Construction de partis

Son nom est gravé dans la roche de la montagne...

Duc Dung July 23, 2026 15:15

Juillet est de retour, le parfum de l'encens embaume les cimetières des soldats tombés au combat, et des millions de Vietnamiens se tournent avec respect vers la Journée des invalides et des martyrs de guerre, le 27 juillet. Depuis près de huit décennies, cette journée de gratitude est devenue le symbole du principe « boire de l'eau, se souvenir de la source », rappelant à chacun que l'indépendance et la liberté d'aujourd'hui ont été acquises grâce aux sacrifices d'innombrables générations de nos ancêtres.

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Duc Dung• 23 juillet 2026

Juillet est de retour, le parfum de l'encens embaume les cimetières des soldats tombés au combat, et des millions de Vietnamiens se tournent avec respect vers la Journée des invalides et des martyrs de guerre, le 27 juillet. Depuis près de huit décennies, cette journée de gratitude est devenue le symbole du principe « boire de l'eau, se souvenir de la source », rappelant à chacun que l'indépendance et la liberté d'aujourd'hui ont été acquises grâce aux sacrifices d'innombrables générations de nos ancêtres.

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Durant les années brutales de la guerre, certains soldats revinrent avec des blessures à vie, tandis que d'autres périrent sur le champ de bataille, jeunes et infirmes. Mais jamais ils ne seront oubliés. Chaque soldat tombé au combat avait un nom, une patrie, une famille et des proches qui attendent avec impatience son retour. Derrière chaque tombe de martyr se cache une histoire de patriotisme, de dévouement et de la douleur inlassable de ceux qui restent. C'est pourquoi rechercher les noms de ceux qui sont tombés n'est pas seulement un devoir, mais aussi un devoir national. Les versets suivants ont touché les cœurs, nous rappelant à chacun que derrière le mot « martyr » se cache une personne dont le nom, le souvenir et la vie ne seront jamais oubliés :

« S’il vous plaît, ne le qualifiez pas de martyr inconnu. »
Il a un nom comme n'importe quel autre visage.
Ma mère a accouché de lui exactement un jour et un mois plus tard.
« Le père choisit les prénoms en fonction de l'âge et de la saison... »(*)

Avant de devenir soldats, avant de devenir symboles de la Patrie, chaque martyr était un être humain de chair et de sang, avec un nom, un foyer, des parents, une patrie et des rêves simples. La guerre peut effacer les archives, faire disparaître les traces d'une tombe, mais elle ne peut effacer l'identité de ceux qui ont donné leur vie pour la patrie. La Patrie ne vous oubliera jamais, le Peuple ne vous oubliera jamais.

C’est pourquoi, depuis des décennies, le Parti, l’État et la société tout entière accordent une attention particulière à l’œuvre de reconnaissance et de bienveillance, au soin apporté à ceux qui ont rendu des services méritoires à la révolution, ainsi qu’à la recherche et au recueillement des dépouilles des martyrs. Il ne s’agit pas seulement de mettre en œuvre des politiques en faveur de ceux qui ont accompli des actes méritoires, mais aussi de perpétuer les principes moraux ancestraux de la nation : « Quand on boit de l’eau, il faut se souvenir de sa source », « Quand on mange un fruit, il faut se souvenir de celui qui a planté l’arbre ». Une nation qui sait être reconnaissante envers son passé a la force d’avancer vers l’avenir.

L’année 2026 revêt une importance particulière, la nation tout entière se préparant à commémorer le 80e anniversaire de la Journée des invalides et martyrs de guerre (1947-2027). Elle marque également le lancement de la « Campagne des 500 jours » (du 15 mars 2026 au 27 juillet 2027), visant à accélérer la recherche, le recueil et l’identification des martyrs dont les restes sont encore inconnus, grâce à diverses solutions, notamment l’application des techniques d’analyse ADN et la création d’une base de données. Cette campagne témoigne de la détermination et du sens des responsabilités du Parti, de l’État et de l’ensemble du système politique dans l’identification des martyrs dont les informations sont incomplètes, contribuant ainsi à répondre aux aspirations de leurs familles, de leurs camarades et du peuple.

