Donnarumma a aidé Manchester City à réaliser 5 clean sheets en 8 matchs de Premier League.
Manchester City a délaissé la prise de risques d'Ederson au profit de la solidité de Donnarumma : le pourcentage de passes longues du gardien est passé à 42 %, et leur série de huit matchs sans défaite ne leur a permis d'encaisser que quatre buts.
Les longs ballons risqués de l'ère Ederson appartiennent désormais au passé ; sous la direction de Pep Guardiola, Manchester City privilégie la sécurité avec Gianluigi Donnarumma. Après 8 matchs de Premier League, Donnarumma a réalisé 5 clean sheets (62,5 %), affiche un taux d'arrêts de 83 % et a contribué à l'invincibilité de Man City lors de ses 8 derniers matchs (6 victoires, 2 nuls), avec seulement 4 buts encaissés. Le pourcentage de longs ballons du gardien a augmenté à 42 %, un record sous Guardiola, témoignant d'un net changement stratégique, passant d'un contrôle risqué à un contrôle sûr.
Un moment charnière : un derby, un événement mémorable.
Pour son premier derby mancunien, Donnarumma s'est illustré par un arrêt crucial qui a assuré une victoire 3-0. Ce résultat a confirmé que Manchester City avait trouvé un pilier défensif qui correspondait parfaitement aux besoins de l'équipe : du caractère et de la régularité.
De l'artiste Ederson au guerrier Donnarumma
Pendant huit ans, Ederson Moraes a incarné le gardien moderne par excellence à Manchester City : un véritable « onzième homme », impliqué dans la circulation du ballon, initiant les attaques depuis sa propre moitié de terrain et même délivrant des passes décisives. Il a réalisé 168 clean sheets en 372 apparitions, avec un taux d'arrêts de 73 %. La saison dernière en Premier League, Ederson a empêché cinq buts attendus de plus que prévu, terminant meilleur buteur du championnat.
Mais le football évolue. Guardiola a choisi d'opérer des changements : il a recruté Donnarumma, un gardien purement défensif d'1,96 m, qui a remporté le trophée Yashin en 2025 après avoir contribué à la victoire du Paris Saint-Germain en Ligue des champions. Son arrivée a redéfini le rôle du gardien à l'Etihad : moins de jeu au pied spectaculaire, une protection des mains plus fiable.
Manchester City change d'approche pour contrer le pressing : une approche plus sûre dès la première ligne.
Les statistiques révèlent un changement structurel évident. Alors que seulement 30,5 % des passes du gardien étaient des passes longues la saison dernière, ce chiffre a grimpé à 42 % cette saison, un record sous Guardiola. Manchester City n'hésite pas à jouer long lorsque cela s'avère nécessaire pour neutraliser les sources de danger sous pression.
Donnarumma est droitier (Ederson est gaucher), ce qui explique qu'environ 60 % de ses passes longues soient destinées à l'aile gauche, zone où Josko Gvardiol décroche souvent pour recevoir le ballon. Guardiola a modifié le dispositif pour éviter le pressing et ainsi conserver le contrôle du jeu sans prendre de risques dans la surface de réparation.
L'effet domino : la certitude engendre la confiance.
La saison dernière, Manchester City a encaissé 10 buts sur le premier tir cadré adverse, un détail qui a déplu à Guardiola. Cette saison, ce scénario ne s'est pas reproduit lors des matchs où Donnarumma était titulaire. L'impact ne se limite pas à ses réflexes d'arrêt, mais s'étend également à l'effet psychologique qui s'est propagé à l'ensemble du système défensif.
« Non seulement il réalise des arrêts décisifs, mais il nous donne aussi plus de confiance à chaque fois que nous entrons sur le terrain », a confié le milieu de terrain Tijjani Reijnders après la victoire contre Naples. « Quand Donnarumma est derrière vous, vous vous sentez toujours protégés. »
Statistiques clés
| Indice | Valeur |
|---|---|
| Ederson n'a pas encaissé de but à Manchester City. | 168/372 matchs |
| Le pourcentage d'arrêts d'Ederson la saison dernière | 73% |
| Le PSxG a contrarié les performances d'Ederson la saison dernière. | +5 (leader de la Premier League) |
| Le pourcentage de passes longues du gardien de but de Man City. | 30,5 % la saison dernière → 42 % cette saison |
| Direction de service de Donnarumma | ~60% vers le flanc gauche |
| Les exploits de Donnarumma en Premier League | 5 matchs sans encaisser de but en 8 rencontres, 83 % d'arrêts. |
| Premier tir cadré de l'adversaire. | 10 buts encaissés la saison dernière → 0 but encaissé cette saison (lorsqu'il était le gardien titulaire) |
| La domination du PSxG au PSG (Ligue 1 + Ligue des champions, 4 saisons) | ~22 tables |
| La première série avec Man City | 8 matchs : 6 victoires, 2 nuls, 4 buts encaissés |
L'accord et le processus d'intégration
Donnarumma souhaitait initialement rester au PSG pour prolonger son contrat, mais apprenant l'intérêt de Manchester City et de Guardiola, il accepta de rejoindre l'Etihad. Le PSG réclamait 40 millions de livres sterling, tandis que Manchester City n'était disposé à en payer que 26. Donnarumma s'envola pour Manchester le 9 septembre, cinq jours avant le derby, travailla avec Guardiola et le directeur sportif Hugo Viana, et fut immédiatement titularisé au poste de gardien de but.
Depuis, Manchester City est resté invaincu lors de ses 8 derniers matchs avec Donnarumma sur le terrain, avec 6 victoires, 2 nuls et seulement 4 buts encaissés – le meilleur début pour un nouveau gardien de but sous l'ère Guardiola.
Impact tactique à long terme
Manchester City a connu les hauts et les bas d'une équipe axée sur le contrôle : d'une prise de risque importante à une maîtrise totale. Avec Donnarumma, le club est entré dans une phase d'équilibre et d'efficacité. Il n'a pas rendu Manchester City plus attractif, mais il l'a rendu plus difficile à battre – exactement ce dont une équipe de haut niveau a besoin dans un environnement ultra-compétitif.
L'expérience de Donnarumma au PSG, où il a empêché près de 22 buts attendus en quatre saisons, ainsi que le Trophée Yashin 2025, témoigne de la nouvelle structure de Guardiola : contrôler le jeu grâce à une solidité défensive, et non plus seulement par la possession.


