Identification des biens immobiliers : les gens ne craignent plus d’acheter le mauvais bien ou de faire un achat fictif.
À compter du 1er mars 2026, le décret gouvernemental n° 357/2025/ND-CP relatif à la construction et à la gestion des systèmes d'information et des bases de données sur le logement et le marché immobilier entrera officiellement en vigueur. Conformément à ce règlement, chaque bien immobilier au Vietnam se verra attribuer un code d'identification électronique unique, qu'il s'agisse de maisons, d'appartements, de lots au sein de programmes immobiliers, ou même de la surface de plancher construite dans un bâtiment.
Attribuer des codes d'identification électroniques à chaque produit immobilier.
Le décret 357/2025/ND-CP, applicable à compter du 1er mars 2026, précise la construction et la gestion des systèmes d'information et des bases de données sur le logement et le marché immobilier, y compris l'émission et l'attribution de codes d'identification électroniques à chaque produit immobilier.
L’article 3, paragraphe 5, du décret dispose : L’identifiant électronique de produit immobilier est une chaîne de caractères alphanumériques d’une longueur maximale de 40 caractères, attribuée individuellement à chaque bien immobilier dans le système national de données. Ce code s’applique à chaque logement, y compris les appartements et les maisons individuelles, ainsi qu’à chaque surface de plancher des projets de construction gérés par le système.

Conformément à l'article 8 du décret, le code d'identification électronique des logements comprend des groupes d'informations de base, notamment : le code d'identification de la parcelle ; le code d'information relatif au projet et à la construction ; le code d'identification de la localisation (le cas échéant) ; et une séquence de caractères spécifiques permettant d'identifier le bien. Ce code est généré automatiquement par le système d'information et la base de données du marché du logement et de l'immobilier, garantissant ainsi son exactitude et sa cohérence.
Le ministère de la Construction est l'organisme central de gestion du système, chargé de l'attribution des mots de passe et des droits d'accès aux comptes d'identification électronique. Ces comptes sont basés sur les numéros d'identification individuels et organisationnels, ainsi que sur les codes des unités administratives créés par les autorités compétentes. Parallèlement, le ministère gère les droits d'accès, la connexion aux données et leur partage, en veillant à leur utilisation appropriée dans le cadre et sous l'autorité de la gestion de l'État, pour les ministères et agences concernés, les comités populaires provinciaux, ainsi que les organisations et les particuliers ayant besoin d'accéder à des informations détaillées sur le logement et le marché immobilier à l'échelle nationale. Le système d'information et la base de données sont conçus et gérés de manière centralisée et uniforme, du niveau central au niveau local.
Au niveau local, le décret n° 357 stipule que le Comité populaire provincial est chargé d’attribuer les informations de compte d’identification électronique afin de faciliter la connexion et la mise à disposition de données pour les organismes et organisations de la province, notamment les services, agences, arrondissements et communes concernés ; les investisseurs immobiliers ; et les entreprises de services immobiliers. Pour les investisseurs, l’attribution des informations de compte d’identification électronique est effectuée immédiatement après la publication de la décision de politique d’investissement par l’autorité compétente ou l’approbation du projet d’investissement.
Le Département de la Construction est l'organisme chargé d'attribuer des codes d'identification électronique aux produits immobiliers, notamment aux logements résidentiels dans le cadre de projets de développement au sein de la province, simultanément à la délivrance du document de notification attestant de l'éligibilité du logement à la vente pour les constructions futures. Pour la surface habitable du bâtiment, le code d'identification est également composé de groupes d'informations similaires et est attribué lors de la publication des résultats de l'étude de faisabilité du projet de construction.
À Nghệ An, M. Nguyen The Phiệt, chef du Département de la gestion du marché du logement et de l'immobilier au sein du Département de la construction, a déclaré que ce dernier attendait les instructions du ministère concernant la mise en œuvre du décret n° 357. Ce décret prévoit le déploiement d'un système d'information et d'une base de données sur le logement et le marché immobilier de la province, une fois l'infrastructure numérique achevée. Conformément à la réglementation, le département est chargé de collecter, compiler, normaliser et mettre à jour les données relatives au logement, aux projets et aux transactions immobilières, et de les transmettre en temps voulu au système national. Il est également responsable de la gestion et de l'exploitation du système de base de données provincial, garantissant ainsi l'infrastructure technique, la sécurité des informations et la confidentialité des données, conformément à la réglementation. Le département publie régulièrement des informations sur le marché immobilier provincial et invite les investisseurs et les entreprises à fournir des données complètes et actualisées.
Une étape importante
La mise en œuvre des codes d'identification électronique des biens immobiliers à compter du 1er mars 2026 est considérée comme une étape cruciale du plan national de transformation numérique du secteur du logement et du marché immobilier. Cependant, les défis liés à cette mise en œuvre sont considérables. Actuellement, le volume des registres fonciers et immobiliers conservés sur support papier reste très important ; de nombreuses informations ne sont ni mises à jour ni synchronisées entre les différents organismes gestionnaires. Par ailleurs, de nombreux citoyens et organisations ne communiquent pas suffisamment d'informations aux services publics de gestion.

Par ailleurs, de nombreuses personnes s'inquiètent de l'achat, de la vente, du transfert et de la succession de biens immobiliers, car il n'existe toujours pas de directives précises quant à l'obligation d'associer ces transactions à un code d'identification unique, d'autant plus que les autorités locales n'ont pas encore achevé la mise à jour des données. Le processus de numérisation, de nettoyage et de normalisation des données exige des ressources considérables et un système de normes techniques unifié ; par conséquent, sa mise en œuvre se fera selon une feuille de route, avec des améliorations continues afin d'en garantir la faisabilité et l'efficacité.
L'identification des biens immobiliers présente l'avantage d'éliminer toute ambiguïté juridique. Grâce à un numéro d'identification unique, acheteurs et vendeurs peuvent accéder publiquement aux informations officielles concernant le plan d'aménagement, l'avancement des travaux et l'historique des transactions, sans avoir à se fier aux courtiers ou au bouche-à-oreille.
Cela contribue à éliminer les projets « fantômes », les bulles spéculatives foncières localisées et protège les personnes contre les risques de fraude.
Par ailleurs, les vendeurs bénéficient également de procédures administratives simplifiées, ce qui leur permet de gagner du temps et de réaliser des économies, notamment en évitant de devoir déterminer l'emplacement et la superficie du terrain.

Auparavant, le ministère de la Construction avait organisé une conférence de formation nationale afin de diffuser les nouveautés du décret n° 357/2025/ND-CP auprès des collectivités territoriales et des organismes concernés. Cette étape préparatoire était indispensable pour harmoniser la compréhension, les méthodes et les procédures de mise en œuvre à l’échelle nationale, et ainsi garantir que, lors de l’entrée en vigueur du décret, le déploiement des codes d’identification électronique des biens immobiliers soit synchronisé, fluide et atteigne les objectifs fixés. La réussite de la mise à jour de la base de données repose sur la responsabilité et le partage coordonné des données entre les ministères, les secteurs concernés, les collectivités territoriales, les banques, les autorités fiscales, les investisseurs, les projets et, bien sûr, les citoyens.