Ce travail ne peut être retardé, car le temps emporte peu à peu les témoins qui savaient où reposaient leurs camarades, les vétérans qui ont vécu la guerre et les mères qui attendaient avec angoisse des nouvelles de leurs fils. Chaque dépouille retrouvée, chaque échantillon d'ADN identifié, chaque artefact authentifié représente non seulement une prouesse technique, mais aussi une source de réconfort pour les familles après des années d'attente.

Tout au long de ce parcours, d'innombrables histoires nous ont laissés sans voix. Il y a des familles qui, depuis plus d'un demi-siècle, ne vénèrent qu'un certificat de « Reconnaissance de la Patrie », sans savoir où reposent leurs enfants. Il y a des mères décédées sans avoir jamais eu la chance d'embrasser la terre où reposent leurs enfants. Il y a des soldats qui, après la guerre, ont consacré le reste de leur vie à parcourir les montagnes et les forêts à la recherche de leurs camarades. Ces recherches ne sont pas seulement la responsabilité des autorités, mais aussi un devoir envers toute la nation. Car derrière chaque tombe anonyme se cache une vie entièrement dévouée à la Patrie, une jeunesse brisée, un foyer à jamais privé d'un fils. Et c'est pourquoi, chaque fois que retentit la mélodie de la chanson « La Couleur des Fleurs Rouges », des millions de Vietnamiens sont encore profondément émus.

« Il y avait un soldat qui quitta sa modeste maison au toit de chaume cet automne-là. »
Il y avait un soldat qui est parti ce printemps-là et qui n'est jamais revenu…(**)

Cette chanson raconte l'histoire de millions de soldats. Ils sont partis de leurs chaumières, des champs, des rives des fleuves, des amphithéâtres et des chantiers, emportant avec eux l'aspiration de la nation à l'indépendance. Certains sont revenus le jour de la victoire totale, tandis que d'autres se sont unis à leur pays, assurant ainsi que le printemps de la nation puisse s'épanouir à jamais.

Et derrière ces soldats se tenaient les mères. Les mères vietnamiennes héroïques qui ont sacrifié ce qu'elles avaient de plus sacré pour la patrie. Cette image est immortalisée dans des paroles de chansons immortelles :

« J’ai dit au revoir à mon fils trois fois, et j’ai pleuré en silence deux fois. »
«Les frères ne sont pas rentrés, et Maman est restée seule et silencieuse...»(***)

Il ne s'agit pas seulement de la douleur d'une mère. C'est le symbole du sacrifice silencieux et immense de dizaines de milliers de mères vietnamiennes héroïques à travers le pays. Ces mères ont transformé leurs larmes en force, leurs pertes personnelles en une victoire partagée pour la nation. C'est grâce à elles que le pays a puisé ses fils et ses filles courageux, et que la Patrie a acquis des monuments immortels à l'héroïsme révolutionnaire.

Durant les guerres de résistance pour la défense de l'indépendance, de l'unification et de la souveraineté nationales, Nghệ An fut l'une des localités à la glorieuse tradition révolutionnaire, envoyant des dizaines de milliers de ses fils et filles rejoindre l'armée, les jeunes volontaires et les travailleurs civils sur le front. Nombre d'entre eux reposent à jamais sur les champs de bataille de Tịng Sơn, de Quảng Tị et des pays voisins, le Laos et le Cambodge… Leur sang et leurs os se sont mêlés à ceux de la patrie, si bien qu'aujourd'hui la paix règne dans chaque foyer, chaque village et dans la mémoire indélébile du peuple.

Évoquer Nghệ An fait immédiatement penser au site historique national de Truong Bön, véritable zone de conflit sur la route stratégique 15A durant la guerre contre les États-Unis. À l'aube du 31 octobre 1968, alors que la résistance atteignait un point critique, 13 officiers et soldats de la 317e compagnie de jeunes volontaires sacrifièrent courageusement leur vie en assurant la circulation. Le sacrifice de ces jeunes gens contribua au maintien de cet axe de transport vital vers le front, devenant un symbole immortel de l'héroïsme révolutionnaire.

