligence collective, au renforcement de la démocratie et à une écoute attentive des voix des membres du Parti, du peuple, des intellectuels, des scientifiques, des chefs d'entreprise, des artistes, des cadres, des militaires et des compatriotes, tant au pays qu'à l'étranger. En un seul mois, près de 5 millions d'avis ont été transmis à la Sous-commission chargée du document, contribuant ainsi à l'élaboration d'un rapport politique qui « cristallise la sagesse et la force du peuple ».
Le Secrétaire général a souligné que les objectifs de développement pour 2026-2030 et la vision pour 2045 constituent de grandes aspirations et des mesures concrètes. La devise du Congrès, « Unité – Démocratie – Discipline – Innovation – Développement », est « un appel à l’action, un mandat de responsabilité face à l’histoire ». Le XIVe Congrès a la responsabilité historique d’établir des décisions politiques qui serviront de tremplin à la réalisation des deux objectifs stratégiques centenaires du pays.
L'objectif global est de maintenir un environnement pacifique et stable ; de réaliser un développement national rapide et durable ; d'améliorer et de rehausser les conditions de vie de la population ; d'atteindre une autonomie stratégique, une autosuffisance et une confiance solides, et de progresser avec force dans cette nouvelle ère pour la nation. Le Vietnam ambitionne de devenir un pays en développement doté d'une industrie moderne et d'un revenu intermédiaire supérieur d'ici 2030 ; et de concrétiser la vision d'un Vietnam socialiste pacifique, indépendant, démocratique, prospère, civilisé et heureux d'ici 2045.
Le Vietnam vise à atteindre un taux de croissance annuel moyen du produit intérieur brut (PIB) de 10 % ou plus pour la période 2026-2030 ; et un PIB par habitant d'environ 8 500 dollars américains par an d'ici 2030.
Pour atteindre les objectifs susmentionnés, le Rapport politique définit 12 grandes orientations, 6 tâches clés et 3 avancées stratégiques ; le programme d’action comprend des tâches concrètes immédiatement applicables. Son esprit se résume en 8 points essentiels, soulignant l’exigence : « choisir judicieusement – agir rapidement – mener à bien – évaluer par les résultats ».
Parmi ces huit points, le rapport souligne la nécessité de perfectionner les institutions de développement et l'état de droit socialiste, en prenant la mise en œuvre comme référence ; d'établir un nouveau modèle de croissance fondé sur l'économie de la connaissance, l'économie numérique, l'économie verte et l'économie circulaire ; de faire de la science, de la technologie, de l'innovation et de la transformation numérique le moteur central ; et de considérer la culture et le peuple comme le fondement spirituel, la force endogène, les ressources et le moteur du développement national.
Le reste du contenu comprend le maintien de la paix pour le développement et le développement pour renforcer la puissance nationale globale ; la construction et la rectification du Parti et du système politique pour qu'ils soient propres, forts et complets, le travail du personnel étant la « clé des clés » ; la construction d'une société vietnamienne saine, disciplinée, civilisée, sûre et développée ; et l'unité nationale comme fondement de la puissance nationale.

Concernant les trois axes stratégiques majeurs, le Secrétaire général a indiqué que le document met en lumière des avancées significatives au niveau des institutions et de leur mise en œuvre ; au niveau des ressources humaines, notamment des ressources humaines hautement qualifiées liées à la science, à la technologie et à l’innovation ; et au niveau des infrastructures modernes et adaptées. Ces trois axes sont intrinsèquement liés : les institutions ouvrent la voie, les ressources humaines déterminent le rythme et la qualité, et les infrastructures créent l’espace et la dynamique nécessaires.
Le principe fondamental énoncé dans le document est « le peuple est le fondement », affirmant que le peuple est le centre, le sujet, le but, la force motrice et la ressource du développement ; toutes les directives et politiques visent à améliorer la vie matérielle et spirituelle du peuple, à garantir son droit à l'autonomie, à le respecter, à l'écouter et à compter sur lui.
Le document souligne également la nécessité d'une mise en œuvre efficace, en mettant en avant la responsabilité de chaque niveau, secteur et fonctionnaire ; en surmontant résolument la situation de « beaucoup parler mais peu agir », de « bien dire mais mal faire », de « dire une chose et en faire une autre », le manque d'inspection et de supervision, des objectifs élevés mais une mise en œuvre lente et une faible efficacité.


