Projet de nouvelle réglementation sur la rémunération des heures supplémentaires des enseignants.
Le ministère de l'Éducation et de la Formation a annoncé un projet de circulaire réglementant le régime de rémunération des heures supplémentaires des enseignants dans les établissements d'enseignement publics.

La présente circulaire remplace la circulaire conjointe n° 07/2013/TTLT-BGDĐT-BNV-BTC (circulaire conjointe n° 07). Elle vise à remédier aux difficultés et aux obstacles rencontrés par le passé lors de la mise en œuvre du régime de rémunération des heures supplémentaires des enseignants dans les établissements d'enseignement public, notamment :
Des conflits surviennent avec certains documents juridiques de niveau supérieur ; le paiement des heures supplémentaires aux enseignants ne peut être effectué en raison des critères d’admissibilité (par exemple, les enseignants de maternelle peuvent travailler jusqu’à 9 ou 10 heures) ; il n’existe aucune base pour convertir les heures d’enseignement des enseignants en heures de travail régulières.
Ajustement des conditions de rémunération des heures supplémentaires
Le projet de circulaire supprime la disposition relative aux conditions de paiement des heures supplémentaires aux enseignants figurant à l'article 3, paragraphe 6, de la circulaire conjointe n° 07 ; il stipule désormais uniquement le nombre total maximal d'heures d'enseignement par année scolaire pour lesquelles chaque établissement d'enseignement a droit à une rémunération pour heures supplémentaires.
Parallèlement, une réglementation supplémentaire a été ajoutée : le nombre total d’heures d’enseignement supplémentaires au cours d’une année scolaire pour tous les enseignants ne doit pas dépasser le nombre maximal d’heures d’enseignement supplémentaires au cours d’une année scolaire pour l’établissement d’enseignement.
Dans les cas où une matière ne dispose pas d'un nombre suffisant d'enseignants pour l'enseigner, et que les enseignants doivent effectuer plus d'heures que le nombre maximal d'heures pour lesquelles ils ont droit à une rémunération, le chef d'établissement doit en informer l'organisme de gestion compétent afin d'organiser le paiement des heures supplémentaires aux enseignants.
Ce règlement vise à résoudre les difficultés et les obstacles rencontrés par les établissements d'enseignement, tout en garantissant aux enseignants le droit aux heures supplémentaires prévues par la loi sur les employés du secteur public et le code du travail.
De plus, conformément à ce règlement, le chef d'établissement doit répartir les tâches entre les enseignants de manière appropriée, garantissant ainsi l'équité et minimisant la situation où, au sein d'un même établissement scolaire, on trouve à la fois des enseignants qui font des heures supplémentaires et des enseignants qui n'effectuent pas suffisamment d'heures.
Ajustement du nombre total d'heures supplémentaires d'enseignement au cours d'une année scolaire pour les enseignants rémunérés en heures supplémentaires.
La circulaire conjointe n° 07 stipule que le nombre total d'heures d'enseignement supplémentaires pour lesquelles une rémunération en heures supplémentaires est calculée au cours d'une année scolaire ne doit pas dépasser le nombre d'heures supplémentaires prescrit par la loi.
Toutefois, le nouveau projet de circulaire précise comme suit le nombre total d'heures supplémentaires donnant droit à une rémunération : pour les enseignants de maternelle, ce nombre ne doit pas dépasser celui prévu par le droit du travail ; pour les autres enseignants, il ne doit pas dépasser 150 heures d'enseignement.
Ce règlement garantit le respect des spécificités professionnelles des enseignants. Pour dispenser une heure d'enseignement direct en classe, les enseignants doivent disposer de temps de préparation avant le cours et de temps après le cours pour évaluer et noter les élèves.
La réglementation vise également à garantir que les enseignants ne soient pas surchargés de travail et qu'ils aient le temps de se reposer et de se ressourcer.
Complément de la réglementation relative à la responsabilité du paiement des heures supplémentaires des enseignants enseignant dans plusieurs écoles ou en détachement.