Avec Truong Bon, la grotte de Hoa Tien et de nombreux autres sites révolutionnaires de la province de Nghệ An conservent le souvenir d'une époque de lutte acharnée. Les falaises qui abritaient jadis soldats, jeunes volontaires et travailleurs civils lors des bombardements sont aujourd'hui devenues des « lieux de mémoire », des endroits où la génération actuelle comprend que l'indépendance et la liberté ne sont pas le fruit du hasard, mais qu'elles ont été conquises au prix des sacrifices d'innombrables générations.

Chaque année en juillet, des milliers de personnes affluent à Truong Bon, au cimetière international des martyrs du Vietnam et du Laos, ainsi que dans d'autres cimetières et mémoriaux de la province de Nghệ An, pour y déposer de l'encens et rendre hommage aux disparus. Ce n'est pas seulement un rituel de gratitude, mais aussi un retour à l'histoire, un lien entre ceux qui sont tombés et les générations qui bâtissent leur patrie. À la lueur des bougies en juillet, chacun prend profondément conscience que la paix d'aujourd'hui est le fruit du sang, de la sueur et de la jeunesse de ceux qui nous ont précédés.

À l'instar du reste du pays, Nghệ An met activement en œuvre la « Campagne des 500 jours » avec des objectifs précis et concrets : examiner et numériser les registres des martyrs ; recueillir des témoignages ; prélever des échantillons biologiques sur les proches et les dépouilles des martyrs pour des tests ADN ; compléter la base de données des personnes méritantes ; et coordonner les efforts avec les forces de l'ordre pour la recherche et le rapatriement des dépouilles. Chaque information ajoutée aux registres, chaque échantillon d'ADN identifié avec succès, représente non seulement une avancée scientifique, mais aussi un pas de plus vers la reconnaissance des noms, la reconstitution des familles et l'hommage rendus à ceux qui ont sacrifié leur vie. Car derrière chaque tombe non identifiée se cache l'espoir longtemps caressé par les êtres chers ; derrière chaque résultat de test ADN se cache la joie des retrouvailles après des décennies de séparation.

Ce parcours s'inscrit également dans la continuité du principe de responsabilité et de la morale qui consiste à « boire l'eau, se souvenir de la source » dans la mise en œuvre des politiques destinées à ceux qui ont rendu des services méritoires à la révolution. Au fil des ans, Nghệ An a toujours accordé la priorité à la mise en œuvre rapide et complète des politiques en faveur des soldats blessés, des soldats malades, des familles des martyrs et de tous ceux qui ont rendu des services méritoires. Parallèlement, le parti a mené de nombreuses actions de « reconnaissance et de réparation », telles que la construction et la rénovation de maisons de la reconnaissance, la prise en charge des Mères Héroïques vietnamiennes, l'accès aux soins de santé, le soutien aux moyens de subsistance et la rénovation des cimetières et des mémoriaux. Dans le même temps, la transformation numérique ouvre la voie à de nouvelles méthodes de gestion et de stockage des données relatives à ces personnes, contribuant ainsi à raccourcir les délais de traitement, à améliorer l'efficacité des services et à garantir que la reconnaissance du Parti, de l'État et de la société parvienne aux personnes ayant rendu des services méritoires de manière plus rapide et plus complète.

Mais la plus grande expression de gratitude ne réside peut-être pas seulement dans les réalisations ou les chiffres. L'aspect le plus sacré est l'esprit de reconnaissance, devenu partie intégrante de l'identité culturelle de la nation vietnamienne. Des étudiants qui entretiennent les cimetières des martyrs aux jeunes qui allument des bougies en leur mémoire, des vétérans qui retournent sur les anciens champs de bataille pour retrouver leurs camarades, des fonctionnaires qui effectuent discrètement des tests ADN, aux citoyens qui fournissent spontanément la moindre information sur les lieux de sépulture des martyrs, tous contribuent, par des actions concrètes, sincères et persévérantes, à perpétuer le principe de « se souvenir de la source ».

