Négociations entre les États-Unis et l'Iran : quatre groupes de discussion spécialisés ont été créés.
Les médias d'État iraniens ont annoncé la conclusion des discussions techniques entre l'Iran et les États-Unis en Suisse. Les deux parties se sont entendues sur la création de groupes de travail chargés de traiter les questions nucléaires et les sanctions.

Selon l'AFP, l'agence de presse officielle iranienne (IRNA) a cité le vice-ministre des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, qui a déclaré que les négociateurs avaient décidé de créer quatre groupes de travail spécialisés. Ces groupes sont chargés des questions suivantes : levée des sanctions ; questions nucléaires ; reconstruction et développement économiques ; et suivi et application des accords.
Selon le vice-ministre Garibabadi, les préparatifs de la prochaine réunion sont terminés. Y participeront le président du Parlement iranien, Mohammad-Bager Ghalibaf, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Arakchi, le vice-président américain, J.D. Vance, ainsi que le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, et le Premier ministre qatari, Cheikh Mohammed ben Abderrahman Al Thani.
Le premier cycle de pourparlers techniques entre les États-Unis et l'Iran s'est conclu le soir du 22 juin. Le ministre iranien des Affaires étrangères a déclaré que les discussions pourraient aboutir à la levée des restrictions sur les exportations de pétrole iranien, au déblocage de certains avoirs gelés et à l'élaboration d'un plan de reconstruction de l'Iran.
Du côté américain, le secrétaire d'État Marco Rubio est confronté cette semaine à une mission diplomatique délicate. Il devra convaincre les dirigeants des pays arabes du Golfe d'approuver l'accord entre les États-Unis et l'Iran.
Les pays du Golfe craignent désormais que des concessions excessives de la part de Washington ne renforcent la position de Téhéran, ce qui pourrait modifier l'équilibre sécuritaire et perturber les flux pétroliers dans la région.
Conformément au programme, M. Rubio arrivera aux Émirats arabes unis (EAU) le 23 juin. Il poursuivra ensuite son programme au Koweït et à Bahreïn pour travailler avec des responsables du Conseil de coopération du Golfe (CCG) – une alliance monarchique qui comprend l'Arabie saoudite, le Qatar et Oman.
Les États du Golfe s'intéressent principalement aux termes du projet d'accord. Ce document n'impose actuellement aucune limite au programme de missiles balistiques iraniens. Par ailleurs, le projet propose la création d'un fonds de reconstruction de 300 milliards de dollars.
Ces réglementations sont susceptibles d'accroître l'influence régionale de Téhéran et de renforcer son contrôle sur les voies maritimes pétrolières vitales.
Les alliés de Washington dans le Golfe ont payé un lourd tribut depuis le déclenchement du conflit iranien par les États-Unis et Israël. Les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG), notamment Bahreïn, le Koweït, Oman, l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, qui accueillent des forces militaires américaines, ont tous subi des attaques iraniennes.


