L'Allemagne propose un vote de l'UE sur un plan de répartition des migrants.
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| PoliceLa Hongrie intercepte des migrants à Roszke, près de la frontière avec la Serbie, le 16 septembre. (Photo : Reuters/VNA) |
Le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, a plaidé pour qu'un vote soit organisé entre les États membres de l'Union européenne (UE) sur un plan de répartition des migrants, selon lequel, si une majorité de pays approuve, ceux qui refusent devraient également être responsables de l'accueil des migrants.
M. Steinmeier a souligné que l'Allemagne, l'Autriche, la Suède et l'Italie ne devraient pas être les seuls pays à supporter le poids de la crise migratoire.
Selon lui, ce n'est pas la manière de démontrer la solidarité européenne, et s'il n'y a pas d'autre solution, l'UE devrait organiser un vote à la majorité.
Dans le cadre du système de vote majoritaire, les décisions contraignantes doivent être mises en œuvre si 55 % des pays, représentant 65 % de la population totale de l'UE, sont d'accord.
Cette idée va à l'encontre de la tradition de l'UE qui consiste à toujours rechercher le compromis et le consensus en matière de politiques.
La Hongrie, la Pologne, la République tchèque, la Slovaquie et la Lituanie se sont désormais opposées à l'idée de répartir les migrants entre les États membres de l'UE sur la base de quotas.
C’est également la raison pour laquelle la réunion des ministres de l’Intérieur de l’UE, le 14 septembre, n’a pas permis de parvenir à un accord sur la répartition des 120 000 nouveaux migrants.
Dans un autre registre concernant les migrations, la Suisse a annoncé qu'elle accueillerait entre 4 000 et 5 000 migrants arrivés dans l'UE en provenance de pays ravagés par la guerre comme la Syrie, l'Irak et l'Afghanistan.
Le gouvernement fédéral suisse devrait examiner le plan et le soumettre à l'UE le 22 septembre, dans le but de partager le fardeau des migrants avec la Grèce, l'Italie et la Hongrie.
La présidente suisse Simonetta Sommaruga a déclaré qu'il n'existe pas de solution nationale unique au problème migratoire, mais qu'une solution à l'échelle européenne est nécessaire.
Accepter des migrants représente un changement significatif dans la position de la Suisse, car le gouvernement fédéral avait jusqu'à présent évité d'aborder la question, d'autant plus que les électeurs suisses avaient approuvé l'année dernière une restriction de l'immigration en provenance d'Europe, malgré l'accord de libre circulation signé avec l'UE.
En outre, le gouvernement suisse discutera également de la possibilité d'allouer 50 à 100 millions de francs à l'aide humanitaire aux pays en conflit que sont l'Irak et la Syrie, par l'intermédiaire d'organisations non gouvernementales (ONG) opérant dans le pays.
Selon VN+
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