Selon le projet de circulaire, les heures supplémentaires des enseignants détachés par les autorités compétentes seront payées par l'établissement d'enseignement auprès duquel l'enseignant est détaché.
Les enseignants affectés par les autorités compétentes à l'enseignement dans plusieurs écoles recevront une rémunération pour les heures supplémentaires de l'établissement d'enseignement où ils enseignent.
Lorsqu'un enseignant est affecté simultanément à trois établissements d'enseignement ou plus (y compris son établissement employeur), ses heures supplémentaires sont rémunérées par les établissements où il enseigne. Le nombre d'heures supplémentaires est réparti équitablement entre ces établissements.

Parmi les autres nouvelles fonctionnalités notables, citons :
Le projet de circulaire ajoute également une disposition : les tâches pour lesquelles une rémunération a déjà été perçue en espèces ou sous forme d’indemnités ne peuvent être converties en heures d’enseignement ni faire l’objet d’une réduction de la charge d’enseignement pour le calcul des heures supplémentaires, sauf disposition légale contraire. Ceci afin d’assurer la cohérence et l’uniformité avec la réglementation relative au régime de travail des enseignants et des chargés de cours (circulaires n° 20/2020/TT-BGDĐT, n° 36/2020/TT-BGDĐT et n° 05/2025/TT-BGDĐT).
Le projet de circulaire complète la réglementation relative au calendrier de paiement des heures supplémentaires des enseignants. Il stipule que les établissements préscolaires, primaires et secondaires, les établissements d'enseignement continu, les écoles pré-universitaires, les écoles spécialisées et les établissements d'enseignement professionnel doivent verser les heures supplémentaires aux enseignants après la fin de l'année scolaire.
Les établissements d'enseignement supérieur, les collèges, les centres de formation et de perfectionnement professionnel relevant du Ministère, les agences de niveau ministériel, les agences gouvernementales et les écoles politiques provinciales/municipales doivent, sur la base des dispositions de la présente circulaire et des conditions réelles de l'établissement d'enseignement, réglementer le paiement des heures supplémentaires des enseignants placés sous leur autorité, en veillant à ce que le montant versé ne soit pas inférieur au taux stipulé dans la présente circulaire, afin de garantir l'autonomie des établissements d'enseignement.
Le projet de loi prévoit également des dispositions relatives au paiement des heures supplémentaires pour les enseignants n'ayant pas travaillé une année scolaire complète. Les enseignants retraités, en congé maladie, en congé maternité dépassant la durée légale, en congé sans solde ou en tout autre congé n'impliquant pas d'enseignement direct, ont droit au paiement des heures supplémentaires effectuées.
Cela crée un cadre juridique permettant aux établissements d'enseignement de verser des heures supplémentaires aux enseignants retraités, à ceux en congé maladie, en congé de maternité dépassant les limites légales, en congé sans solde ou dans d'autres cas de congé non directement liés à l'enseignement.
En outre, le projet ajoute une disposition dans la clause d'application. Par conséquent, les établissements d'enseignement peuvent appliquer la réglementation relative aux heures supplémentaires énoncée dans la présente circulaire lors du versement des heures supplémentaires aux enseignants pour l'année scolaire 2024-2025.
Ce règlement vise à remédier aux difficultés et aux obstacles rencontrés ces dernières années en matière de paiement des heures supplémentaires des enseignants, et, dans le même temps, à garantir les droits des enseignants à compter de l'année scolaire 2024-2025.
L'élaboration de la circulaire a nécessité la participation conjointe du ministère de l'Intérieur et du ministère des Finances. Une fois publiée, la circulaire permettra de remédier aux difficultés et aux obstacles rencontrés par le passé dans la mise en œuvre des systèmes de rémunération des heures supplémentaires pour les enseignants des établissements d'enseignement public, créant ainsi un environnement propice à l'application des politiques et réglementations relatives aux enseignants par ces établissements.


