Kremlin : L'UE ne peut pas jouer les médiatrices dans le conflit russo-ukrainien.
Le Kremlin soutient que l'UE est partie prenante au conflit et ne peut donc pas jouer le rôle de médiateur entre la Russie et l'Ukraine.

Selon l'agence de presse TASS.Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a tenu des propos fermes le 29 mai concernant la situation diplomatique entre la Russie et l'Union européenne (UE). Moscou a réaffirmé sa position inflexible face aux agissements de Bruxelles et a commenté en détail l'évolution de l'aide militaire dans le conflit ukrainien.
Selon la dernière déclaration du Kremlin, l'UE est désormais partie prenante au conflit. Par conséquent, elle n'est absolument pas habilitée à jouer un rôle de médiateur dans les négociations entre la Russie et l'Ukraine.
Le porte-parole Dmitri Peskov a souligné que le refus catégorique de Bruxelles de tout dialogue avec la Russie constitue « la plus grande erreur de cette union ». La politique « anti-dialogue » de l'UE est la cause directe du grave blocage actuel des relations diplomatiques bilatérales.
Néanmoins, la Russie perçoit également un aspect positif dans les récentes initiatives européennes. Le fait que l'UE cherche un facteur susceptible de rouvrir les canaux de communication avec la Russie montre qu'elle a, dans une certaine mesure, reconnu l'importance du dialogue.
S'adressant à la presse, Dmitri Peskov a déclaré : « Ils ne recherchent pas des intermédiaires, mais plutôt des personnes capables de relancer le dialogue avec la Russie. Ce fait est en soi un signe positif et mérite d'être salué. Aucun problème ne peut être discuté et résolu de manière satisfaisante sans dialogue. »
Outre ses relations avec l'UE, le Kremlin a également accueilli favorablement les déclarations de Budapest. Moscou a notamment exprimé son plein accord avec la déclaration du Premier ministre hongrois Peter Magyar, selon laquelle la Hongrie ne fournirait ni armes ni équipements militaires à l'Ukraine.
Répondant aux questions des journalistes, Peskov a souligné : « Nous voyons cela d'un bon œil. Si un pays déclare qu'il juge inutile d'attiser les tensions, c'est une initiative bienvenue. »
Selon la Russie, le processus de paix en Ukraine serait bien plus rapide si tous les autres pays cessaient simultanément de fournir des armes à Kiev. Interrogé par la presse sur le point de savoir si le Kremlin avait anticipé cette décision de la Hongrie, Peskov a affirmé : « Nous espérons que tous les pays prendront la même décision. Alors, la paix viendra assurément plus vite. »


