Il ne reste plus qu'« une dernière question à régler » aux négociations de paix en Ukraine.
Le 22 janvier, le président russe Vladimir Poutine devrait rencontrer à Moscou des envoyés du président américain Donald Trump pour une réunion importante. Cette rencontre intervient peu après que Trump a déclaré qu'un accord pour mettre fin au conflit en Ukraine était « relativement proche », et que la partie américaine a confirmé que les négociations n'étaient bloquées que sur « un dernier point ».

Selon Reuters, le président russe Vladimir Poutine discutera du plan de paix avec deux figures clés du côté américain : l’envoyé spécial Steve Witkoff et Jared Kushner, le gendre du président Trump.
S’exprimant lors d’une réunion du Conseil de sécurité russe tard dans la soirée du 21 janvier, Poutine a confirmé que la réunion visait à « poursuivre le dialogue sur une solution au problème ukrainien ».
Par ailleurs, des questions telles que l'idée de Trump d'établir un « Conseil de paix » et la question du gel des avoirs russes seront également sur la table des négociations.
Avant de s'envoler pour Moscou, Steve Witkoff a tenu des propos optimistes en marge du Forum économique mondial (FEM) de Davos, en Suisse. « Je pense que nous avons fait de grands progrès », a-t-il déclaré, révélant que les négociations portaient désormais sur « un dernier point ». Il n'a cependant pas précisé de quel point il s'agissait.
Le président américain Donald Trump s'est également dit confiant quant à la possibilité de parvenir à un accord. « Je pense qu'on peut dire que nous sommes très proches d'un accord », a déclaré M. Trump, tout en soulignant la nécessité pour les deux parties de cesser les négociations et de trouver un terrain d'entente. Il a également averti qu'un échec dans ce processus serait « imprudent » pour les deux camps.
Les États-Unis ont mené des discussions séparées avec la Russie, l'Ukraine et les dirigeants européens sur diverses propositions de paix. Cependant, malgré les engagements répétés de Washington, aucun accord formel n'a encore été signé.
La Russie affirme que les dirigeants européens tentent d'entraver les négociations en imposant des conditions qu'ils savent inacceptables pour Moscou. Poutine a maintes fois réaffirmé que la Russie est ouverte au dialogue, mais considère ce conflit comme un tournant dans ses relations avec l'Occident.
Parallèlement, l'Ukraine et d'autres pays européens maintiennent une position ferme : il ne faut pas permettre à la Russie d'atteindre ses objectifs militaires, craignant que cela ne menace la sécurité future de l'OTAN – une accusation que Moscou a toujours niée.
À Davos, le secrétaire général de l'OTAN, Mark Rutte, a exprimé sa confiance dans l'engagement du président Trump envers l'Ukraine. « Je n'en ai jamais douté. Ce qu'il nous faut, c'est nous concentrer sur l'objectif ukrainien », a-t-il souligné.