La commémoration de la Journée des Invalides et des Martyrs de Guerre n'est pas seulement l'occasion de se souvenir des années de guerre, mais aussi un rappel pour chacun d'entre nous de notre responsabilité envers l'histoire. Le patriotisme ne s'exprime pas seulement par les offrandes d'encens en juillet, mais aussi par des actions concrètes : préserver l'indépendance et la souveraineté sacrées de la Patrie ; œuvrer à l'édification d'un pays développé et prospère ; vivre de manière responsable, contribuer et servir la communauté. C'est ainsi que, concrètement, les sacrifices des générations passées continuent de se transformer en force pour construire l'avenir.

Hoạt động học sinh thăm thương, bệnh binh là một nét đẹp văn hóa, một truyền thống quý báu của dân tộc Việt Nam, mang ý nghĩa nhân văn sâu sắc. Đây không chỉ là dịp để các em bày tỏ lòng biết ơn, sự tri ân đối với những người đã hy sinh một phần máu xương cho Tổ quốc mà còn là bài học thực tiễn vô giá về lịch sử, về tình yêu thương và trách nhiệm cộng đồng. Ảnh: Diệp Thanh
Les visites des étudiants aux soldats blessés et malades constituent un bel aspect culturel, une précieuse tradition du peuple vietnamien, empreinte d'une profonde signification humanitaire. Photo : Diep Thanh
Tặng quà cho các thương, bệnh binh tại Trung tâm Điều dưỡng thương binh tỉnh Nghệ An. Ảnh: Minh Quân
Distribution de cadeaux aux soldats blessés et malades au Centre provincial de réadaptation des soldats blessés de Nghệ An. Photo : Minh Quan

Le pays s'engage sur la voie d'un développement nouveau, porteur de grandes ambitions. Dans ce parcours, chaque réussite, chaque projet de construction, chaque progrès pour notre patrie porte l'empreinte du sacrifice des générations précédentes. Ceux qui sont tombés ne nous ont pas seulement légué l'indépendance, mais nous ont aussi confié la foi et la responsabilité de préserver notre terre, de bâtir un pays digne de leur sacrifice.

Aujourd'hui, certains noms sont solennellement gravés sur des stèles. Mais d'autres sont redécouverts grâce aux souvenirs des camarades, aux archives, aux techniques d'analyse ADN et à l'engagement de ceux qui poursuivent ce chemin de reconnaissance. Où qu'ils reposent, ils demeureront à jamais dans le cœur du peuple, symboles immortels de patriotisme et d'esprit de sacrifice pour l'indépendance et la liberté.

Les noms de ces héros ne sont pas seulement gravés dans la roche. Ils sont inscrits à jamais dans l'histoire de la nation, dans la terre et les rivières de notre pays, et dans le cœur des générations de Vietnamiens d'aujourd'hui et de demain !

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Vue panoramique du cimetière international des martyrs du Vietnam et du Laos. Photo : Dinh Tuyen

"La « Campagne des 500 jours » a été officiellement lancée le 2 avril 2026 et se déroulera du 15 mars 2026 au 27 juillet 2027. Elle vise à localiser et à recueillir les dépouilles d'environ 7 000 soldats tombés au combat ; à prélever des échantillons dans près de 230 000 tombes non identifiées ; à effectuer des tests ADN sur environ 18 000 échantillons de restes de soldats tombés au combat ; à constituer et à gérer une base de données génétiques des familles des soldats tombés au combat ; et à déminer les zones clés pour la recherche et le recueil des dépouilles. Un bilan de la campagne est prévu en novembre 2026, et elle devrait s'achever avant le 27 juillet 2027, date qui coïncide avec le 80e anniversaire de la Journée des invalides et des martyrs de guerre.


(*)Le poème « Ne me traitez pas de martyr inconnu » du journaliste Van Hien, ancien rédacteur en chef adjoint du journal Nghe An.

(**)La chanson « Couleur de fleur rouge » a été composée par le musicien Thuan Yen sur la base d'un poème de l'auteur Nguyen Duc Mau.

(***)La chanson « Homeland » est composée par le musicien Pham Minh Tuan, avec des paroles de Ta Huu Yen.

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